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 "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]

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Ludivine_la_fee_clochette
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Dim 12 Aoû - 19:00

C'est trop bien!!!
J'attends avec impatience la suite!!! Very Happy I love you
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mar 21 Aoû - 13:09

Avec un peu de retard, voici la suite ! flower



Le 12 août

J’ai passé tout le jour à préparer pour demain l’anniversaire du Lieutenant Gillette ! Je suis tout excitée parce que Mr Gillette m’a offert Rosy, j’ai donc beaucoup d’attentions pour lui et je veux qu’il se souvienne de son anniversaire. Il est presque aussi amusant que Mr Mercer ! Il a quatre rouleaux à sa perruque, c’est-à-dire deux de chaque côté alors que mon mari n’en a que deux en tout. Il a aussi des sourcils roux qu’on ne voit presque pas, à moins de se mettre tout près de lui. Il est rose comme un mignon petit cochon. J’aime beaucoup Mr Gillette. Il viendra demain à la maison pour manger le gâteau que je vais demander aux cuisines spécialement pour lui. Le Lieutenant Groves viendra aussi parce que je l’aime bien et parce que c’est l’ami de Mr Gillette. James sera là aussi. Je suis d’ailleurs toute contente parce qu’il a consenti à ce goûter d’anniversaire ! Bien sûr, je n’aurais jamais osé organiser tout cela sans la permission de mon époux, c’est pourquoi je lui en ai parlé, tremblante de peur qu’il me refuse cela. Mais James a accepté ! Quand je lui ai dit que ce serait demain l’anniversaire de Mr Gillette et que je voulais l’inviter à manger à gâteau et inviter aussi Mr Groves, James m’a répondue « Mais oui, c’est cela ! » avant de me laisser pour aller se coucher. Je suis vraiment très contente. Il est dommage que Rosy ne sache toujours pas dire « Bon anniversaire ! ». Si j’avais su plus tôt que ce serait l’anniversaire de Mr Gillette, je lui aurais au moins appris à dire « Mr Gillette ».


Le 13 août

Il s’est passé tant de chose que je ne sais par où commencer ! L’anniversaire de Mr Gillette ne fut point de tout repos et figure déjà sur la liste de mes bêtises dans le carnet de James, c’est-à-dire que je vais avoir une correction pour cela. Je crois que le plus simple est de raconter tout depuis le début en s’arrêtant bien à la fin. James est parti au Fort comme chaque matin. Après m’être occupé de mon bébé et avoir joué avec Rosy, j’ai donné des ordres pour que tout soit prêt pour le goûter d’anniversaire de Mr Gillette. Bien entendu, je lui avais envoyé un billet, ainsi qu’à Mr Groves, pour le prévenir de ce goûter sinon il ne l’aurait jamais su et n’aurait pu venir. Mr Gillette est arrivé avec son ami. Tout était prêt : un magnifique gâteau les attendait et j’avais un cadeau. Ce matin, j’avais aussi envoyé un domestique acheter à toute vitesse un grand pot de poudre à perruque. Je l’ai fait emballer dans un joli papier avec un nœud autour pour que cela fasse anniversaire et je l’ai offert à Mr Gillette pour l’entretien de sa perruque. Nous étions tous très contents. J’aurais aimé lui faire un cadeau plus important mais James ne me donne presque pas d’argent pour mes menus plaisirs. Ma petite Rosy était là, toute mignonne. Soudain, elle s’est envolée brusquement, je ne sais pas pourquoi ! Elle est allée se cacher en haut d’un arbre ! Tout en haut ! J’ai commencé à pousser des cris, à l’idée qu’elle ne sache pas comment descendre, si bien que Mr Gillette s’est mis à grimper pour l’attraper. Il a peiné comme tout à arriver au sommet de cet arbre mais il y est arrivé ! Je regrette que James n’ait point été là encore à ce moment-là pour voir cela, car c’était très amusant que de voir son Lieutenant grimper à un arbre ! Ma petite Rosy a été bien coquine : elle s’est envolée juste au moment où Mr Gillette arrivait au sommet ! Qu’elle est mignonne ! Elle est venue se poser sur mon épaule et Mr Gillette n’a plus eu qu’à redescendre comme il a pu ! C’est là que James est arrivé, surprenant son Lieutenant en train de descendre très péniblement d’un arbre pendant que le Lieutenant Groves riait en bas. Comme Rosy est mignonne, ma petite puce ! James n’était pas content. Il s’est contenu devant ses hommes, mais une fois Mr Gillette et Mr Groves partis, mon mari m’a bien grondée. Pour me défendre, je lui disais qu’il m’avait donnée sa permission mais lui prétend que non. Il a ajouté « Je sais avoir dit « Mais oui, c’est cela ! » mais c’était ironique, Madame ! Pourtant, j’aurais du penser que vous seriez capable d’avoir une idée comme celle-là, d’inviter chez vous mes Lieutenants pour un goûter d’anniversaire ! » James a soupiré plusieurs fois pour me montrer son déplaisir, puis il est allé chercher son carnet dans son bureau et a ajouté cette bêtise devant moi, pour que je vois qu’il y avait plusieurs pages de remplies. Je crois que James m’en veut parce que j’ai acheté un cadeau pour Mr Gillette.


Le 14 août

J’ai écrit à Samantha, aujourd’hui ! J’ai enfin répondu à la gentille lettre que j’ai reçu il y a quelques jours. J’aurais pu écrire plus tôt, mais j’ai été très occupée par l’anniversaire de Mr Gillette, sans compter que je tenais absolument à ce que cet anniversaire soit passé pour pouvoir le raconter à mon amie. J’ai eu une très bonne idée puisqu’il y a matière à raconter ! Samantha devrait beaucoup s’amuser en lisant ma lettre ! Pensant à ce qu’elle m’écrivait, comme quoi elle aimerait voir ma petite Rosy, j’ai eu l’idée l’autre jour de faire réaliser des miniatures de ma puce qui seraient plus commodes que le grand portrait qui orne le bureau de James. Je regrette de ne pouvoir joindre une miniature à cette lettre, mais en attendant j’ai envoyé autre chose à Samantha : un dessin de Rosy ! Non un dessin que Rosy aurait fait en tenant une plume (hi hi hi, une plume ! Mais une plume pour écrire, bien entendu !) entre ses pattes, mais un dessin que j’ai fait moi, représentant Rosy ! Samantha sera bien contente ! J’espère qu’elle trouvera tout de suite dans quel sens il faut regarder. J’ai hâte de recevoir la la lettre dans laquelle mon amie me parlera de mon dessin !


Le 15 août

J’ai dit une sottise, aujourd’hui. J’en rougis encore ! Nous rentrons de souper chez le Gouverneur et, lorsque le moment du dessert fut venu, j’ai demandé si je pouvais avoir une « glace du Commodore » qui est un dessert qui n’existe pas. James est devenu tout rouge et m’a ordonnée de me taire pour le reste de la soirée. Les invités du Gouverneur se sont tus et m’ont tous regardée. Ils ne disaient rien ou bien riaient tous bas. Le Gouverneur m’a regardée d’un air étonné. Je suis très gênée. Je vais me coucher tout de suite. Je suis d’ailleurs fatiguée car nous venons tout juste de rentrer.


Le 16 août

James ne m’a pas fait de reproches à propos de la « glace du Commodore » parce qu’il a des projets pour moi. Il était d’excellente humeur ce matin lorsque je le vis, et encore à son retour du Fort. Il est venu se pencher à mon oreille à la fin du souper pour me dire qu’il pouvait recommencer de coucher avec moi à partir de cette nuit, que cela faisait le compte des six semaines d’abstinence qu’il faut observer après un accouchement. Je laisse d’ailleurs tout de suite mon Journal pour me mettre au lit. James devrait arriver d’une minute à l’autre.


Le 17 août

Nous voici de retour dans la chambre commune après des mois des chambres séparées. James est entré dans ma chambre hier soir peu de temps après que j’eus rangé mon Journal. Il m’a trouvée couchée mais m’a demandée de me lever tout de suite pour le suivre à la chambre commune. J’étais toute contente ! James s’est montré des plus empressés, il attendait cela depuis longtemps. Il n’a pas du être facile pour lui de se montrer tendre et doux tant il semblait vouloir me dévorer pour apaiser sa faim. Il a tout de même fait attention à moi et il a été gentil, du moins la première fois. Il a été plus brusque à la deuxième et encore à la troisième. Je suis très fatiguée, je n’ai pas dormi avant le matin, lorsqu’il est parti au Fort. Je suis restée dormir dans la chambre commune toute la matinée pour me remettre. J’ai bien pensé à faire la sieste cette après-midi aussi car il m’a dit en partant ce matin qu’il avait l’intention de recommencer cette nuit. Je laisse donc mon Journal et m’en vais le rejoindre tout de suite dans la chambre commune.


Le 18 août

James a fait des choses conjugales toute la nuit dernière encore, ainsi qu’il me l’avait dit. Aujourd’hui, il a rayé dans son carnet toutes les bêtises que j’ai faites depuis des mois parce qu’il m’a donnée la correction qu’il m’avait promise. Après le souper, il m’a demandée de le suivre dans son bureau. J’ai tout de suite compris ce qui m’attendait. Je lui ai obéis en tout. Je me suis penchée sur le bureau et j’ai soulevé mes jupons. Il m’a fessée avec sa canne en osier comme si je n’avais fait qu’une seule bêtise, comme s’il ne s’agissait que d’une seule correction alors que cela valait pour plusieurs pages de sottises. James en a été satisfait. Il m’a ensuite conduite dans ma chambre pour que je puisse me reposer un peu en attendant l’heure de le rejoindre dans la chambre commune. J’arrête d’écrire, non qu’il soit déjà l’heure mais parce que je ne tiens plus assise, je dois déjà avoir des bleus.
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Gunner
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 23 Aoû - 10:34

Trop de la balle continue j'ai ate d'avoir la suite
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 23 Aoû - 15:59

Tu as de la chance, Gunner, car voici déjà la suite ! lol!



Le 19 août

J’ai commandé des miniatures de Rosy au peintre qui s’est déjà occupé de son portrait ! Le charmant monsieur était enchanté, bien sûr, de travailler encore pour nous ! Qui ne le serait point ? Qu’y a-t-il de plus merveilleux pour un peintre que de faire le portrait d’une si gentille petite perruche ? J’ai grand hâte de voir les miniatures finies ! J’en ai commandé dix ! Il y en aura une pour James, une pour moi, une pour Mr Gillette qui m’a offert Rosy, une pour Mr Turner que je trouve rigolo, une pour mon beau-père, une pour Samantha, une pour Lady Anne, une pour Mrs Mercer, une pour le peintre et une pour Mr Groves parce qu’il est l’ami de Mr Gillette. Je suis toute contente, tous mes amis seront bien contents de recevoir un aussi beau présent ! Je n’en ai soufflé mot, je veux que ce soit une surprise pour tous ! Samantha seule le sait, car je lui ai dit dans ma dernière lettre que je lui ferai parvenir une miniature de Rosy qui serait plus fidèlement son portrait que le dessin que j’ai fait moi-même. Le peintre viendra après-demain pour la première miniature. Pour les autres, il lui suffira de rester dans son atelier à copier celle qu’il aura réalisée chez moi.


Le 20 août

J’ai appris une merveilleuse nouvelle, aujourd’hui ! Une merveilleuse et excellente nouvelle qui me comble de joie ! J’ai reçu la visite de Lady Anne, accompagnée de ce charmant Mr Mercer, et mon amie m’a appris qu’elle est enceinte ! J’étais si contente que je ne trouvais les mots pour lui exprimer ma joie ! Je devine à quel point Lord Beckett doit être satisfait et espère seulement que cet enfant sera plus gentil que le jeune Cutler et qu’il ne tirera jamais les cheveux de la petite Holly. Cela excepté, tout est parfait ! Lady Anne aimerait avoir une petite fille, cette fois, nous verrons bien si le Ciel exauce ce souhait ou satisfait Lord Beckett qui désire un autre héritier mâle. Il est dommage que je n’ai point eu connaissance de cette nouvelle au moment où j’écrivais à Samantha. Lady Anne le savait déjà mais attendait avant de rendre la nouvelle officielle, n’étant encore sûre de rien. La nouvelle ne sera d’ailleurs officielle que demain. Pour le moment, seuls Lord Beckett et moi-même sommes au courant, c’est un très grand honneur pour moi ! Mr Mercer ne le sait point encore car il était aux cuisines au moment où Lady Anne me fit ses confidences. Je ne serais cependant point surprise qu’il ait deviné, devant l’air fébrile et heureux de mon amie, lui qui a grande habitude de ce genre de nouvelle puisque Mrs Mercer lui a jusque là donné six enfants.


Le 21 août

Je suis toute contente ! Il y a plusieurs raisons à cela, au moins quatre ! Tout d’abord, mon petit James me comble de bonheur, ainsi que ma petite Rosy, ce qui fait déjà deux raisons. Ensuite, j’ai eu grand plaisir à annoncer à mon époux que Lady Anne est enceinte ! Puisque la nouvelle doit être officielle aujourd’hui, je me suis permise d’en informer mon époux hier soir, lorsque nous nous sommes couchés dans la chambre commune, enlacés dans les bras l’un de l’autre. La quatrième raison est que le peintre est venu aujourd’hui pour Rosy ! Au début, j’ai eu très peur car il a dit « Madame, je viens croquer votre perruche ! » J’ai poussé un cri, j’ai cru me trouver mal : je croyais qu’il voulait la manger ! Mais il m’a rassurée en me disant « Pardonnez-moi, il s’agit simplement d’en faire un croquis : un dessin ! »Voilà des émotions de ce genre qui me font cogner le cœur. Enfin le croquis est fait, et le peintre pourra désormais travailler dans son atelier pour ce qui est de la réalisation des miniatures. Ma Rosy n’aura point eu besoin de poser longtemps devant lui. Je pense à nouveau à Lady Anne : je me demande si elle est allée voir Mrs Mercer pour lui apprendre la nouvelle de sa grossesse. Je m’en suis gardée pour deux raisons : parce que j’étais occupée à recevoir le peintre en cachette et parce que je pense qu’il sera agréable à Lady Anne de voir elle-même Mrs Mercer.


Le 22 août

Mr Mercer a été bien vilain avec moi, aujourd’hui ! Il s’est amusé à me faire peur, j’ignore pourquoi ! Je suis sortie, cette après-midi, je suis allée rendre visite à Lady Anne. Je savais que je ne rencontrerais point le Lord qui est si occupé tout le jour dans les bureaux de la Compagnie des Indes. Rencontrer Mr Mercer fut, en revanche, une surprise car je le croyais occupé aussi, en tant que secrétaire du Lord. J’étais donc avec Lady Anne et nous nous régalions de bonbons, lorsque Mr Mercer demanda à entrer. Il avait un air de mystère bizarre et il m’a donnée un petit livre, disant que c’était un présent de la part du jeune Cutler Beckett. Lady Anne eut l’air aussi surprise que moi, ignorant que son fils avait eu l’aimable attention de me faire un présent sans raison. Je pris le livre et je vis qu’il s’intitulait « La légende du crocodile souriant » : voilà quelque chose de bien singulier ! Le plus singulier n’est point encore cela. Mr Mercer se mit à me raconter tout ce qu’il y avait dans le livre. Je voyais que Lady Anne aurait aimé qu’il sorte et nous laisse, mais qu’elle n’osait pas lui en donner l’ordre. Mr Mercer a donc raconté, tout d’un coup, comme cela, qu’il y avait sur l’île un crocodile souriant dont l’habitude est de venir terroriser les dames la nuit ! Lady Anne et moi avons crié en même temps, et Mr Mercer eut le plaisir coupable d’en rire. Il est parti ensuite comme il était venu, en emportant le livre qui plus est ! Voilà un bien singulier personnage.


Le 23 août

J’ai fait des cauchemars, la nuit dernière ! C’est la faute de Mr Mercer, il m’a fait si peur avec sa légende du crocodile souriant qui se plait à terroriser les dames la nuit ! Je suis bien aise de dormir dans la chambre commune près de James, ou je n’aurais pu fermer l’œil de la nuit. Je crois que maintenant j’aurais peur de dormir seule ! Cela ne m’a point empêchée de faire des cauchemars. J’ai rêvé que j’étais au lit et qu’un crocodile souriant s’amusait à me faire peur en surgissant devant moi sans me prévenir. Au début, c’était un vrai crocodile avec un très grand sourire plein de dents, puis c’est devenu quelqu’un avec un masque de crocodile souriant. Les vêtements verdâtres qu’il y avait sous le masque étaient ceux de Mr Mercer, je les ai bien reconnus. Mr Mercer aime beaucoup le vert, le marron et le noir, ce qui lui va très bien puisqu’il ressemble à une vieille tortue. Après tout, le crocodile est un reptile, c’est un cousin de la tortue, et Mr Mercer ressemble aussi beaucoup à un crocodile mis à part que son visage rabougri fait davantage penser à une tortue.


Le 24 août

James veut faire venir un peintre ! Non pour Rosy, mais pour faire un portrait où l’on verrait mon époux, notre fils et moi-même. C’est une merveilleuse idée, ce sera très joli ! J’ai déjà hâte que cela soit fini, alors que le portrait n’est point encore commencé, pour pouvoir l’admirer quand il sera exposé dans la galerie bleue ! James fera venir demain le portraitiste du Gouverneur pour que les séances de pose commencent. Ce sera l’après-midi, il commencera donc par notre fils et moi, puis mon époux posera lorsqu’il le pourra, lorsqu’il sera là. J’ai demandé à James pourquoi ne mentionnait-il pas Rosy, mais il répondit qu’elle ne serait point sur le portrait puisqu’elle en avait déjà un tout à elle. Je n’ai rien dit sur le moment, mais me voilà maintenant si contrariée que je sens que ma digestion ne va pas très bien se passer.


Le 25 août

Le peintre est venu cette après-midi comme prévu. J’ai posé avec la robe que James veut que je porte pour le portrait et mon bébé était dans mes bras. Petit James dormait, si bien que la séance de pose ne l’a point ennuyé. Il ne s’est rendu compte de rien. En revanche, j’ai fait ajouter Rosy. Je trouve très triste que ma pauvre petite Rosy soit privée de ce portrait alors que c’est un portrait de famille ! Bien sûr, James doit être jaloux parce qu’il n’est pas sur le portrait de Rosy qui est dans son bureau ! Je suis sûre que James aurait voulu poser avec elle ! Pour l’instant, j’ai demandé au peintre de garder secret la présence de Rosy sur le portrait et d’invoquer quelque prétexte artistique pour que mon époux ne puisse voir l‘œuvre avant qu’elle soit achevée « pour lui faire une surprise », ai-je dit. Le peintre n’y a vu aucune objection, je suis bien contente. Il a, au contraire, paru très amusé. Je sais que James regrette déjà de ne point avoir parlé de Rosy hier et qu’il sera enchanté de la voir auprès de nous en fin de compte ! Mais ce sera une surprise.
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Ludivine_la_fee_clochette
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 23 Aoû - 16:42

Miam miam ils ont mangés du bon gâteau pour l'anniversaire^^LOl
C'est merveilleux deux chapitres à lire^^!!!
Bravo encore Rosetta!!!!
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mer 29 Aoû - 16:54

Merci, Ludivine ! flower Et voilà la suite ! study



Le 26 août

J’ai entendu nos gens dire qu’une tempête approchait ! Nous ne savons pas quand elle sera là, mais il faudra alors rester chez soi et éviter les promenades. Il ne faudra pas que Rosy s’enfuie, elle pourrait être emportée ! Ce serait effroyable ! Je suis toute perdue depuis que j’ai eu cette pensée, je ne sais même plus quoi écrire ! N’est-ce point effrayant ? D’habitude, je sais toujours quoi écrire, j’ai toujours quelque chose à raconter ! Je me sens toute désemparée, tout à coup ! Pourtant, je sais bien que Rosy ne va s’enfuir si Maman lui explique que c’est dangereux. Elle m’obéit… la plupart du temps… Je laisse mon Journal, j’entends James pleurer.


Le 27 août

La tempête est arrivée, elle semble effroyable ! Nous voilà enfermés pour je ne sais combien de temps. Par bonheur, James a eu le temps de rentrer du Fort avant qu’elle ne commence vraiment. Je ne sais dans quel état je serais s’il n’était point là près de moi ! J’ai peur. Nous sommes nombreux ici, à nous réconforter. Mrs Mercer et ses enfants sont là, ainsi que Lady Anne et son fils. Ils sont coincés chez nous jusqu’à la fin de la tempête. Ils étaient en visite. Il ne faisait pas mauvais, ce matin, ils ont cru que la tempête ne viendrait sans doute que demain. J’étais heureuse de recevoir leur visite, je les aime tant ! Il est bien dommage que Mr Mercer ne soit point là, sa femme et ses enfants doivent lui manquer. Il accompagne habituellement toujours Lady Anne, mais il a été retenu par le Lord, cette fois. Lord Beckett n’a point empêché son épouse de sortir avec son fils, c’est pourquoi la voilà chez moi. Le Lord ne doit pas être content. Quant à nous, nous allons trouver à nous distraire le temps de la tempête car elle sera encore là demain, d’après mon époux. Pour le moment, nous sommes tous retirés dans nos chambres pour nous reposer. Nous avons fait préparer à toute vitesse des chambres pour Lady Anne, Mrs Mercer et tous les petits. Je suis dans la chambre commune, bien contente de ne pas avoir à dormir seule tant j’ai peur du vent qui frappe violemment les volets. Petit James est près de nous, dans son berceau. Il a eu du mal à s’endormir, il pleurait beaucoup. James a mis Rosy dans un placard pour qu’elle soit dans la même pièce que moi mais sans qu’elle puisse ennuyer mon bébé pendant la nuit, ce qui pourrait être dangereux puisqu’elle a un bec. Pauvre Rosy, dans un placard ! Mais c’est un placard tout vitré, de sorte qu’elle peut très bien nous voir et nous la voir. Elle n’a pas de cage, seulement un perchoir, voilà pourquoi. J’ai consenti à lui acheter une cage, maintenant que j’ai un bébé. J’irai l’acheter dès que la tempête sera passée et que je pourrai sortir. Je veux la choisir moi-même.


Le 28 août

C’est véritablement une tempête effroyable ! Nous ne savons point quand elle s’en ira. Nous ne pouvons qu’assister, impuissants, à ce déchaînement de bourrasques de vent et de pluie qui frappe nos volets et nous font sursauter à tout moment. Il est même devenu périlleux de boire une tasse de thé dans de telles conditions. Il m’est arrivée une mésaventure à ce propos. J’ai sursauté au moment où je tenais une tasse très chaude et le thé s’est renversé sur ma robe. Je me suis affreusement brûlée et ma robe est perdue. Lorsque Mrs Mercer a su par Lady Anne ce qui arrivait, étant très effrayée de m’entendre crier de la sorte, elle voulut laver ma robe, disant qu’elle avait fait beaucoup de travaux de blanchisserie à Bristol et qu’elle avait eu l’habitude des tissus les plus beaux. Pauvre Mrs Mercer, cela n’est point nécessaire. Je l’ai bien remerciée. Je n’ai pas dit que ce n’était qu’une robe d’intérieur toute simple, cela aurait été malpoli. Je lui ai seulement dit de se reposer parce qu’elle était notre invitée. Je ne voulais pas non plus qu’elle croie que je ne lui confiais pas ma robe en raison de sa cécité. Les enfants sont sages, mais les plus petits ont peur de la tempête. Mon bébé dort mal et pleure beaucoup. Rosy est nerveuse et fait beaucoup de bruits qui ne sont pas des mots. Ce n’est point d’avoir dormi dans ce placard vitré, car elle a très bien dormi, bien mieux que nous tous. Pour le coup, j’aurais bien envie de dormir moi aussi dans un placard vitré si cela permet de dormir ! Je suis heureuse de constater que le petit Cutler s’est tenu tranquille jusqu’à maintenant. La petite Holly ne s’approche jamais de lui, il lui fait peur surtout depuis qu’il lui a tiré les cheveux. J’ai l’impression que le jeune Cutler a très peur de la tempête et que cela lui fait oublier son rang pour jouer sagement avec le jeune Robert Mercer.


Le 29 août

Je n’aurais pas du écrire que le petit Cutler était sage ! Est-ce l’impatience d’être retenu ici aujourd’hui encore, cette nuit, sans savoir quand cette affreuse tempête s’arrêtera ? Je ne sais, toujours est-il que la sagesse qu’il semblait avoir hier, cet angélisme qui le faisait ressembler à un adorable petit garçon, n’est plus ! Le jeune Cutler a fait des siennes, aujourd’hui, et la pauvre Lady Anne a été obligée de le punir, bien embarrassée. Depuis, le jeune Cutler boude tout ce qu’il sait, humilié d’avoir été puni « devant les petits pauvres » ainsi qu’il a recommencé d’appeler les enfants Mercer. Il y a quelques mois de cela, une tempête avait déjà retenus Lady Anne et son fils chez nous. Mon époux avait fait les frais de l’impertinence du jeune Cutler qui s’était approché tout doucement de son fauteuil et lui avait enlevé sa perruque. James était des plus mécontents, aussi n’était-il guère ravi de voir que la tempête allait obliger cet enfant à rester ici le temps que cela se calme. La façon dont le jeune Cutler s’est subitement énervé serait des plus comiques s’il y avait là matière à plaisanter. Il était assis à même le sol, près de Lady Anne, Mrs Mercer et moi qui étions à nos ouvrages de dame, nos enfants et Rosy autour de nous. Il jouait avec le jeune Robert à un jeu de fortifications qui appartenait à mon époux qui voulut bien le prêter pour les distraire, déplorant ne point avoir de poupées pour les fillettes Mercer. Les aînées s’occupent de travaux de couture et les plus petites ont appris à fabriquer des poupées avec des brins de laine. Or, donc, le jeune Cutler jouait avec le jeune Robert lorsque, tout à coup, il leva la tête et dit : « Mais que fais-je là ? Pourquoi suis-je en train de jouer avec un petit pauvre ? » Ces paroles ont déplu au jeune Robert, comme l’on peut s’en douter, et les deux garçons ont commencé à se quereller. Lady Anne et moi nous sommes levées pour les séparer. Voyant qu’il ne pouvait rien dire au fils de Mr Mercer, le jeune Cutler s’est mis à poursuivre la pauvre petite Holly qui courait à travers la pièce en poussant des cris perçants. Il l’a attrapée avant que nous puissions l’arrêter et il lui a encore tiré les cheveux. Lady Anne a puni son fils.


Le 30 août

La tempête est enfin finie, c’est un grand soulagement ! Ainsi, le jeune Cutler a-t-il pu rentrer chez lui. Je regrette cependant déjà la compagnie de Lady Anne, de Mrs Mercer et de ses enfants. Il était bien plaisant de les avoir auprès de moi pour faire ensemble nos travaux de couture. Je suis impressionnée par la manière dont Mrs Mercer – dont je ne désespère pas de me faire appeler Rosetta pour pouvoir à mon tour l’appeler Rose – se débrouille pour ourler des mouchoirs et tricoter alors qu’elle est aveugle ! Je ne saurais point faire cela ! Lady Anne était tout aussi impressionnée que moi. Mr Mercer doit être content de retrouver sa femme et ses enfants. Je me demande si Lord Beckett a manifesté des marques d’affections à son épouse lorsqu’elle est rentrée, tout à l’heure. Mon époux est content, le jeune Cutler ne s’en est pas pris à sa perruque, cette fois.


Le 31 août

Le peintre à qui j’ai passé commande des miniatures de Rosy est venu me voir aujourd’hui avec le travail accompli ! Il m’a dit que la tempête l’avait obligé à rester enfermé dans son atelier, sans qu’il puisse satisfaire les commandes qu’il avait ailleurs, si bien qu’il n’a eu d’autre chose à faire que mes miniatures ! Je suis bien contente et je l’ai félicité ! Ces miniatures sont très belles, très réussies. J’en enverrai une à Samantha dans la prochaine lettre que je lui adresserai, et je n’ai plus qu’à distribuer les autres à toutes les personnes auxquelles je les destine. Je suis contente aussi que ces miniatures aient été l’occasion de donner une occupation à cet homme pendant la tempête ! Je n’ai pas vu James, aujourd’hui. Il est parti très tôt ce matin au Fort et m’a fait prévenir qu’il ne rentrerait que très tard car il avait à constater les dégâts laissés par la tempête sur toute la ville de Port Royal et ses fortifications. Il y a bien sûr des subalternes pour s’en charger, mais lui doit regarder et constater aussi. Il y a beaucoup de fortifications à Port Royal. La tempête n’a fini qu’hier en début d’après-midi, si bien qu’il n’avait eu que le temps de s’assurer que l’on pouvait sortir à nouveau et raccompagner Les Mercer et Lady Anne chez eux.
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Ven 31 Aoû - 16:04

C'est toujours aussi super cheers Bravo queen flower sunny Rosetta queen flower sunny
Sad Mais je crois que maintenant pour la suite je vais devoir attendre longtemps parce que comme l'école recommence ça va pas être facile de venir sur internet mais je me débrouillerais pour venir sur le forum lire tes histoires^^
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momimu
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Ven 31 Aoû - 18:06

Ludivine_la_fee_clochette a écrit:
C'est toujours aussi super cheers Bravo queen flower sunny Rosetta queen flower sunny

TOUT A FAIT DACCORD !
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mar 4 Sep - 13:45

Je vous remercie beaucoup, Ludivine et Momimu ! flower

Bon courage pour l'école, Ludivine ! sunny Choisis un jour dans la semaine pour venir voir s'il y a du nouveau. Wink
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mer 5 Sep - 16:35

Septembre 1721



Le 1er septembre

Maintenant que la tempête est passée, tout peut recommencer comme avant. Le portrait que James a commandé a pu être un peu continué aujourd’hui. J’ai posé avec mon bébé ainsi que Rosy que j’ai fait ajouter à la toile sans que James – le grand – le sache parce que c’est une surprise. Rosy a été très sage pendant la séance de pose, je suis très contente d’elle ! Je l’ai d’ailleurs récompensée en lui donnant deux gâteaux de plus ! Mon petit James dort si bien qu’il ne se rend pas compte qu’il est dans mon bras plutôt que dans son berceau, le temps de cette même séance de pose. Je suis très fière d’eux ! Après le départ du peintre, je suis allée me promener dans les jardins et j’ai fait de la balançoire. Voilà un amusement qui me plait beaucoup et dont je profite à nouveau depuis que je suis remise de mes couches. J’en avais fait un peu au début de mon mariage, sur la jolie balançoire que James a fait installer pour moi, mais j’ai cessé avec la venue de l’hiver et la certitude de ma grossesse.


Le 2 septembre

Je suis très impatiente d’être au 4 ! Ce sera l’anniversaire de Rosy ! Son premier anniversaire ! Ma petite puce va avoir un an ! Elle était toute jeune lorsque Mr Gillette m’en fit présent puisque ce sera le 10 le premier anniversaire de mon mariage et que je reçus Rosy quelques jours plus tard. Voilà encore des anniversaires qu’il ne faudra point manquer de fêter ! Nous avons eu celui de Mr Gillette, qui fut d’ailleurs très amusant, nous aurons maintenant celui de la naissance de Rosy, celui de mon mariage et celui de l’arrivée de Rosy chez nous ! Je vais attendre le 4 pour distribuer les miniatures que j’ai fait faire en grand secret ! Je dirai que c’est Rosy qui fait ce cadeau à tous ses amis ! Ils seront bien contents, comment ne le serait-il point en recevant d’une perruche si mignonne de si jolies miniatures ? Bien sûr, Samantha ne pourra l’avoir le 4, mais Rosy pensera bien à elle, à l’amie de Maman ! Mon beau-père aussi est bien loin, mais cela ne fait rien.


Le 3 septembre


Hi hi hi hi, je ne tiens plus en place ! Si quelqu’un lisait mon Journal, il me croirait folle assurément ! Voilà que j’écris mes rires ! Mais c’est pour mieux exprimer toute l’impatience et l’excitation que je ressens ! Demain, ma petite Rosy aura un an ! Quelle grande petite perruche cela fera ! Et dire qu’elle connaît déjà plusieurs mots ! Je ne lui en ai point appris depuis quelques temps, mais je lui fais répéter régulièrement ceux qu’elle connaît déjà, et elle les sait tous ! Ma petite Rosy est très intelligente, je me demande à quel âge pourrais-je commencer à lui apprendre à lire. Demain, il y aura des surprises ! De telles surprises que je ne veux pas même en parler dans ce Journal, au cas où il y aurait ici des regards indiscrets ! Je ne parlerai point du gâteau, des cadeaux de Rosy ! James, si vous lisez ces lignes – cela signifie donc que vous êtes curieux et que vous espionnez mon Journal – vous n’en apprendrez pas plus, sachez-le ! Il faudra attendre demain pour tout savoir ! Je crois que je ne pourrai pas dormir cette nuit. J’espère que James ne sera pas gêné si je me mets à faire des bonds dans le lit commun !


Le 4 septembre

L’anniversaire de ma petite Rosy est déjà passé ! Quel dommage de devoir attendre toute une année pour pouvoir recommencer ! Mais il n’y a que quelques jours à attendre pour une autre occasion, puisqu’il y a aussi l’anniversaire de l’arrivée de Rosy parmi nous ! Ce sera le 14, ce qui est très bientôt ! Il y aura à nouveau de beaux gâteaux pour ma petite puce ! Je ne sais pas encore si j’aurais des cadeaux à distribuer de sa part, cependant, car je n’ai plus les miniatures puisque je les ai offertes aujourd’hui ! Il faudrait que je trouve d’autres idées, mais le 14 va arriver si vite ! Il faudra aussi que je trouve un nouveau cadeau pour ma petite Rosy ! Aujourd’hui, elle a eu des rubans ! Ce sera très joli autour de son cou ! J’ai choisi parmi les rubans dont mon époux m’a fait présent ceux qui s’harmonisaient le mieux avec ses couleurs. Rosy est jaune et blanche, mais bleue aussi depuis qu’elle s’est renversée l’encrier de mon mari sur les plumes. Elle est toute jolie, avec son nœud ! J’aurais aimé lui en offrir qui ne soient point à moins, mais James ne m’a pas donnée d’argent depuis que j’ai acheté un grand pot de poudre à perruque pour l’anniversaire de Mr Gillette. Par contre, il y a eu de beaux gâteaux ! J’ai souhaité un bon anniversaire à ma puce dès ce matin, mais je lui ai bien expliqué qu’il fallait attendre le soir que Père revienne pour manger les gâteaux. James a soupiré, bien sûr, il a peur sans doute de grossir s’il mange trop, mais il en a mangé tout de même, pour Rosy ! Il a reçu sa miniature, il pourra avoir le portrait de Rosy en permanence sur lui ! J’en ai une, bien entendu. J’en ai fait porter à Mr Gillette et à Mr Groves qui, malheureusement, n’ont pu venir goûter avec nous, une au peintre pour le remercier, une pour Mr Turner parce qu’il est rigolo. Lady Anne et Mrs Mercer sont venues me voir et ont donc reçu leurs miniatures de mes mains – nous avons mangé des friandises et des gâteaux ensemble, tout en gardant le gros gâteau pour le retour de James. Une miniature est en route pour Londres, destinée à mon beau-père, et une autre pour Samantha ! Je suis enchantée de tout cela, et je ferai faire une nouvelle miniature de Rosy pour mon fils lorsqu’il sera plus grand.


Le 5 septembre

J’ai eu une idée ! Je sais que, curieusement, James soupire lorsque je dis cela, mais je suis tout de même contente de moi ! Cela fait longtemps que je voudrais que Rosy ait une compagne pour jouer, mais je n’ai jamais réussi à trouver à Port Royal une autre petite perruche aussi bien élevée qu’elle. J’ai eu une autre idée ! Pourquoi ne pourrait-elle avoir une compagne qui serait un autre oiseau ? Je veux une oie ! C’est tellement mignon ! Je me souviens des oies que je voyais en Angleterre lorsque nous étions à la campagne pendant les mois d’été. Je ne m’étais pas encore rendue compte à quel point c’est mignon ! Je sais que j’ai eu une révélation pour les oiseaux lorsque Rosy et moi nous sommes regardées dans les yeux, mais maintenant j’en suis certaine : les oiseaux m’aiment et moi aussi je les aime ! Je veux une oie ! J’en parlerai tout à l’heure à James quand il sera rentré !


Le 6 septembre

Je boude. James m’a insultée, il m’a dit que j’étais folle lorsque je lui ai demandé une oie. Il est vrai que je n’ai pas été très patiente. Il était à peine entré qu’avant même de le saluer je me suis écriée « James, je veux une oie ! » ; il a été pris au dépourvu et a répondu « De quoi parlez-vous encore, Madame ? Êtes-vous folle ? » Je suis sûre qu’il a tout de suite regretté d’avoir dit cela, mais ensuite nous ne sommes plus parlés jusqu’au moment de nous coucher. Et encore, ce fut pour nous souhaiter bonne nuit sans un mot de plus. Je suis persuadée qu’il ne disait rien parce qu’il était rongé par les remords. De mon côté, je ne disais rien parce que je boudais à cause des choses qu’il m’avait dites. Je ne suis pas folle ! J’ai fait de la balançoire, aujourd’hui, en pensant à l’oie que j’aimerais avoir pour jouer avec Rosy. Comme Rosy pourrait griffer par inadvertance mon bébé, je ne peux pas les avoir dans la même chambre pour dormir alors Rosy se sent seule puisque le berceau est près de mon lit. Mon petit James dort près de sa nourrice lorsque mon mari veut faire des choses conjugales avec moi, mais Rosy ne peut pas venir avec nous non plus, donc elle dort toujours toute seule, maintenant. Ce serait bien d’avoir une oie. Elle pourrait dormir dans un berceau, car ce serait une toute petite oie, un bébé oie. Je l’imagine déjà ! Elle s’appellerait Chloé, elle aurait un petit bonnet, un petit ruban et une petite robe ! Je vais être très sage et très gentille avec James, quand il rentrera. Il sera peut-être plus gentil pour m’offrir une oie !


Le 7 septembre

Je suis contrariée ! Je boude encore ! Ce n’est pas pour cette histoire d’oie, je n’y ai d’ailleurs pas pensé aujourd’hui, mais à cause de ce vilain peintre et à cause de James aussi ! J’ai pourtant été très sage avec James, hier ! Il m’a encore refusée l’oie, mais il l’a fait plus gentiment et il m’a expliquée que son refus n’était point sans motif, que c’était parce que Rosy était encore petite pour avoir des amis de la taille d’une oie. Je me suis rangée à cette raison et n’en ai donc plus parlé. Voilà qu’il me contrarie à nouveau ! Le peintre est venu cette après-midi pour continuer le portrait de famille, et il m’a fait savoir qu’il n’y aurait pas ma petite perruche dessus parce que « Monsieur votre époux, Madame, ne me l’a point permis, il a même dit de manière très claire que votre perruche n’y devait point figurer » ! Je suis très malheureuse ! Je voulais faire une surprise à James et cet idiot de peintre est allé le voir pour lui demander si je pouvais lui faire ajouter Rosy en cachette ! James se sera fâché à cause de « en cachette », mais ce n’était pas en cachette du tout, c’était pour faire une surprise ! Que ce peintre est bête ! Je ne vais pas aimer poser encore pour lui. James n’est pas encore rentré, je ne pourrai pas lui parler de cette affaire ce soir. Et dire que le vilain peintre s’est félicité de n’avoir point encore commencé à peindre Rosy ! Pourquoi l’avoir fait poser, alors ? La pauvre sera très déçue quand elle verra le tableau !


Le 8 septembre

James est rentré très tard, hier. Il a été retenu au Fort. Il m’a trouvée en train de pleurer. Je lui ai dit que ce vilain peintre avait gâché ma surprise, la jolie surprise que je comptais lui faire en ajoutant Rosy au tableau, croyant à un oubli de sa part. Mais James a pris la défense du peintre, cet insolent ! Il m’a grondée, il m’a dit qu’il en avait assez de m’entendre parler de Rosy sans cesse, que je ne savais pas parler d’autre chose ! Alors j’ai pleuré encore plus fort et il a fini par me dire que je méritais une correction parce que j’avais été très futile et capricieuse ces derniers temps ! Il m’a conduite dans son bureau et il m’a fessée avec sa canne en osier. Cela m’a calmée mais je crois que demain je vais bouder. Je ferai de la balançoire, cela me calme, mais je ne pourrai peut-être pas m’asseoir. Je me tiens de côté pour pouvoir écrire ces lignes. Je sais que je suis futile, que je réclame des choses trop souvent, mais je suis gentille aussi. James a raison, je n’ai pas été une bonne épouse ces derniers jours. Je le reconnais. Je lui ai promis de me montrer digne de mon rang. Le 10, ce sera notre premier anniversaire de mariage. Je vais faire beaucoup d’efforts.
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Dim 16 Sep - 0:36

Le 9 septembre

Je boude encore un peu à cause des petites contrariétés que j’ai eues ces jours derniers. Pas de Rosy sur le portrait de famille, la mauvaise humeur de James, le peintre insolent, mais faire de la balançoire aujourd’hui encore m’a calmée. Par contre, je me suis aperçue que j’avais oublié de parler du retour de la générale la semaine dernière. J’étais indisposée, peut-être cela explique-t-il mon humeur mais j’avais vraiment des motifs de bouder. Je n’en écris pas plus parce que James m’attend dans la chambre commune. C’est demain notre premier anniversaire de mariage et il se montre bien câlin depuis qu’il est rentré du Fort. Cela m’a rendue ma bonne humeur, en plus de la balançoire. Je vais aller me blottir dans ses bras. Me voici soudain toute heureuse et ravie à cette idée !


Le 10 septembre

James m’attend dans la chambre commune, je ne pourrai encore écrire beaucoup ce soir. Cela fait un an aujourd’hui que nous sommes mariés, et James entend commémorer cela. Je conterai tout cela demain car il y a beaucoup à dire ! Je tiens tout de même à écrire que je suis au comble du bonheur d’être l’épouse de James, d’être la mère de son fils, d’avoir une si gentille perruche et depuis aujourd’hui d’avoir une oie !


Le 11 septembre

Je suis terriblement honteuse d’avoir boudé, ces derniers temps, surtout depuis le cadeau que James me fit hier ! C’est là le plus merveilleux des époux ! J’ai donc une oie ! Je lui en avais demandé une, mais il avait refusé. Il m’en a offert une pour me faire plaisir, en m’en faisant la surprise ! Je me suis éveillée de bonne humeur sachant que c’était notre premier anniversaire de mariage, mais je ne savais pas si James dirait quelque chose. Il en a parlé, il a été tout gentil avec moi ! Il se montrait déjà bien câlin la veille, mais cela ne voulait pas dire qu’il pensait précisément à cet anniversaire ; eh bien si ! James n’a point oublié ce 10 septembre de l’An de Grâce 1720 ! Le jour où je suis devenue son épouse ! Il a parlé en riant de la pendaison qui a suivi la cérémonie, de son inquiétude en me voyant m’évanouir. Il reconnaît maintenant que c’était là un cadeau sans doute inapproprié pour un mariage, mais qu’une pendaison, c’était gratuit. Il dit tout cela en riant, mais je le soupçonne de le penser. Cela ne fait rien, comment lui en vouloir après le cadeau magnifique qu’il me fit hier ? Je n’oublierai jamais lorsque je le vis avec une oie ! Une oie pour moi ! Bien sûr, il m’a dit de ne pas oublier Rosy mais je n’en ai certainement pas l’occasion ! Je vais m’occuper des deux et je les aimerai toutes les deux ! James m’a fait promettre que l’oie ne rentrerait pas dans la maison, qu’elle serait dans mon petit jardin et dans la petite maison que l’on construit pour elle ; j’ai promis. Mon oie s’appelle Chloé ! Je trouve cela très mignon ! Elle est toute jolie, toute blanche, toute douce ! C’est Chloé, c’est mon oie !

James m’attend dans la chambre commune. Pas seulement pour dormir, il m’a fait part très clairement de ses intentions qui sont les mêmes que celles d’hier soir !


Le 12 septembre

Le portrait que James a commandé est terminé. Sans Rosy, mais j’ai promis de ne plus bouder et de n’en plus parler. D’être raisonnable parce que Rosy a déjà un très grand et très beau portrait dans le bureau de mon époux, un portrait pour elle toute seule, où elle est toute seule. Pour ce qui est du travail du peintre, c’est une grande réussite. James et moi sommes très beaux, et notre fils, des plus attendrissants. Je suis enchantée d’avoir un portrait où l’on pourra voir mon petit James quand il était bébé. Il serait merveilleux que d’avoir ainsi un nouveau portrait à chaque enfant que nous aurons. Mon petit James a deux mois, à présent. Il dort encore dans son berceau. S’il avait été plus grand, de l’âge où l’on quitte le berceau pour le premier lit, j’aurais utilisé le berceau pour mon oie mais je ne le peux pas. Heureusement, Chloé est très bien installée pour dormir. Je l’ai présentée à Rosy, et je lui ai présentée Rosy. J’ai promené ma perruche et mon oie, puis mon fils. Je ne les promène point en même temps de même que je ne les mets point en même temps dans la même pièce car il ne faudrait pas qu’ils se chamaillent.


Le 13 septembre

Je ne cesse de pleurer, et James me gronde encore plus pour cela. Au moins puis-je laisser libre cours à mes larmes en ce moment, maintenant qu’il s’est retiré dans ses appartements et que je suis seule devant mon Journal. Il ne veut pas dormir dans la chambre commune, ce soir, il est contrarié. Je l’ai contrarié. Il m’a interdit d’écrire à Samantha. La journée avait très bien commencé. Je me suis réveillée dans les bras de James. Il m’a souhaitée une bonne journée après être allé voir notre fils et l’avoir pris dans ses bras. Il m’a même demandée des nouvelles de Rosy et de Chloé, ce qui montre qu’il est très gentil depuis que nous avons célébré notre premier anniversaire de mariage. Hélas, James a découvert ma correspondance à cause d’une enveloppe mal rangée. Il est entré dans ma chambre alors que j’étais à mon secrétaire. Je n’écrivais point du tout à Samantha, mais le tiroir où je serre ses lettres avec soin était entr’ouvert. Il a vu une enveloppe qui en sortait. Il a lu « Samantha Sparrow ». James a été quelques instants sans rien dire, sans doute incrédule, mais il s’est mis très en colère. Il m’a demandée de m’expliquer. Il m’a fait savoir son déplaisir sur tous les tons. L’épouse du Commodore ne peut écrire à l’épouse d’un pirate. Il ne m’a pas donnée de correction mais il m’a interdit de poursuivre cette correspondance et annoncée que désormais il ferait surveiller mon courrier. Je ne verrai pas la prochaine lettre de Samantha, il me la prendra. Seigneur, comme cela est injuste ! J’aurais préféré recevoir une correction pour chaque lettre qui arriverait. Ma pauvre Samantha ne comprendra pas mon silence. Elle se méprendra, croira que je ne veux plus de son amitié. Je voudrais lui faire parvenir un dernier message, pour lui dire que mon époux m’interdit de lui écrire, mais ce billet aussi serait intercepté.


Le 14 septembre

C’était aujourd’hui le premier anniversaire de l’arrivée de Rosy chez nous mais je n’ai guère eu le cœur à la fête ; nous avons par ailleurs fêté son premier anniversaire, cela me console de ne pas avoir su être joyeuse aujourd’hui. J’ai encore pleuré, cela me rend si malheureuse que James m’interdise d’écrire à Samantha ! Je sais que c’est la femme d’un pirate, mais elle est mon amie ! Je me suis cependant bien gardée de pleurer devant James. Il est déjà assez froid comme cela. Lui qui était si gentil me témoigne à présent de la froideur et cela me fait pleurer encore.


Le 15 septembre

James vient de m’annoncer son départ en mer. Il prend la mer le dix-sept, et nous sommes presque le seize. Lord Beckett lui a de nouveau donné l’ordre de partir en expédition. Combien de temps vais-je rester seule ? Il s’était montré gentil avec moi, ce matin. Il n’est pas revenu sur sa décision, je n’ose d’ailleurs lui parler de Samantha car je le devine très ferme, mais il a cessé au moins d’être froid. Je pensais pouvoir lui parler en attendant seulement un petit peu, mais il s’en va. Je suis si malheureuse quand James est en mer ! Il me manque, et Lord Beckett me fait peur lorsque je suis seule. Ma seule consolation sera de pouvoir écrire à Samantha pour la prévenir puisque James ne sera point là pour intercepter mon courrier. Je n’en écris pas plus, j’ai envie de pleurer.
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Ludivine_la_fee_clochette
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 27 Sep - 17:27

Trop super cette suite!!!
Bravo
cheers flower queen Vive Rosetta la reine des histoires flower cheers sunny queen
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Dim 30 Sep - 16:37

Merci, Ludivine ! flower



Le 16 septembre

James s’apprête à partir. C’est la troisième fois depuis un an que nous sommes mariés. Je pourrais dire que c’est peu, finalement, que ce serait bien pire si j’étais mariée à un homme moins gradé. Cela me peine cependant beaucoup, et j’ai l’illusion, chaque fois qu’il revient, que c’était la dernière expédition, qu’il est enfin rentré donc qu’il ne repartira plus. Une illusion. Je voudrais qu’il devienne Amiral, pour ne partir que rarement. J’avais déjà dit que j’aimerais demander à Lord Beckett d’intervenir pour cela, mais j’aurais bien trop peur de la contrepartie qu’il pourrait exiger de moi. Je me trompe d’ailleurs peut-être quant à sa compétence dans ce domaine : peut-être est-ce le Gouverneur qui pourrait parler au Roi des mérites de mon époux. Mais il est sans doute Commodore depuis trop peu de temps encore pour devenir Amiral sans avoir fait quelque coup d’éclat. Oserais-je parler au Gouverneur ? C’est un homme bon et honnête, il m’écouterait très certainement, mais sans doute en vain. Je pourrais, l’air de rien, parler de ma tristesse à être séparée de James parfois, dire que s’il était Amiral, il partirait encore moins. Peut-être serais-je conviée à quelque souper pendant son absence, je pourrais alors dire cela en étant sûre d’être entendue du Gouverneur. Nous verrons. James s’en va demain. Je n’ai plus qu’à prier pour que tout se passe bien et attendre son retour.


Le 17 septembre

Mon époux est parti en mer ce matin. A bord du HMS Interceptor, navire sur lequel eut lieu la cérémonie de notre mariage. Le HMS Dauntless est parti aussi. Mon époux a emmené avec lui le Lieutenant Gillette et le Lieutenant Groves, comme de bien entendu. Il ne reste plus à Port Royal que Mr Turner pour me distraire parmi les gens qui me font rire. Je suis moqueuse, je reconnais en rougissant que c’est là mon défaut. Mr Turner me fait rire, il suffit pour cela que je le voie ; ce n’est pas bien, mais cela me distrait. Cela ne fait point grand mal non plus. C’est décidé, j’irai voir Mr Turner dès que possible. Dès que j’aurais trouvé un prétexte pour voir un forgeron.


Le 18 septembre

Je m’ennuie sans James. Pourtant, mon mari n’est avec moi que le soir puisqu’il travaille à Fort Charles, mais le savoir en mer me donne l’impression de le voir en permanence le reste du temps. Je prie pour que tout se passe bien, pour que la mer soit bonne et clémente. J’ai eu une idée, aujourd’hui ! Non le prétexte pour voir Mr Turner, mais une idée concernant Chloé ! J’avais déjà dit que je voulais que ma petite Rosy porte un petit chapeau ; j’ai du y renoncer car il n’est pas facile d’en faire un si petit. En revanche, Chloé a une tête plus grande ! Et ce n’est pas tout ! Je vais habiller mon oie ! Ce sera follement joli ! Il lui faudra un chapeau ou un bonnet, des rubans mais je lui en ai déjà mis un, et une petite robe ! C’est une petite fille, il faut qu’elle soit toute jolie ! Je ne sais pas encore comment faire la robe, à cause des plumes qu’elle a derrière. Il faudra faire un trou pour les laisser passer. Où trouverais-je une couturière qui a déjà fait une robe pour une oie ? Je vais chercher cela dès demain ! Je vais aller voir ma marchande de mode ! Ce serait vraiment très joli ! Il faudra peut-être une sorte de tutu si une robe ne peut lui être mise. Il est très dommage que Mr Turner ne soit pas aussi habile avec une aiguille qu’avec une enclume. Je serais allée le voir pour qu’il confectionne une robe pour mon oie et j’aurais fait du même coup la petite visite distrayante qui m’aurait permis de rire un peu.


Le 19 septembre

Je ne suis pas allée voir ma marchande de mode parce que j’ai eu un affreux doute qui m’a rendue malade tout le jour au point de rester alitée ce matin. James est parti en mer peu de temps après avoir découvert l’enveloppe de Samantha. Il a lu son adresse ! Samantha écrit toujours en en-tête « Île de Saint Vincent ». James sait donc où elle vit, donc où vit Mr Sparrow et d’autres pirates ! Voilà une nouvelle terrifiante, et je ne puis m’empêcher de penser que les deux choses sont liées, la découverte de ma correspondance et ce brusque départ en mer. J’espère me tromper, mais et si James était parti arrêter Mr Sparrow ? J’ai écrit tout à l’heure un billet pour Samantha, pour la prévenir en même temps que lui dire que James m’a interdit de poursuivre notre correspondance. J’ai peur qu’elle ne reçoive ce billet qu’après l’arrivée de James qui a déjà deux jours d’avance. J’ai peur. Je ne peux pas supporter que mon amie ait des malheurs par ma faute, parce que j’ai mal rangé une enveloppe. Cela m’est insupportable.


Le 20 septembre

J’ai beaucoup prié pour Samantha après avoir terminé hier la lettre dans laquelle je la supplie de me pardonner puisque, à cause d’une maladresse, voilà que mon époux sait où Mr Sparrow et elle habitent. Je me sentais un peu mieux ce matin car je place toute ma confiance en Dieu. Je suis allée voir Mr Turner pour me distraire un peu, plutôt que ma marchande de mode qui n’est pas amusante. J’aurais pu faire venir Mr Turner, mais j’avais envie de faire un peu d’exercice, aussi suis-je montée en carrosse et y suis-je restée assise jusqu’à ce que les chevaux s’arrêtent devant la porte de la forge. J’ai emmené Rosy et Chloé avec moi, mais pas mon petit James car il dormait. Mr Turner connaissait Rosy, bien sûr, mais pas encore Chloé ! Il a donc fait sa connaissance ! Nous sommes allés dans l’arrière-cour car il faisait une chaleur affreuse dans cette vilaine forge. Je lui ai donc présenté Chloé dit que mon époux me l’avait offerte pour notre anniversaire de mariage, et j’en ai profité pour lui demander s’il aimait la miniature de Rosy que je lui ai fait parvenir pour l’anniversaire de ma petite puce. Mr Turner m’a dit qu’il ne la portait pas sur lui pour ne pas risquer de l’abîmer quand il travaille, ce qui est très sage en effet. Je lui ai dit aussi que j’irais voir ma marchande de mode pour habiller Chloé.


Le 21 septembre

Il m’est venu une idée au beau milieu de la nuit ! Cela m’a réveillée et j’en suis toute contente puisque l’idée est très bien ! Ma petite Chloé est toute jeune, c’est une petite oie, il faudrait donc qu’elle puisse dormir dans un berceau comme mon petit James ! Voilà quelque chose que je n’aurais pas faire pour Rosy car elle ne se couche point comme une oie, mais pour Chloé ce serait très bien ! Je lui aurais donnée le berceau des Norrington, mais James n’est pas encore assez grand pour s’en passer et dormir dans un petit lit pour le moment. Je suis donc retourner faire un peu d’exercice en carrosse et j’ai passé commande d’un berceau ! L’ébéniste souriait au début, mais il a pris un air étrange lorsque je lui ai dit que c’était pour mon oie. Mr Turner n’aurait pas été surpris, lui, mais il ne fait point de berceau. Chlo2 aura son berceau dans quelques jours car j’ai commandé quelque chose de simple, sans grande frivolité. Je ne suis point du genre à faire des excentricités.


Le 22 septembre

Je suis aujourd’hui allée voir ma marchande de mode pour Chloé ! Je suis bien contente d’avoir attendue un peu car j’ai pu, de ce fait, commander aussi des draps pour le berceau qu’elle va avoir ! Comme l’ébéniste, la marchande de mode a eu un air étrange lorsque je lui ai expliquée ce que je voulais et que je lui ai présentée Chloé pour qu’elle prenne ses mesures. Encore une fois, je sais que Mr Turner aurait été plus serviable. Fort heureusement, ma petite Chloé a été très sage. J’espère seulement que Rosy n’est point jalouse. Mon petit James est adorable, j’aime beaucoup le promener, assister à sa toilette, à sa tétée. Je voudrais tant que le grand James soit là ! Je m’ennuie de lui.
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mer 3 Oct - 16:50

Et encore la suite ! lol!


Le 23 septembre

Je suis invitée à souper chez le Gouverneur, demain ! J’aime bien Son Excellence, mais je vais voir sa vilaine fille. De plus, ce souper me prive de mon petit James, de ma petite Rosy et de ma petite Chloé. J’aimerais mieux rester à la maison avec mon fils, ma perruche et mon oie qu’aller souper chez Son Excellence, mais il le faut. Si je feignais de me sentir mal, le Gouverneur en serait inquiet et m’enverrait un médecin. Je n’aime point mentir, et je sais que je ne pourrais, même pour prétendre avoir eu une migraine qui serait pourtant impossible à déceler. J’irai donc. Je sais que je vais m’y ennuyer. Lorsque James est là, j’ai au moins la distraction de le regarder. J’espère que Lady Anne sera là, que je puisse au moins converser avec mon amie. Il me tarde de la voir toute ronde ! Je crois que son bébé naîtra en mars, il me semble que c’est ce qu’elle m’avait dit. La dernière fois que je l’ai vue, elle était encore mince.


Le 24 septembre

Je ne puis malheureusement écrire, ce soir. Je dois être apprêtée pour le souper du Gouverneur. Je regrette de ne point avoir eu d’indigestion aujourd’hui, qui m’eut permis de rester à la maison sans avoir besoin de mentir au docteur, mais c’est ainsi. Il est dommage aussi que la générale ne soit point encore arrivée, voilà qui eut été aussi excellent prétexte pour ne point sortir. Pensant à cela, il me semble que j’oublier parfois de mentionner son arrivée, certains mois. Pourtant, cela donne des maux de ventre qui ne la fait point passer inaperçue. Je tacherai de la mentionner chaque mois, désormais. Cela fait partie de mon quotidien, et c’est bien mon quotidien que je confie à ce Journal.


Le 25 septembre

Je suis contente car je ne me suis point ennuyée chez le Gouverneur comme je le craignais. Je dois cela à Lady Anne qui était là et qui put converser avec moi autant qu’elle le voulut puisque son époux nous laissa tout à fait tranquilles, étant par ailleurs fort occupé avec les autres messieurs. Lady Anne est dans son troisième mois, voilà qui est charmant ! Une dame ne peut être plus jolie que lorsqu’elle est enceinte ! Les joues de Lady Anne sont roses et animées, plus qu’elles ne l’ont jamais été ! Il est vrai qu’être l’épouse de Lord Beckett ne donne point matière à avoir l’air réjouie, mais la maternité, au contraire, a cet effet ! Dans les moments où nous avons pu converser, c’est-à-dire avant et après le souper, dans le petit salon des dames, nous n’avons parlé que de nos enfants, de Mrs Mercer et de ses petits, et j’ai expliqué à mon amie que je lui présenterai bientôt mon oie, de même qu’à Mrs Mercer.


Le 26 septembre

Je me suis un peu ennuyée, aujourd’hui. Je n’ai pas reçu de visite et je n’avais pas Mr Turner pour me distraire et m’amuser. Mais ce n’est point de l’ennui, en vérité, c’est de l’impatience. Il me tarde tant que Chloé ait ses habits et son berceau que je ne fais que guetter la venue de ma marchande de mode et de l’ébéniste. Je voudrais que James soit de retour, mais je voudrais aussi que les habits et le berceau arrivent avant lui, pour qu’il puisse en avoir la surprise ! Qu’à son retour de mer il trouve Chloé habillée et avec un berceau pour elle toute seule ! Cela devrait beaucoup l’attendrir, bien que je le soupçonne d’avoir de meilleurs sentiments pour Chloé que pour ma pauvre Rosy, sans que je sache pourquoi. Je sais qu’il m’a offert Chloé alors que Rosy me vient de Mr Gillette, mais est-ce seulement parce que James est jaloux de son Lieutenant ? Je pense que, hélas, il n’aime point les perruches sans que cela puisse être expliqué. Peut-être a-t-il eu une mauvaise aventure avec une perruche quand il était petit et que cela lui a laissé un mauvais souvenir. Peut-être une perruche lui a-t-elle pincé les fesses ? Mais Rosy ne ferait jamais cela ! A moins d’avoir une raison, bien sûr ! Je me demande d’ailleurs si elle ne l’a pas déjà fait une fois.


Le 27 septembre

Ma marchande de mode est venue ! Elle a apporté les habits de Chloé ! Youpi ! Comme je suis contente ! J’ai fait mettre tout cela sur la petite note, comme d’habitude. Je sais que James sera enchanté de recevoir la facture et de payer les habits de ma petite oie ! Cela consiste en plusieurs pièces. Chloé a désormais un petit bonnet en dentelle avec un volant tout autour qui fait si joli sur sa jolie petite tête blanche ! Elle a aussi un chapeau pour sortir, un beau chapeau bleu qui se noue sur le cou par un ruban. Je sais que James m’avait fait promettre que Chloé soit toujours dans le jardin, qu’elle habite dans une petite maison dehors, mais je profite de son absence pour qu’elle dorme dans la maison. Elle a aussi deux robes ! En revanche, je n’ai point fait faire de chemise de nuit, je n’arrivais pas à me décider pour le modèle. L’une des robes est rose, l’autre est un tutu tout jaune ! Comme ma petite oie est belle !


Le 28 Septembre

Je me suis beaucoup amusée, ce matin ! J’ai joué à habiller Chloé ! Je lui ai mis son petit tutu jaune et son bonnet blanc avec un volant autour dans la maison, et lorsque je l’ai emmenée en promenade, je lui ai mis sa petite robe rose avec son chapeau bleu ! J’aime beaucoup m’asseoir sur un banc avec Chloé sur les genoux, Rosy perchée sur mon chapeau ! J’ai l’impression que nous nous comprenons de mieux en mieux et nous nous ressemblons de plus en plus ! Il me semble même que nous avons un air de famille ! Pourtant, je n’ai pas de plumes, de bec ou de pattes palmées, mon cou n’est pas aussi long que celui de Chloé et j’ai bien vu avec mon petit James que je ne ponds point d’œuf. Je trouve tout de même que nous avons un regard très proche : nous avons toutes les trois de grands yeux émouvants. Mon époux, par contre, est quelqu’un d’un peu bizarre. Il m’a traitée de folle quand je lui ai demandé une oie, puis il m’en a lui-même offert une ! Comme c’est curieux de changer d’avis ainsi !


Le 29 septembre

Chloé peut maintenant dormir dans son berceau ! L’ébéniste est venu ce matin pour nous livrer son œuvre, et je suis très satisfaite du résultat ! Le berceau est aussi joli que celui de James, et il porte en plus le nom de « Chloé Norrington », gravé sur le bois, devant ! Bien sûr, il faudra en faire un autre si Chloé a une petite sœur ou si j’ai une petite autruche, mais cela ne fait rien ! Chloé l’a essayé tout de suite ! Elle se promenait comme l’ébéniste est arrivé. Je l’ai prise dans mes bras, j’ai fait les présentations et j’ai couché Chloé pour voir si elle serait bien. J’ai fait attention à ne point froisser son tutu. Tout à l’heure, après avoir embrassé mon fils, j’ai déshabillé Chloé et je l’ai couchée dans son berceau. Comme elle est mignonne ! J’espère que Rosy n’en sera point jalouse, mais elle ne dort pas couchée, au contraire de Chloé. Et puis Rosy est très intelligente, elle ne sera pas jalouse.


Le 30 septembre

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!! Je suis si contente ! Mr Turner est venue me voir avec une surprise ! Il m’a fait un cadeau ! J’adore les cadeaux ! Ce n’était pas pour moi, mais j’étais contente de la même manière ! Mr Turner a appris que j’avais fait faire un berceau et des habits pour mon oie. Se souvenant que j’avais aussi une adorable perruche – je pense d’ailleurs que Rosy lui a mordu le doigt quand il était déguisé en voleur – il a fabriqué quelque chose exprès pour elle ! N’est-ce pas adorable ? J’ai toujours dit que Mr Turner était charmant ! Il a fabriqué un petit bonnet et un petit tutu ! J’ignorais qu’il savait faire cela ! D’ailleurs, si je l’avais su, je lui aurais demandé de faire les habits de Chloé car il m’aurait coûté moins cher que ma marchande de mode, même si c’est James qui va payer et non moi. Mr Turner est décidemment très habile ! Sans avoir les mesures de Rosy, il lui a fait un bonnet et un tutu qui lui vont à ravir ! Voilà quelqu’un d’intelligent ! Il a même promis d’en faire un autre de chaque maintenant qu’il voyait que tout allait parfaitement ! N’est-ce pas adorable ? J’ai dit « Rosy, remerciez Mr Turner ! », et ma petite puce a dit « Meeeeeeeeeeeeeeeeeee’ci ! » de la façon la plus charmante ! Mr Turner est devenu rouge de plaisir. Il est resté souper.
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Ven 5 Oct - 15:53

Et une 3ème suite pour toi, Ludivine ! flower


Octobre 1721



Le 1er octobre

J’ai regardé un livre très joli, aujourd’hui ! Je ne pensais pas d’ailleurs que cela existait, mais il est vrai que je ne regarde jamais les livres habituellement, à part ma Bible. Dans le livre que j’ai regardé aujourd’hui, il y avait le dessin d’un pingouin ! Je ne savais pas que cela ressemblait à cela ! C’est une sorte d’oiseau et c’est très mignon ! Je crois que j’aimerais beaucoup avoir un pingouin ! Un petit pingouin rien qu’à moi ! Pour jouer avec Rosy et Chloé ! Voilà une idée pour James ! Il serait peut-être content de ne pas avoir à chercher quelque chose pour m’offrir à Noël si je lui fais moi-même une suggestion ! Je voudrais bien avoir un pingouin ! C’est donc vrai que l’on peut trouver des idées dans des livres ! Je me souvenais avoir entendu petite des histoires sur les contrées glacées des plus hautes de nos colonies et m’être souvenu du mot « pingouin » parce qu’il est curieux. Maintenant, je sais à quoi cela ressemble, et j’aimerais vraiment beaucoup avoir un pingouin ! J’espère que James reviendra vite pour que je puisse lui en parler ! Il sera déjà tellement heureux de voir les jolis habits de Rosy et de Chloé ! Quel bonheur de pouvoir habiller Rosy, aujourd’hui ! Mr Turner mérite d’être décoré pour service rendu à la Couronne !


Le 2 octobre

James est rentré ! Il n’est plus en mer ! Son expédition est terminé et le voilà de retour ! Je suis si heureuse, il m’a beaucoup manqué ! J’ai beaucoup de choses à lui conter, sur notre bébé, Rosy et Chloé. Beaucoup de choses à lui demander aussi : un pingouin, et aussi s’il a arrêté ou non Mr Sparrow. J’espère que non, car cela ferait beaucoup de peine à ma pauvre Samantha. J’attends demain pour tout cela, car je veux d’abord savourer le bonheur de le voir de retour ! Il est très content lui aussi, car il ne cesse de me sourire et de me dire de gentilles choses. Il est arrivé peu avant le souper. Il fallut attendre avant de l’avoir à la maison, car il dit d’abord se rendre au Fort, sans doute pour faire part de son rapport au sujet de son expédition. Au moins que ce soit pour demain et qu’il soit seulement allé saluer Lord Beckett et le Gouverneur. Je ne sais pas. On est venu me prévenir que les navires étaient au port et que je devais attendre l’arrivée de mon époux. C’est ce que j’ai fait. Cela n’aurait point été convenable que d’attendre au port avec la foule. James est arrivé il y a maintenant deux heures. Son premier mouvement fut de me serrer dans ses bras et de m’embrasser, puis il a couru tout de suite voir le bébé. Par contre, il n’est allé voir ni Rosy, ni Chloé, mais sans doute parce qu’il pensait qu’elles dormaient déjà.


Le 3 octobre

Je suis si heureuse de retrouver James ! Il m’a beaucoup manqué, et je crois que j’étais si malheureuse sans lui qu’il m’est arrivé parfois d’être un peu bizarre. James lui-même a reconnu qu’il m’avait sans doute beaucoup, beaucoup manqué quand il vit que Chloé dormait dans la maison, dans un berceau, et qu’elle avait des habits ainsi que Rosy. Je suis heureuse qu’il ne se soit point fâché parce que Chloé était dans la maison alors qu’il m’avait fait jurer qu’elle serait toujours dehors. Il n’a rien dit, il m’a juste appelée « Ma petite épouse, la seule et l’unique ! » Quand il est allé dans son bureau, il disait qu’il se méfiait au cas où il trouverait quelque sottise de Rosy ou quelque nouveau portrait d’elle, mais il n’y avait rien de tout cela, ce qui fait qu’il était très satisfait. Rosy n’a pas fait de bêtises en son absence, et je n’ai pas non plus commandé de nouveau portrait d’elle. Par contre, il en faudra un de Chloé, des miniatures, et un autre portrait où on verrait Chloé avec Rosy, mais pour cela je vais attendre d’avoir aussi mon pingouin.


Le 4 octobre

Hi hi hi, James et moi dormons dans la chambre commune depuis son retour d’expédition ! James se montre très prévenant, très épris de moi. Je vois que je lui ai manqué aussi et qu’il est très content de me retrouver. Le bébé lui a beaucoup manqué aussi, cela me comble de bonheur et de joie ! Mon petit James est adorable, c’est un très beau garçon et son père dit qu’il lui ressemble en tout point. J’espère que je lui donnerai beaucoup d’autres beaux bébés comme celui-ci, mais aussi beaucoup de jolies petites filles qui me ressembleront et qui aimeront les oiseaux ! Je me sens si heureuse depuis le retour de James ! J’ai honte d’avoir boudé plusieurs fois avant son départ, quand il me contrariait parfois. Ce bonheur que je ressens est du à un immense soulagement : James n’a pas arrêté Mr Sparrow. Nous en avons parlé l’autre soir, dans la chambre commune. Je conterai cela demain car James m’attend au lit. Il est plus tard que je ne l’aurais cru.


Le 5 octobre

Je disais donc hier que James n’avait pas arrêté Mr Sparrow. Je n’osais pas aborder ce sujet, de peur que mon époux en soit contrarié et ne me gronde pour m’intéresser au sort d’un pirate même si je ne m’intéresse à Mr Sparrow que parce que sa femme est mon amie et qu’il me serait pénible de la savoir malheureuse. C’est très timidement que j’ai demandé à James, alors que nous étions couchés, s’il avait capturé des pirates lors de son expédition. Il se mit à rire, ce qui m’a surprise ! Je ne m’attendais point du tout à une telle réaction surtout pour ce qu’il dit ensuite ! Il me dit qu’il n’en avait point vu et donc point arrêté ! Je me suis bien gardé de montrer la plus petite joie, mais j’étais si heureuse et si soulagée pour Samantha ! Pourtant, la piraterie est une bien horrible chose, mais Samantha est mon amie, et Mr Sparrow n’a pas été méchant avec moi lorsque j’étais son otage. Certains pirates sont sans doute meilleurs que d’autres, mais ils sont quand même tous vils et dissolus comme mon époux aime à le rappeler souvent. Je suis si heureuse pour Samantha ! Si seulement James me permettait de reprendre notre correspondance ! Je pense à la dernière lettre que j’ai écrite, après son départ, pressant Samantha de me pardonner et de se mettre à l’abri ; je l’alarme pour rien, mais il vaut mieux qu’il en soit ainsi et qu’elle fasse preuve de trop de prudence plutôt que de trop peu.


Le 6 octobre

James a-t-il réalisé que Chloé vit dans la maison et non dans le jardin ? Il n’a toujours rien dit à ce sujet. Je suis contente de n’avoir point été grondée et que Chloé n’ait point été renvoyée dehors, mais je ne puis m’empêcher de m’inquiéter car il aurait du dire quelque chose, au moins qu’il n’y voyait point d’inconvénient, ou que sais-je encore ? A-t-il vu le berceau, les habits ? Il n’a fait qu’une seule remarque, jusqu’à présent, qui était qu’il voyait qu’en son absence il m’avait beaucoup, beaucoup manqué. Je crois que James est très préoccupé. Je ne sais par quoi, il ne l’a point dit. Il ne semble pas lui-même, mis à part lorsqu’il me prend dans ses bras et qu’il va voir notre bébé. Autrement, je le trouve parfois comme absent. J’espère que ce n’est rien de grave. Peut-être a-t-il des remords pour ne pas avoir voulu de Rosy sur notre portrait de famille ? Je vais voir s’il est encore comme absent demain, puis je lui demanderai si quelque chose le chiffonne.
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Dim 14 Oct - 16:57

Le 7 octobre

La générale est venue pendant la nuit, alors que je dormais dans la chambre commune avec James. Je me suis réveillée à moitié, pour me tourner, et j’ai senti que mon ventre et mes reins étaient sensibles. Je me suis rendormie, et réveillée une nouvelle fois. J’ai appelé pour qu’on me porte des linges, ce qui a réveillé James. Habituellement, il m’envoie dormir dans ma chambre dans ces moments-là, mais ce n’était pas encore arrivé hier soir, lorsque nous nous sommes couchés. C’est la première fois, je crois, que James en subit les désagréments comme d’être réveillés aussi et de me voir partir changer de linges dans mon cabinet de toilette. Quand je suis revenue dans la chambre, je lui ai demandé s’il désirait que je fasse préparer mon lit mais il m’a répondue, d’une voix endormie, que ce ne serait pas nécessaire, que je vienne vite me coucher auprès de lui et que je dorme. Ce soir, je dors dans ma chambre. Je sais maintenant la raison de faire chambre à part : il n’est point plaisant pour un époux que d’être réveillé parce que son épouse a besoin de changer de linges.


Le 8 octobre

Mon ventre et mes reins continuent de me faire mal mais seulement un peu. Ce n’est pas grand-chose. Je suis restée tout le jour, comme le jour d’hier, à me reposer dans mon boudoir, sans m’agiter. J’ai cependant fait deux courtes promenades, une pendant que mon bébé dormait, pour promener Rosy et Chloé, et une autre avec mon petit James. J’ai fait préparer mon lit dans lequel je vais dormir quelques jours pendant que mari dormira dans ses appartements. Il est rentré depuis une semaine, je m’étonne qu’il n’ait point encore reçu la visite de l’ébéniste et de ma marchande de mode venus lui présenter les petites notes pour les dépenses que j’ai engagées pour Chloé ! Concernant Mr Turner pour Rosy, il s’agit d’un cadeau. James aurait bien fait une remarque s’il avait reçu ces petites notes, ce qui veut dire qu’il ne les a point encore eues. J’espère qu’il ne se fâchera pas, je n’ai aucune idée du montant, de la somme d’argent que cela représente.


Le 9 octobre

La petite note de l’ébéniste et celle de ma marchande de mode sont arrivées tout en même temps. Voilà qui m’a value d’être grondée mais, à ma grande surprise, James ne me donna point de coups de canne. Il s’est contenté de me réprimander verbalement. Les petites notes sont arrivées tour à tour à l’heure du souper. Nous étions à table lorsque l’on vint dire à mon époux que le maître ébéniste désirait le voir. Il se montra bien surpris, ce qui est normal, et quitta la table pour l’aller trouver alors que je savais ce qu’il lui voulait. Avant qu’il ne revienne, un autre de nos gens est venu annoncer l’arrivée de ma marchande de mode qui désirait, elle aussi, voir mon mari. J’ai répondu que mon époux était certainement encore dans son bureau, à prendre la somme nécessaire pour payer l’ébéniste. Il y était, en effet, car il revint souper ayant vu aussi ma marchande de mode puisqu’il me parla des deux marchands à la fois. Il était contrarié, c’est pourquoi j’ai bien cru qu’il allait me punir. Je redoutais ce moment, je sais que James n’aime pas que je fasse des dépenses sans lui en parler, en particulier lorsqu’il s’agit de Rosy ou de Chloé, mais je me sentais si malheureuse pendant son absence. James me dit alors : « Madame, j’avais vu le berceau, j’avais vu les habits, mais je n’avais pas encore reçu les factures. C’est chose faite, maintenant. Vous deviez bien vous douter que cela arriverait. Vous n’avez aucune conscience de la valeur de l’argent, Madame ! » Il ne dit rien de plus et se montra ensuite aussi gentil que d’habitude, surtout lorsqu’il vit que sa remarque me donnait envie de pleurer.


Le 10 octobre

Je suis bien triste. James m’a punie à cause des factures qu’il a du payer pour Chloé. Point en me donnant des coups de canne, mais en prenant à mon encontre une terrible mesure ! Il vint me voir en rentrant du Fort, peu avant le souper, et me dit : « Madame, vous savez que j’ai été contrarié de régler ces factures en raison de la nature extravagante de vos achats. Je vous prive donc d’argent pour un mois. Vous n’aurez rien pour vos menus plaisirs. » J’aurais préféré les coups de canne. Heureusement que Mr Turner m’a fait cadeaux des habits pour Rosy car je suis pauvre pour un mois. Ce n’est point de ma faute si je n’avais plus assez pour payer le berceau de Chloé ! James a du réfléchir toute la nuit au moyen de me punir et il aura trouvé dans la journée. Vraiment, j’aurais préféré les coups de canne !


Le 11 octobre

Comme je me plaignais hier soir dans mon Journal du choix de punition qu’avait fait James à mon égard, me priver d’argent au lieu des coups de canne, une servante est venue me dire que mon époux m’attendait dans la chambre commune. Cela m’a rendue très heureuse, j’aime tant dormir près de lui ! Je suis comblée même lorsqu’il ne s’agit que de dormir, et peut-être même plus encore lorsque c’est pour cela, car c’est une preuve d’amour inestimable que me fait James lorsqu’il réclame ma compagnie pour le seul bonheur de dormir l’un près de l’autre. Ce fut effectivement pour cela qu’il me faisait chercher, et je m’en suis trouvée parfaitement heureuse. Je vais dormir à nouveau dans la chambre commune ce soir. Il voudra peut-être faire quelque chose, je l’ignore. Ce sera la surprise. J’espère seulement qu’il ne m’en veut plus pour les dépenses que j’ai engagées pendant son absence. Je sais bien qu’il n’aime pas les dépenses, mais pour moi ce n’était pas du gaspillage, c’était raisonnable et important.


Le 12 octobre

J’ai reçu une lettre de Samantha datée du seizième jour de septembre. J’en ai pleuré car je sais que je n’ai pas le droit de lui répondre. Ce sera donc sans doute la dernière, à moins d’en recevoir une autre suite à la lettre que je lui ai écrite en cachette, il y a peu, l’informant que tout était découvert et que mon mari m’interdit formellement cette correspondance. Puisse-t-elle me pardonner de n’avoir point su faire preuve de plus de discrétion. J’ai donc pleuré en lisant cette lettre. James n’était pas là, il ne l’a heureusement point su. Je ne puis aller contre sa volonté et écrire quand même. J’ai promis. Il saurait que j’écris, il intercepterait mes lettres, ou celles que Samantha m’enverrait en réponse. Pour celle-ci, je suis heureuse d’avoir pu la recevoir. Il l’a laissée passer, il n’a point ordonné que l’on me prenne ma correspondance pour qu’il choisisse ce qu’il me permettra de lire et ce qu’il me refusera. Pauvre Samantha. C’est mon amie, je vais lui causer beaucoup de chagrin. Je sais que je devrais me réjouir qu’au moins mon époux n’ait point eu Mr Sparrow, mais peut-être est-ce seulement parce qu’il l’a manqué. Je ne saurai jamais. Samantha me félicite pour la naissance de mon bébé, félicite James aussi. Elle parle de lui avec tant de gentillesse alors même qu’elle ne le connaît point que d’après le peu que j’en ai dit ! Si James lisait cette lettre, peut-être serait-il attendri mais j’aurais peur qu’il ne me la prenne, même s’il n’a point confisqué les autres. Samantha me remercie de lui avoir envoyer la miniature de Rosy et le dessin que je fis d’elle. Mr Sparrow les a vus aussi, et il a trouvé mon dessin remarquable ! Mr Sparrow est un homme de goût, en n’en point douter, même si je ne le pensais pas. James aurait peut-être une meilleure opinion de lui si je lui disais que Mr Sparrow a trouvé remarquable mon dessin de Rosy. Mon amie me parle aussi de cette terrible tempête que nous avons eue à la fin du mois d’août. Ils ont eu du dégât mais grâce à Dieu point de victimes. Il en fut de même pour nous. Samantha s’inquiète des navires de mon époux ; voilà encore une chose que je pourrais lui faire lire, mais il n’est sans doute point d’humeur. Je suis épuisée, je vais me coucher. Je suis si triste de ne pouvoir répondre à cette lettre et à l’idée du chagrin que ma pauvre amie aura à cause de moi. Elle n’est que gentillesse et amabilité, elle ne mérite point que nous ne puissions plus nous écrire ainsi.


Le 13 octobre

James a vu que j’étais triste. Il m’en a demandée la raison mais je n’ai pas pu le lui dire. Il insista, il était inquiet. Bien que ma tristesse vienne de lui puisqu’il m’a interdit de correspondre avec Samantha, je n’ai pu m’empêcher d’être touchée par l’inquiétude que je lisais sur son visage comme il me demandait une fois encore ce qui me rendait triste. J’ai dit qu’il m’arrivait de regretter Londres, de vouloir y retourner. Ce n’est point un mensonge, car j’ai réellement beaucoup d’attachement pour la ville où je vis le jour. James m’a souris, m’a prise dans ses bras et m’a dit qu’il m’y emmènerait lorsque cela serait possible, pour que l’Amiral fasse la connaissance de son petit-fils sans que ce soit lui qui se déplace cette fois. Depuis. Je fais bien attention à ne plus montrer que quelque chose me rend triste.
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Sam 20 Oct - 0:14

Le 14 octobre

Je continue de me sentir triste au sujet de Samantha. Devant James, mon fils, Rosy et Chloé, je feins d’être très heureuse, mais lorsque je suis seule je ne fais que pleurer. Je n’ai, de plus, reçu aucune visite, ce qui m’a donnée l’impression d’être très seule. Pourtant, je comprends que Lady Anne ait besoin de repos dans son état. C’était comme cela pour moi aussi. Mrs Mercer n’oserait point venir sans Lady Anne même si quelqu’un pouvait la guider jusque chez moi. Samantha, mon autre seule amie, est bien loin et James m’a interdit de lui écrire. Je sens que je pleure encore.


Le 15 octobre

Je ne sais comment exprimer ma gratitude ! C’est un bonheur que j’ai tant appelé de mes vœux mais tant inespéré aussi ! James m’autorise à reprendre ma correspondance avec Samantha ! Qui aurait pu le prévoir ? J’ai continué d’être triste tout le jour, ignorant quel bonheur mon époux me donnerait à son retour. Puis James est rentré de Fort Charles, à l’heure habituelle. Je l’ai accueilli comme je le fais toujours. On vient me prévenir lorsqu’il arrive, dès qu’on le voit venir, pour que je puisse l’accueillir dans le grand hall de notre maison. James avait un petit air bizarre mais il m’a saluée comme il le fait toujours cependant. Je suis retournée à mes appartements tandis qu’il allait dans son bureau. Il fait toujours ainsi avant de venir voir son fils. Après l’avoir vu, James est s’est approché de moi et m’a dit sans émotion apparente, d’un ton très neutre « Madame, je vous autorise à reprendre votre correspondance avec Mrs Sparrow ». Il est parti aussi vite, si bien que pendant quelques minutes il m’a semblée rêver. Je n’étais pas très sûre de comprendre, je n’étais pas très sûre de ce que je venais d’entendre. J’ai attendu quelques minutes, sans vraiment réaliser, puis j’ai couru après James pour le remercier. J’en ai pleuré mais de joie cette fois. Je l’ai vu sourire et il s’est montré très gentil avec moi de toute la soirée. J’aimerais beaucoup savoir ce qui a pu l’amener à changer d’avis de la sorte ! Je le lui demanderai tout à l’heure, dans la chambre commune ! Encore maintenant, je ne réalise pas pleinement ma joie !


Le 16 octobre

J’ai oublié de demander à James les raisons de son changement d’idée à l’égard de Samantha ! Je m’étais pourtant bien promis de le lui demander en le retrouvant dans la chambre commune ! Je voulais le lui demander, mais il fit si bien qu’il me fit perdre tous mes moyens et me fit tout oublier. Il m’a prise dans ses bras avant même que je puisse dire quelque chose, et il a montré beaucoup de passion de ce moment-là jusqu’à je ne sais quelle heure. Je me suis endormie et je n’ai donc pas su pourquoi avait-il changé d’avis. Je ne l’ai revu que tout à l’heure, il était déjà parti lorsque je me suis réveillée. Il m’a d’ailleurs dit tout à l’heure, à ce sujet, que je dormais si bien qu’il n’aurait eu à cœur de me réveiller même pour me donner un baiser. James a passé quelques temps avec notre fils puis nous avons soupés. Je n’ai pas voulu parler de Samantha parce qu’il y a nos gens chargés du service pendant que nous soupons, il ne faudrait pas que l’un d’eux aille tout raconter à Lord Beckett. Mais ce soir, dans la chambre commune, je poserai la question !


Le 17 octobre

Je n’ai pas eu à poser la question, James m’a expliquée à sa manière pour quelle raison me permet-il désormais de reprendre ma correspondance avec Samantha ! Il ne l’a pas dit explicitement, mais c’était ce que cela voulait dire. En vérité, il m’a contée ce qui arriva au cours de son expédition en mer, et c’est là le récit le plus étonnant qu’il m’ait été donnée d’entendre ! C’est l’histoire la plus stupéfiante qui puisse arriver ! James a vu Samantha, il est allé chez elle ! Qui aurait pu croire cela sans que cela soit annonciateur de sombres nouvelles ? Mais il l’a vue, et il est reparti sans emmener Mr Sparrow avec lui pour le pendre ! Bien sûr, il aurait pu y aller et ne pas le trouver – ce qui est d’ailleurs arrivé - mais il aurait pu tirer des informations de Samantha pour le trouver. Au lieu de cela, ils ont lié connaissance ! C’est incroyable, cela va au-delà de mes espérances même si je sais que cette visite ne se renouvellera point et qu’il n’y aura cependant point d’amitié entre eux. Ils ne le peuvent. James a confessé s’être rendu sur l’île de Saint Vincent dans l’intention d’y faire des arrestations. Parce qu’il avait lu le nom de cette île sur l’enveloppe. Je ne m’étais point trompée. Bien sûr, c’était son devoir d’y aller. Il me rassura néanmoins tout de suite en ajoutant qu’il n’en avait dit mot à Lord Beckett et avait annoncé à ses hommes cette escale à Saint Vincent pour un simple ravitaillement. Pourtant, à ce moment-là, il voulait encore procéder à des arrestations. Je ne peux l’en blâmer, c’est là son devoir. Mais je suis fatiguée, je continuerai mon récit demain.


Le 18 octobre

Je reprends mon récit où je l’avais laissé hier. James est arrivé à Saint Vincent dans l’idée d’arrêter le plus de pirates qu’il lui serait donné de prendre. Il n’en prit point un seul. Il est allé chez Samantha, il avait lu l’adresse sur l’enveloppe. J’imagine que Samantha a eu la peur de sa vie en le voyant arriver. Fort heureusement, il n’était point avec ses hommes, ceux-ci se chargeaient du ravitaillement et cela les occupait pleinement. Au lieu d’exiger de savoir où était Mr Sparrow, James a donné mon bonjour à Samantha et lui a dit qu’il souhaitait simplement lui parler, qu’il ne demanderait rien concernant Mr Sparrow. J’ignore si Samantha avait reçu à ce moment- là la dernière lettre que je lui écrivis, expliquant que nous avions été découvertes, mais je pense qu’elle ne l’avait point, qu’elle n’avait eu encore le temps d’arriver. Ils ont parlé de tout et de rien, du temps qu’il fait ! Je suis sûre qu’ils ont aussi parlé de moi ! James m’a dit qu’il avait pris le thé avec Samantha et que celle-ci lui avait servi de délicieux gâteaux ! J’ai cru rêver quand il dit cela ! C’est tellement inattendu… James a vu le dessin de Rosy et la miniature, ce qui veut dire que Samantha les expose chez elle bien en évidence ! Quel bonheur ! James a ri en parlant de cela, il a dit que c’était en voyant « le volatile » qu’il a su qu’il ne s’était pas trompé de maison. Je lui pardonne pour cette fois d’avoir dit « le volatile ». Après avoir pris le thé avec des petits gâteaux – et certainement beaucoup parlé de moi – James a pris congé. Le ravitaillement était fait et l’expédition en mer a poursuivi sa route. James dit qu’il comprend que nous soyons amies. Je sais maintenant que c’est d’avoir vu Samantha qui l’incita à me permettre de poursuivre notre correspondance. Merci, James. Du fond du cœur, merci.


Le 19 octobre

J’ai écrit à ma chère Samantha ! Je suis si heureuse d’avoir pu le faire, et cela n’a point été en cachette. Il faut cependant que je demeure prudente. James m’a fait promettre de n’en parler à personne, pas même à mes amies, Lady Anne et Mrs Mercer. Si Lord Beckett savait, il ne se contenterait pas d’aller prendre le thé chez Samantha en mangeant des petits gâteaux. Voilà une perspective terrifiante, il ne faut pas que le Lord sache ! J’étais désespérée à l’idée que James aille là-bas avec de mauvaises intentions pourtant légitimes car dictées par son devoir, mais Lord Beckett est si méchant… Ne pensons plus à cela pour le moment, il suffit du reste que je n’en parle à personne. Je vais me coucher tout de suite, je termine à peine ma lettre et je me suis bien appliquée ce qui veut dire que j’ai déjà veillée tard pour qu’elle soit bien et pour la terminer se soir.


Le 20 octobre

Je suis enchantée de la lettre que j’ai écrite hier soir, profitant de ce que James se soit endormi tout de suite. J’aurais pu me dispenser de la lettre terrible que j’ai envoyé pour demander pardon à Samantha lorsque je croyais être à l’origine de sa ruine ainsi que celle de Mr Sparrow, mais je ne pouvais prévoir que tout s’arrangerait si bien qu’une lettre écrite maintenant en réponse à celle que je reçus l’autre jour puisse être seulement une lettre ordinaire. Certes je réponds à la lettre que j’ai reçue, mais j’aurais tout de même écrit pour annoncer que tout allait bien, pour rassurer Samantha quant au sort de notre correspondance. Je fais les deux à la fois, et je suis enchantée de tout ce qui arrive depuis le retour de James ! Je ne suis pas encore remise de ma surprise quant au tour inespéré et merveilleux qu’a pris cette histoire ! James chez Samantha, prenant le thé et mangeant des petits gâteaux chez elle, avec elle ! J’aurais aimé voir cela, j’aurais aimé voir la scène et y assister moi-même ! Ce soir, James ne semble point fatigué comme il l’était hier : je ne puis écrire plus longtemps car il m’attend dans la chambre commune. Il dormait si bien hier qu’il ne vit point que je m’étais absentée le temps d’écrire ma lettre et quelques lignes dans ce Journal, d’autant que je suis ensuite retournée me coucher auprès de lui. Il semble ce soir très en forme.
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mar 30 Oct - 17:44

cheers Bravo!!!Bravo!!!! cheers
Ca fait plaisir de pouvoir lire la suite de ton histoire Very Happy C'est toujours aussi génial qu'au premier jour!!!!!
queen flower sunny Tu es vraiment la reine des Hisoitre Rosetta!!!! flower queen sunny
En plus Ca permet de déstresser^^lol surtout que l'école c'est fatiguant

J'attends avec impatience de pouvoir lire la suite!!! Very Happy
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Lun 5 Nov - 16:07

Merci beaucoup, Ludivine, ton message me fait très plaisir ! flower



Le 21 octobre

Je ne me suis point trompée en écrivant hier que mon époux semblait très en forme. James ne semblait point décidé à me laisser dormir. Je n’en dis pas plus. J’ai eu aujourd’hui le bonheur de recevoir la visite de Mrs Mercer accompagnée de Lady Anne. Je suis si heureuse de savoir Lady Anne enceinte ! Il me tarde tant de l’être à nouveau ! J’étais comblée lorsque j’attendais mon petit James, je veux vivre cela encore bien des fois ! Cela arrivera peut être vite si mon époux continue de se montrer ainsi en forme. Je prie pour cela. Mrs Mercer continue de se montrer timide envers moi, mais je sais qu’un jour viendra où elle saura m’appeler « ma chère amie » ou « Rosetta ». Je l’appellerai Rose à ce moment-là car, si je le faisais dès maintenant, cela donnerait l’impression que je m’adresse à l’une de mes servantes puisqu’elle m’appelle « Madame ». Mrs Mercer sait pourtant que nous sommes de très bonnes amies, mais je la sais très timide, comme moi. Je comprends cela et l’apprécie. Lady Anne, elle et moi avons passé toutes trois un très bel après-midi. Nous avons pris le thé, nous avons promené mon fils, Rosy et Chloé. J’espère voir très bientôt les adorables enfants Mercer, ils sont charmants. Cela m’ennuie cependant de les inviter sans inviter le petit Cutler car cela peinerait Lady Anne. Pourtant, il n’est point évident de recevoir en même temps les petits Mercer et le petit Cutler tant ce dernier se plait à leur jouer des tours.


Le 22 octobre

Ce n’est point comme en Angleterre, mais nous commençons tout de même à avoir un peu frais. Mon petit James a tout ce qu’il lui faut en bonnets, langes et petits vêtements pour avoir bien chaud, c’est-à-dire chaud comme cela convient ici dans ces régions, mais je me demande si Rosy et Chloé seront suffisamment couvertes. Je crains bien que non. Leurs petits tutus ne seront bientôt plus suffisants. Il faut que je réfléchisse très fort pour savoir ce que je vais leur confectionner pour qu’elles soient bien toutes les deux. Je crains de ne pouvoir passer commande de vêtements chez ma marchande de mode depuis que James m’a supprimée l’argent qu’il me donnait pour mes menus plaisirs. Bien sûr, il ne m’en donnera point pour habiller Rosy et Chloé puisque c’est d’avoir reçu la facture de ma marchande de mode qui l’a vivement contrarié. Je ne comprends pas, d’ailleurs. Je vais donc confectionner des habits moi-même, comme pour mon petit James. Ce sera bien difficile pour Rosy, cependant, car il faut que ce soit tout petit. Je crois que je vais demander à Mr Turner mais il faut que ce soit gratuit si je ne veux point avoir d’ennuis.


Le 23 octobre

Mr Turner est venu me voir ! C’est-à-dire que je le lui ai demandé. Il a bien trop de travail à la forge pour avoir l’idée de venir me rendre visite de lui-même, pour le plaisir de me voir. Il m’a même dit une fois que, son travail terminé, il s’exerçait à l’épée trois heures par jour ! Je n’ai rien dit car je ne voulais point lui faire de peine, mais mon époux a beaucoup ri quand je le lui ai répété. Il m’a dit qu’un escrimeur se devait de s’exercer six heures par jour. Cela me semble beaucoup mais James doit avoir raison. Je ne sais pas s’il s’exerce six heures par jour mais toujours est-il qu’il est excellent escrimeur, sans doute n’a-t-il plus besoin d’autant d’heures. Enfin comme je n’en sais rien, j’arrête sur ce sujet. Mr Turner est donc venu me voir parce que je l’ai envoyé chercher. Je lui ai expliqué que Rosy commençait déjà à avoir un peu froid et que ce serait bien si elle pouvait avoir des bonnets et des tutus chauds, comme les bonnets et les vêtements que je tricote pour mon fils. Mr Turner n’a d’abord rien dit, comme s’il réfléchissait, puis il m’a promit de faire de son mieux. Je me suis trouvée alors gênée car j’ai du lui dire que mon époux me privait, en ce moment, que je ne pourrais donc le payer avant je ne sais quand. Mr Turner m’a répondue que cela n’était point grave. Il est si obligeant !


Le 24 octobre

J’ai eu aujourd’hui une visite que j’aurais préférée ne point avoir ! Lord Beckett est venu ! Il savait pourtant qu’il me trouverait seule puisque James est à Fort Charles tout le jour, ce qu’il sait fort bien ! Il a malgré tout prétendu venir pour le voir, a fait semblant d’être surpris de ne le point trouver, d’apprendre qu’il n’était point là, et demandé à être introduit auprès de moi ! J’ai averti James de cette singulière visite dès son retour de Fort Charles pour qu’il n’ait point la désagréable surprise d’apprendre demain que le Lord m’a rendu visite, ou de l’apprendre de l’un de nos gens. Je n’ose imaginer ce que l’on pourrait croire alors même que je n’ai rien à me reprocher. Il ne s’est d’ailleurs rien passé et le Lord ne m’a pas embrassée comme il l’avait fait une fois. Il a seulement demandé à prendre le thé avec moi. Il m’a contemplée goulûment sans rien dire, avant de déclarer finalement « Je suis heureux d’avoir pris le thé avec celle qui aurait du être mienne » ; il n’a pas ajouté « mais qui le sera un jour ou l’autre » à la manière de ce qu’il m’avait dit un jour, alors que James était en mer, mais cela a suffit pour me faire frissonner. Je crois que le Lord prend plaisir à me voir effrayer en sa compagnie, à voir les efforts que je dois faire pour être avec lui comme si de rien n’était. James n’est pas content après le Lord, mais il vaut mieux qu’il sache. Au moins est-il convaincu de ma sincérité.


Le 25 octobre

J’ai eu peur toute la journée de voir revenir Lord Beckett. Il avait fait comme cela, l’autre fois. Il était venu, et le lendemain, à son retour, il m’avait embrassée de force et dit que je serais sienne un jour. J’espère que cette lubie ne le reprend point, qu’il se sera contenté hier de se faire plaisir en me voyant ayant peur de lui tout en faisant ce que je pouvais pour le lui cacher. Au moins ne peut-il point m’inviter à dîner seule avec lui tant que James est à Port Royal. Je tremble toujours qu’il ne l’envoie en mer dans l’intention de s’en prendre à moi en son absence. Lorsque James est parti, il y a maintenant quelques semaines, j’étais si préoccupée par la sécurité de Samantha que je n’ai pas pensé au Lord. Je n’ai pas entendu parler de lui à mon égard, mais le voir chez moi hier a ravivé mes peurs. J’aimerais qu’il soit rappelé en Angleterre et qu’un autre le remplace. Pourtant, cela me donnerait beaucoup de chagrin aussi car Lady Anne me manquerait affreusement. De plus, le Lord s’en irait avec son secrétaire, donc je perdrais aussi Mrs Mercer et ses enfants. Il faut donc que le Lord reste.


Le 26 octobre

J’ai commencé à tricoter une cape pour Chloé ! J’ai trouvé de la laine rouge, ce sera très joli. J’en ai de la verte aussi, elle aura donc une cape rouge et une cape verte. Je vais essayer d’y ajouter une capuche qui serait nouée sur son cou par un ruban. Je lui ferai des bonnets aussi, ce que je sais très bien faire comme le montre les très beaux bonnets de mon petit James. Je ferai ensuite deux tutus en laine. Voilà qui va m’occuper un moment. J’ai hâte de voir revenir Mr Turner avec les vêtements de Rosy ! Je suis très fière de l’idée que j’ai eue ! Une jolie petite cape pour ma Chloé, ce sera si joli ! Il n’y aura pas de plus jolie petite oie ! J’arrête d’écrire, je vais encore tricoter un peu en attendant que James vienne se coucher.


Le 27 octobre

C’est curieux, James soupire beaucoup lorsqu’il me voit tricoter depuis qu’il sait que c’est pour Chloé ! N’est-ce point étrange ? Il voit bien qu’il commence à faire frais et que Chloé va avoir froid dans ses tutus. C’est lui-même qui m’a offert Chloé, il pourrait se préoccuper de son bien-être. Mais peut-être n’est-ce point cela, peut-être est-ce de me voir tricoter au moment où il se coucher. Pourtant, je range tout de suite mes affaires pour m’étendre auprès de lui, dans le lit commun. Je ne sais pas ce qu’il a, mais James est souvent bizarre je trouve. Une chose est sûre, je ne pourrai pas tricoter ce soir, il m’a dit qu’il viendrait se coucher plus tôt que d’habitude. Je l’attends donc d’une minute à l’autre. Je crois qu’il vaudrait mieux que je range tout de suite mon Journal et que j’aille me coucher, il aime me trouver déjà coucher lorsqu’il arrive. Il dit que je lui chauffe un peu le lit et qu’ainsi, lorsqu’il se couche, les draps ne sont pas froids comme ils le seraient s’il se couchait avant moi, ce qui fut le cas hier. C’est peut-être cela, d’ailleurs, qui l’a contrarié. Ne vaudrait-il pas mieux que le lit soit bassiné pour qu’il soit bien chaud pour moi aussi ?
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mar 6 Nov - 13:01

Le 28 octobre

Je me suis un peu ennuyée, aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi. Pourtant, je n’ai pas eu un moment à moi, j’ai eu toujours quelque chose à faire. Je me suis occupée de mon bébé, de Rosy, de Chloé. J’ai d’ailleurs beaucoup tricoté pour Chloé. Je suis contente, je trouve que c’est très joli pour le moment. Si les habits que je fais donne beaucoup d’allure à Chloé, je ferai venir le peintre ! Nous n’avons encore aucun portrait d’elle. Il est vrai qu’elle est encore petite et qu’elle ne sera peut-être pas sage pendant toutes les séances de pause. Ma petite Rosy n’a eu son premier portrait qu’un peu plus grande. Néanmoins, il serait si agréable d’avoir un portrait de Chloé ! Je ferai venir le même peintre que pour Rosy et certainement pas le méchant qui a fait le portrait de famille en se réjouissant de ne pas avoir à peindre ma pauvre petite puce. La seule chose qui m’ennuie est la manière de payer le peintre. Je vais devoir attendre pour le faire venir que mon époux lève ma punition et recommence à me donner un peu d’argent. Il faudra certainement attendre encore, car James ne me donne pas beaucoup. Je serais curieuse de savoir combien Lady Anne reçoit pour en disposer à sa guise, mais je suppose aussi que Lord Beckett a de plus importants revenus que James.


Le 29 octobre

James est à nouveau contrarié après moi ! Quel caractère bizarre peut-il avoir ! Tout cela parce qu’il a vu l’inscription sur le berceau de Chloé : « Chloé Norrington » ; je suis vexée qu’il ne l’ait point vu avant, cela prouve qu’il n’a nullement prêté attention à son petit berceau autrement que pour râler après la facture. Lorsque James m’a montrée l’inscription en poussant une suite ininterrompue de soupirs curieux, j’ai cru bien faire en répondant que je reconnaissais le désagrément de ne pouvoir utiliser à nouveau le berceau à moins d’avoir une autre oie qui s’appellerait aussi Chloé, ou une petite fille pingouin ou une petite autruche si une petite autruche peut entrer dans ce petit berceau. Cela ne lui a pas plu, il m’a dit qu’il y avait assez de « volatiles » ici. Que je n’aime pas ce mot ! C’est « Norrington » après Chloé qui ne lui plait point. Je ne savais pas qu’il n’aimait pas son nom. Il a dit que Chloé n’était pas notre fille mais une oie. Ce n’est pas gentil : ce n’est pas parce qu’elle ne lui ressemble pas physiquement qu’il doit lui refuser de porter son nom ! Je boude.


Le 30 octobre

Je me suis encore querellée avec James et j’en suis bien malheureuse aujourd’hui. Je n’ai cessé de pleurer depuis. James a eu des mots avec moi à cause de l’inscription « Chloé Norrington », il dit que je suis folle, que je confonds les personnes et les « volatiles ». Il a dit beaucoup de choses très vite, mais dedans il y avait des mots comme « asile » et « divorce ». Kiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!! S’il veut nous voir partir, Rosy, Chloé et moi, nous allons nous en aller. Bien sûr, James ne veut pas que nous emmenions le petit James, mais je ne veux pas le laisser non plus. C’est mon fils, je l’aime de tout mon cœur, je l’aime bien plus que moi. Mon petit garçon est tout pour moi. Nous allons partir tous les quatre.


Le 31 octobre

James dort dans ses appartements. Nous faisons chambre à part depuis notre dispute de l’autre jour. J’ai préparé un balluchon, nous allons pouvoir partir en cachette. Mon petit James, Rosy, Chloé et moi. Nous allons aller nous cacher chez Mr Turner en attendant d’avoir une autre idée.
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Sam 10 Nov - 19:01

cheers c'est trop super!!!!! sunny Bravo ma chère Rosetta^^
Mais c'est quan même triste qu'ils se disputent tous les deux mais bon c'est la vie^^lol
queen flower sunny sunny flower queen
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Dim 11 Nov - 21:47

olala g eu bocoup de page a ratraper
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Cuck
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 15 Nov - 0:32

Mdr, le Retour de Gunner !
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 15 Nov - 17:37

Novembre 1721



Le 4 novembre

Je suis fatiguée. Beaucoup de choses m’ont fatiguées dernièrement. Je n’ai pas tenu mon Journal depuis trois jours, mais je sais que je n’en avais pas la force. Ce soir, je le voudrais, j’ai tant à confier ! Mais la générale est arrivée, mon ventre et mes reins me font mal. Je vais aller me coucher. Je pensais pouvoir en dire un peu sur ces trois derniers jours mais ce sera pour une autre fois. Pour demain si je suis moins fatiguée. Je devrais peut-être demander au docteur si je vais assez bien pour écrire le soir comme avant. Je ne me sens pas très en forme. J’ai tellement sommeil.


Le 5 novembre

La générale me donne encore des douleurs aujourd’hui. Ce n’est plus le ventre et les reins, mais la tête cette fois. Je me suis couchée avec une violente migraine qui ne m’a point laissée en paix pendant des heures. J’en suis responsable, il faut bien le reconnaître. Je n’ai pas voulu déranger le docteur, qui est à la maison depuis l’autre jour pour s’assurer que je vais mieux, aussi la crise s’est-elle installée et j’ai souffert pendant plusieurs heures, ne pouvant presque pas dormir. J’ai commencé à avoir mal peu de temps après avoir rangé mon Journal. Je me suis couchée, pensant que cela passerait en dormant. Je n’ai trouvé le sommeil qu’après bien longtemps et ce sommeil fut une succession de réveils et d’assoupissements. Ce n’est que ce matin que je me suis résolue à faire venir le docteur. Il m’a donnée du laudanum pour faire passer la douleur. Cela m’a endormie aussi. Je me suis sentie mieux ensuite, mais je suis encore bien fatiguée. Je pense que cela ira bien demain, que j’aurais la force de raconter ce qui s’est passé au cours des trois jours où je n’écrivis point dans mon Journal. Ce soir, je ne confie qu’une chose à ces pages : je voudrais tant que James consente à ce que je revienne dans la chambre commune ! Ce n’est pas seulement à cause de la générale que nous faisons chambre à part. Nous faisons chambre à part depuis que j’ai cessé de tenir mon Journal. James est furieux contre moi, je crains qu’il ne me pardonne pas. Il ne veut plus dormir avec moi. Je sais que je l’ai méritée, et bien méritée, mais cela me rend si malheureuse.


Le 6 novembre

Je me sens mieux aujourd’hui, même si je suis toujours aussi malheureuse d’être en disgrâce aux yeux de mon époux. Il ne me sourit plus et ne m’adresse plus la parole. Nous faisons chambre à part et nous mangeons chacun de notre côté, c’est-à-dire qu’on m’apporte mes repas dans ma chambre. Je ne vois que mes domestiques et le docteur. Mon fils, Rosy et Chloé sont mes seuls réconforts. Mais je suis résignée, j’attends que cette punition soit finie, si elle prend fin un jour. J’ai très mal agis, il est normal que je sois punie. James aurait pu subir l’humiliation d’un grand scandale par ma faute. J’en suis maintenant consciente. Je ne le voulais pas. Je ne m’en rendais pas compte. Sans doute a-t-il raison lorsqu’il dit que je suis folle. Je ne sais. J’ai donc voulu m’enfuir. Parce que James m’avait dit une nouvelle fois que j’étais folle, parce qu’il avait prononcé les mots « divorce » et « asile ». Je réalise maintenant qu’il ne le disait pas pour moi, qu’il disait au contraire que je pouvais parfois l’exaspérer mais qu’il n’irait jamais jusque là. Mais j’ai entendu ces mots, et je n’ai compris que ce que mon cœur a compris. J’ai eu peur, parce que je sais moi-même que je suis bizarre. Je sais que Rosy et Chloé ne sont pas des enfants mais des oiseaux, mais je les aime très fort quand même. Après avoir écrit quelques lignes dans mon Journal, à la date du trente-et-unième jour d’octobre, j’ai laissé un mot disant « Je pars, je suis malheureuse ». Sans réfléchir bien sûr à l’endroit où j’irais, aux conséquences de cette fugue stupide. Je ne suis pas allée bien loin. Le cocher a refusé de m’emmener. Je devais avoir fière allure. J’avais un sac de toile noué autour de la taille, mon bébé sur un bras, Chloé sur l’autre et Rosy sur mon épaule. Je devais ressembler à une mendiante ou à une Bohémienne, ou à… une pirate. James m’a d’ailleurs dit qu’il avait honte. Il m’a fait rentrée dans la maison, et là il s’est mis en colère. Je continuerai mon récit demain. Je suis fatiguée.


Le 7 novembre

Je m’attendais à recevoir des coups de canne, à ce que James me batte. Il n’en a rien fait. Il m’a entraînée dans ma chambre. Il a confié le petit James à sa nourrice et a envoyé au lit Rosy et Chloé, puis il m’a enfermée dans ma chambre sans rien me dire. J’avais peur. Je me rendais compte de ce que j’avais fait. Il m’a envoyée le Dr Firth. Il m’a fait prendre un sédatif. Je me suis calmée et je me suis endormie. Car je pleurais toutes les larmes de mon corps. Quelle folie avait-je commise ! Penser à m’enfuir ! Mais pour quoi, et pour aller où ? J’ai bien mérité la colère de James. J’ai été une si mauvaise épouse. J’ai bien mérité la correction qu’il m’a donnée le lendemain. Il m’a bien dit qu’il avait préféré m’enfermer plutôt que de me corriger tout de suite, car il était alors si en colère qu’il m’aurait fait grand mal. N’est-ce point la preuve qu’il m’aime ? Il m’a donc donnée des coups de canne le lendemain, mais comme il le fait d’habitude. Sa punition est de m’isoler dans ma chambre. Il me permet d’avoir mon fils près de moi et de voir Rosy et Chloé, je ne puis que lui en être reconnaissante.


Le 8 novembre

Je continue de me repentir dans une solitude propice à cela. Je suppose que cela va mieux, je n’ai pas vu le docteur aujourd’hui. Il ne m’a pas donnée d’opiacés pour me faire dormir. Il a du s’en aller. James lui a peut-être dit qu’il n’était plus utile. C’est que cela fait une semaine qu’il me donne des médicaments pour me « calmer ». Je me sens tout à fait calme, justement. Peut-être ai-je méritée de revoir James ou bien ne voudra-t-il plus me revoir ? Cela me rend si malheureuse, mais les opiacés m’ont empêchée de ne faire que pleurer. Je crois que je m’en serais rendue malade. James m’aime puisqu’il a pris des précautions pour m’éviter chaque jour une crise de nerfs. Cela me fait dire que si le Dr Firth est parti cela signifie que je vais mieux et que je vais peut-être revoir James. Puisse-t-il me pardonner. J’espère que le cocher n’aura rien dit, que personne d’autre que James, le docteur et moi ne sait que je voulais m’en aller.


Le 9 novembre

J’ai revu James ! Je suis si heureuse ! Il semble que ma pénitence soit levée. J’ai de nouveau la permission de dormir dans la chambre commune. James est venu me voir à son retour de Fort Charles. Il ne souriait pas mais il m’a embrassée la main. Il m’a dit qu’il m’accordait son pardon contre le serment de ne plus jamais envisager de m’en aller. J’ai juré. Il a esquissé un demi sourire. Il m’a dit que le cocher avait juré au moment même des faits ne rien dire à personne. Il semble que tout scandale soit évité. Il m’a dit que je pouvais retourner dormir avec lui dans la chambre commune dès ce soir et que je pouvais de nouveau prendre mes repas avec lui. Que les domestiques et les gens de Port Royal susceptibles de me rendre visite avaient été informés que j’étais souffrante et ne pouvais recevoir aucune visite. Les domestiques l’ont cru, à me voir on eut dit vraiment que j’étais fiévreuse, sous les effets des opiacés. Je dormais beaucoup également. Je pouvais tout de même voir mon fils « dans les moments où j’allais bien, n’étant point contagieuse ». Je n’ai pas tout compris, mais je sais que James a fait au mieux. Les domestiques ont le devoir de le croire. Lady Anne est venue dans l’idée de me rendre visite mais n’a pu accéder jusqu’à moi. On lui disait qu’il fallait que je me repose. J’espère la revoir bientôt. James m’a fait promettre de ne pas lui parler de mes oiseaux pendant un certain temps, jusqu’à ce qu’il m’autorise à en parler à nouveau. J’obéis.


Le 10 novembre

C’est aujourd’hui que je devais recevoir à nouveau de l’argent de James pour mes menus plaisirs, mais il m’a annoncée tout à l’heure qu’il m’en privait pour encore un mois. Je l’ai bien mérité. J’ai bien dormi, de retour dans la chambre commune. James n’a pas été tendre avec moi, il a montré de la froideur mais au moins m’a-t-il adressée la parole plusieurs fois. Il lui faut un peu de temps pour que tout redevienne comme avant. Pauvre James, quelle humiliation pour lui si je m’étais enfuie. Quelle horreur, quelle abomination. Comment une telle idée a-t-elle pu me venir ? Je me donnerais des gifles ! Il avait raison, après tout, je devais être folle à ce moment-là. J’ai agis de la manière la plus capricieuse qui soit ! « Je m’en vais, je suis malheureuse ! » Idiote que je suis. Désormais, je fais le serment que James n’aura plus jamais à se plaindre de moi. Rosy et Chloé sont mes petites chéries, mes petits trésors, mon univers que je ne garderai que pour moi et pour mon Journal.
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Dim 18 Nov - 2:33

Le 11 novembre

Dans la suite de bouleversements que je connais en ce moment m’est arrivé un bien grand bonheur ! Une lettre de ma chère Samantha, datée du huitième jour d’octobre ! Voilà un grand réconfort pour moi car James continue d’être froid envers moi-même s’il a levé ma punition, et je me sens toujours terriblement en disgrâce. La lettre de mon amie m’a rendue heureuse. Elle ne contenait aucun blâme quant au risque que je fis prendre à son époux et à elle lorsque, par maladresse, je ne sus dissimuler l’enveloppe que mon époux trouva. Les reproches de mon amie auraient ajouté à mon malheur la douleur d’une nouvelle disgrâce. Grâce à Dieu, il n’en est rien. Chère Samantha, comme vous êtes généreuse de me pardonner ainsi alors que de grands malheurs auraient pu survenir par ma faute ! Mon amie me conte la visite de mon époux qui lui causa d’abord tant de frayeur dans un premier mouvement, ce qui est bien légitime, puis tant de surprise et de sympathie. Samantha n’écrit que louanges sur mon époux ! Je souris en pensant que si James ne m’avait point conté avoir vu Samantha, c’est d’elle que je l’aurais appris. Je suis heureuse que mon époux me l’ait dit lui aussi. Hélas, la visite de mon époux a suscité des craintes chez Mr Sparrow. Les voilà donc à bord du Black Pearl pour Dieu sait combien de temps. Je répondrai bien sûr à cette lettre sous quelques jours, mais quand donc l’aura-t-elle ? Cela me préoccupe que de la savoir en mer. Vont-ils s’établir quelque part de manière provisoire ou bien sillonner les flots ? Ma chère Samantha, Dieu vous bénisse, qu’Il veille toujours sur vous.


Le 12 novembre

Je crois que cela n’est point vantardise que de dire que je ne me suis jamais aussi bien tenue depuis quelques temps. Je reconnais très volontiers avoir eu un comportement un peu bizarre depuis mon mariage, que je n’avais point avant et je me demande d’où cela peut-il bien venir. Quoi qu’il en soit, me voici redevenue comme je l’étais jeune fille. L’on pourrait être dans la même pièce que moi et ne point s’en rendre compte tant me voilà à nouveau silencieuse. James n’a point à se plaindre de moi. Je sens d’ailleurs que son ton envers moi s’adoucit. Je ne cesse de prier pour que tout redevienne comme avant entre lui et moi, avant que la folie ne me prenne, avant d’avoir cette folle idée d’imaginer que je puisse m’en aller. Lorsque j’y songe, je commence à croire qu’il a raison, que je suis folle. Mais n’y pensons plus. Je sais que je vais bien mieux, à présent. J’ai exagéré, j’ai été trop capricieuse et je commençais à me prendre pour un oiseau. Hi hi hi hi ! J’ai compris que je n’en suis pas un. Je vais me coucher, je suis fatiguée.


Le 13 novembre

Le Dr Firth est revenu m’examiner pour s’assurer que tout allait bien. Il s’est montré satisfait. C’est bien. James est content. Le Dr Firth m’a demandée si je continuais de ne parler à mon époux que de Rosy et de Chloé. Je lui ai dit que je ne le faisais plus, que je ne lui parlais plus que de notre fils. Je crois que cela la satisfait. Il n’empêche, c’est James lui-même qui m’a offert Chloé ! Il m’avait traitée de folle lorsque je lui avais demandé une oie, mais ensuite c’est lui-même qui me l’a offerte ! Je suis bizarre, mais James l’est également. Il devrait voir le Dr Firth lui aussi. Enfin je suis heureuse à nouveau. Mon mari a été très gentil, aujourd’hui. Il est content de voir que je suis capable de jouer avec Rosy et Chloé mais hors de sa présence et de ne point lui en parler. Je peux les habiller, faire dormir Chloé dans son petit berceau, lui tricoter une cape sans que James y trouve à redire pourvu que je ne lui en parle pas. Je fais ainsi. James est très gentil et très bon pour moi puisqu’il m’a permis de recevoir l’autre jour la lettre de Samantha ! C’est à moi-même que j’en veux, et point du tout à James, je crois que je n’aurais de cesse de blâme ma folie de l’autre jour, même si j’ai été heureusement retenue à temps, avant de quitter la maison.


Le 14 novembre

J’ai reçu aujourd’hui la visite de Lady Anne et de Mrs Mercer. Mes pauvres amies ont eu beaucoup d’inquiétude pour moi, n’ayant pu me rendre visite jusque là, James leur faisant dire que j’étais souffrante et ne pouvait recevoir. Je suis confuse, je ne veux point que l’on s’inquiète pour moi. Donner de l’inquiétude est très embarrassant. Enfin les voici à nouveau, elles sont venues et leur visite m’a fait grand plaisir. Je leur ai dit ce que mon époux m’a demandée de répéter, que je fus souffrante mais que me voici guérie. J’ai parlé de migraines qui étaient d’ailleurs bien réelles, ainsi que d’opiacés que l’on m’a réellement donnés, qui me faisaient donc beaucoup dormir. Je n’ai fait que taire mon idée stupide de m’en aller, tout le reste n’était que vérité. Nous avons passé un bien agréable moment, une fois mes amies rassurées sur mon compte. Nous avons bavardé. Lady Anne m’a donnée des nouvelles de Port Royal, de son fils, et Mrs Mercer de ses enfants. Il me tarde de les revoir ! Nous avons bu du thé et mangé des gâteaux. Nous avons joué avec Rosy et Chloé. Nous sommes allées auprès de mon petit James lorsqu’il fut réveillé de sa sieste. Je vais aller me coucher. James veut que je sois déjà au lit lorsqu’il arrive dans la chambre commune.


Le 15 novembre

Je n’écris que quelques lignes, ce soir. Je ne pourrais faire mieux. Une violente crise de migraine m’a épuisée aujourd’hui, et elle a tant duré que le Dr Firth du me saigner. Il me reste une légère douleur, et surtout mon bras me fait mal. Je vais me coucher tout de suite, ou plutôt retourner au lit que je n’ai pour ainsi dire point quitté de tout le jour. J’en dirai plus demain.


Le 16 novembre

Je me sens mieux. L’affreuse migraine est passée mais ce fut bien long et douloureux. C’est la première fois que j’ai une telle crise et que je suis souffrante de la sorte. Je me suis éveillée avec une terrible douleur à la tête, sur le côté droit. C’est d’ailleurs cette douleur qui m’a réveillée. Le Dr Firth est venu dès qu’il le put. Il m’a donnée des tisanes comme il le fait habituellement dans ce cas. Cela n’a rien fait, j’ai continué d’avoir mal, de ne pouvoir me lever. Mes servantes voulaient faire prévenir mon époux à Fort Charles mais je n’ai point voulu qu’on le dérange. A son retour, il se précipita à mon chevet et je vis bien à quel point il était inquiet. Il s’est assis sur le bord de mon lit et a pris mes mains entre les siennes. Il était comme avant nos querelles. Il a été très gentil, il m’a demandée plusieurs fois si j’avais encore mal. Voyant que les migraines ne passaient point plusieurs heures après les tisanes, j’ai demandé à ce que le Dr Firth revienne. Je savais bien qu’il allait me saigner, mais je ne supportais plus d’avoir mal. Il m’a donc saignée. Cela me fit mal aussi, mais force est de constater que les migraines se sont ensuite peu à peu dissipées. De m’avoir pris du sang, cela me fit dormir car je me sentais alors très faible d’autant que j’étais déjà épuisée. A mon réveil, peu avant le retour de James, la douleur était presque entièrement partie et seul le bras où avait été faite l’incision me faisait mal. Je me suis aujourd’hui reposée tout le jour.


Le 17 novembre

J’aurais aimé écrire à ma chère Samantha hier mais le bras où a été faite la saignée me faisait encore un peu mal pour écrire une lettre qui est exercice plus long que quelques lignes dans ce Journal. Je me souviens avoir un jour demandé au Dr Firth pourquoi ne me saignait-il point au bras qui ne tient pas la plume, mais il me répondit que c’était précisément le bras qui avait les meilleures veines. C’est ainsi. Quoi qu’il en soit, j’ai pu aujourd’hui même écrire à Samantha, ce dont je suis enchantée. Je ne sais, hélas, quand recevra-t-elle cette lettre puisque la voilà à bord du Black Pearl sans savoir quand retournera-t-elle à Saint Vincent. Cependant, peut-être est-elle déjà de retour chez elle alors que j’écris ces mots ? Sa lettre annonçant son embarquement sur le Black Pearl a été écrite le huitième jour d’octobre, et nous serons dans quelques heures le dix-huitième jour de novembre. Peut-être est-elle déjà, en ce moment même, de retour à Saint Vincent ! Si elle n’y est encore, peut-être y sera-t-elle lorsque ma lettre arrivera là-bas ! Ce sera alors la mi du mois de décembre. Enfin la lettre est écrite et elle partira demain. Je conte à Samantha ma folle aventure tout en sollicitant son indulgence. Je ne puis parler de fuite à Lady Anne et à Mrs Mercer, mais en parler à Samantha m’a fait du bien même si j’ai grand peur qu’elle ne me fasse des remontrances cependant bien méritées. Je vais aller dormir.
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"Mrs Commodore" [POTC, Norrington]
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