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 "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]

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Rosetta Norrington
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MessageSujet: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Lun 23 Oct - 0:16

Mrs Commodore



Octobre 1720



Le 16 octobre

Je m’appelle Rosetta Norrington. Je ne sais si l’écriture est mon fort, mais mon époux m’a fait cadeau de ce Journal à l’occasion du premier mois de notre mariage, aussi vais-je faire de mon mieux pour lui faire honneur. Que dire en premier ? Vais-je parler de moi ? Je suis anglaise, j’ai dix-neuf ans à peine, je suis petite, brune. Je suis née à Londres en l’an de Grâce de 1701, et nous voici déjà en 1720. Avant mon mariage, j’étais appelée Lady Rosetta. Il faut dire maintenant Mrs James Norrington. J’ai même entendu quelques personnes me nommer « Mrs Commodore » parce que mon époux est Commodore de la Royal Navy. Il a demandé ma main peu après la cérémonie, disant qu’il lui restait une chose à accomplir. Je suis arrivée à Port Royal il y a quatre ans, il était alors Capitaine du H.M.S. Dauntless. Ce n’était point la première fois que l’on demandait ma main. Lorsque j’avais quinze ans et que je vivais encore à Londres, un Mr Beckett fit sa demande ; Père me refusa parce qu’il n’était pas de famille assez bien. Nous sommes partis pour Port Royal à ce moment-là. Je suis heureuse d’être depuis un mois l’épouse de James.


Le 17 octobre

Je ne sais si j’écrirai beaucoup, mais j’écrirai chaque jour. Je tiens beaucoup à cela, parce que ce Journal me vient de mon époux. James ne manqua d’ailleurs point de me demander ce matin si j’avais écrit quelque chose, ce à quoi je répondis par l’affirmative. J’écris avant l’heure du souper car cela est presque impossible ensuite. Lorsque nous quittons la salle à manger, James me mène dans un petit salon pour jouer aux cartes et, s’il se retire dans ses appartements, il exige ensuite que je l’attende dans ce qu’il nomme « la chambre commune », ce qui me laisse donc seulement le temps d’appeler mes femmes pour qu’elles me déshabillent et me préparent pour la nuit. James m’a installée dans une charmante plantation. La cérémonie du mariage a eu lieu sur le H.M.S. Interceptor que mon époux nomme le joyau des Caraïbes, la fierté de la Royal Navy, tandis que le H.M.S. Dauntless, sur lequel il fut Capitaine, est le Prince des océans. Lorsque le jour déclina, il me conduisit dans cette plantation. Il me la fit visiter au lendemain de la nuit de noces. Je n’avais vu que ma chambre car c’est dans ma chambre qu’il vint accomplir ses droits conjugaux. Le lendemain, il me fit visiter la plantation, y compris ses appartements privés, mais ce qui m’a le plus surprise fut la pièce qu’il nomme « chambre commune ». Nous avons chacun nos appartements comme il se doit, mais James a fait aménager une chambre plus simple que les autres dans laquelle il souhaite dormir en ma compagnie « excepté lorsque je ne le voudrai pas, lorsque vous aurez vos menstruations et lorsque vous serez susceptible d’accoucher », telles furent ses paroles.


Le 18 octobre

Je m’amuse beaucoup car une pensée me vint à l’instant ! Je songeais aux longs caleçons en gros coton rugueux de James, je n’en avais jamais vu de semblable mais c’est parce que je n’avais jamais vu de caleçons du tout. Ce n’est point la douceur de mes culottes, et pourtant, en Jamaïque, nous avons des champs de coton et des esclaves pour le ramasser. Nous avons aussi des champs de chanvre, mais lorsque je demandais à mon époux si l’on s’en servait pour faire du lin et si c’était là le textile de ses caleçons, il me répondit que le chanvre de Jamaïque servait à faire les cordes de pendu pour les pirates. Voilà l’une des nombreuses missions de mon époux, faire pendre les pirates. Il m’a déjà expliquée qu’à son arrivée à Port Royal il a fait suspendre à l’entrée du port des squelettes de pirates avec l’écriteau « Pirates, ye be warned ! » pour que tous soient prévenus de ce qui les attend. Il était Premier Lieutenant à son arrivée en Jamaïque il y a maintenant huit ans, mais cette suggestion avait été écoutée et approuvée. C’est peut-être pour cela qu’il devint Capitaine puis Commodore en quelques années.


Le 19 octobre

J’ai remarqué aujourd’hui une chose qui sera sans doute sans importance aucune aux yeux de beaucoup de personnes mais qui m’intéresse moi. C’est quelque chose que j’ai remarqué au cours d’une promenade cette après-midi, près de Fort Charles. Mon époux ne me permet point d’entrer dans la forteresse à moins que lui-même le veuille, mais il me permet de me promener en ville si je suis accompagnée. C’est près de Fort Charles que je vis le Lieutenant Gillette. Je ne connais point son petit nom mais j’ai entendu dire que ce serait Sinclair. En me voyant, il me salua et je répondis par une révérence. Ce fut alors que je remarquais qu’il a quatre rouleaux à sa perruque alors que mon époux n’en a que deux. Le Lieutenant Groves aussi a quatre rouleaux, je m’en souviens, maintenant ! Je crois que Mr Groves se prénomme Teddy. Quant à moi, je connais les vrais cheveux de mon époux qui sont bruns. Je crois être l’une des rares personnes avec son valet et son barbier à voir ses cheveux qui sont bruns mais plus clairs que les miens cependant. Je peux même les toucher ! Lorsque James entre dans la « chambre commune », il ôte sa perruque ou bien ne la porte déjà plus, et dans ce cas il l’aura laissée dans ses appartements. J’aime bien quand il la porte au moment d’entrer. C’est si joli avec sa robe de chambre !


Le 20 octobre

Mon beau-père est reparti aujourd’hui pour Londres. Je n’ai point encore parlé de lui parce que ce Journal est tout nouveau et que j’ai tant de choses à dire que je me perds sans doute en futilité sans penser à conter ce qu’il en est de mes journées. Mon beau-père était à Port Royal depuis que James a obtenu ma main. Le mariage a été célébré à son arrivée. Il est resté jusqu’à aujourd’hui puis est retourné à Londres ainsi que je l’ai dit. Il a recommandé à son fils d’avoir toujours à l’esprit la descendance des Norringtons, ce à quoi James répondit « Je m’y emploie » sans qu’il m’explique ce qu’il voulait dire. Je sais que nous irons à Londres lorsque notre premier enfant sera né, James me l’a dit.


Le 21 octobre

Mon époux était aujourd’hui de pendaison. Sa position à Port Royal lui commande d’assister aux exécutions, ainsi que Son Excellence le gouverneur de la Jamaïque. Cela est d’un grand inconvénient car mon époux doit se lever aux aurores pour cela. Je voudrais bien que les condamnés se fassent pendre à une heure raisonnable, cela éviterait à James de me réveiller pour aller les voir se balancer au bout d’une corde. Il m’a signifiée plusieurs raisons pour lesquelles il m’enverrait dormir dans ma propre chambre au lieu de la « chambre commune » mais les pendaisons à l’aube n’en faisaient pas partie. Voilà que me fait penser à mon cadeau de mariage qui était justement une pendaison mais je n’en ai rien vu car je me suis évanouie. Depuis, mon époux ne me fait plus paraître à ses côtés ces jours-là. En revanche, il dit régulièrement : « Je veux faire en sorte que tous marins qui naviguent sous pavillon noir ou portent la marque des pirates, reçoivent ce qu'ils méritent : un saut dans le vide suivi d'un arrêt brutal. » A short drop and a sudden stop.


Le 22 octobre

J’ai un oiseau ! Le Lieutenant Gillette est venu me rendre visite tout à l’heure avec son épouse, Mrs Gillette. Ils se sont confondus en excuses de ne m’avoir point fait de cadeau de bienvenue au moment de mon mariage alors que mon époux les avait conviés à la réception et au bal et que Mr Gillette était également présent sur le H.M.S. Interceptor pendant la cérémonie. Je n’avais point fait cas de l’absence de cadeau, mais je suis aujourd’hui enchantée de l’idée qu’ils ont eue ! Un oiseau ! L’idée est de Mrs Gillette. Elle m’a offert une perruche blanche et jaune ! Mon époux n’est point encore arrivé, il sera bien surpris en voyant ma petite Rosy ! C’est là le prénom que je lui ai donné. J’arrête là d’écrire, je vais aller jouer avec elle.


Dernière édition par le Mer 1 Nov - 13:44, édité 1 fois
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mer 1 Nov - 13:44

Le 23 octobre

James a été bien surpris en voyant ma petite Rosy ! Il ne s’attendait pas le moins du monde à me trouver à l’attendre avec un oiseau. Il a levé les sourcils en nous voyant toutes les deux. J’aurais aimé nous voir, nous devions être mignonnes. « Qu’est-ce que cela ? » me demanda-t-il en la voyant sur son perchoir à côté de moi. « C’est Rosy ! C’est ma perruche, c’est mon oiseau ! » ai-je répondu, toute fière. Il voulait savoir ce qu’elle faisait là, j’ai donc dit que c’était un cadeau de Mrs Gilette. Cela a semblé le contrarier, je crois qu’il n’aime pas les oiseaux et cela me rend triste. Ma petite Rosy est pourtant si mignonne ! Elle est blanche et jaune et elle fait de petits bruits curieux. Je vais bientôt lui apprendre des mots, je crois qu’elle n’en sait pas. James a fermé les yeux quelques secondes, il a soupiré, il a murmuré « première sottise » et il m’a demandée de la laisser dans mon boudoir ou dans ma chambre, mais de ne l’emmener en aucun cas dans la chambre commune. C’est de là que je tiens qu’il n’aime pas trop les oiseaux. J’espère qu’il ne grondera pas son Lieutenant en lui disant de gronder sa femme en retour. J’espère aussi que James se mettra à apprécier Rosy. A-t-il dit « première sottise » à mon propos ou à propos du Lieutenant Gilette et de sa femme, je l’ignore. Mais je pense que James aimera mon oiseau !


Le 24 octobre

J’ai commencé à apprendre « Mummy » à ma petite Rosy ! James s’en est contrarié tout à l’heure lorsqu’il s’en aperçut. Non que Rosy sache déjà le dire, mais parce qu’il est entré dans mon boudoir alors que j’étais occupée à lui faire répéter « Mummy ». Rosy est un oiseau intelligent, mais il est sans doute normal d’avoir besoin de plusieurs jours pour apprendre un mot. Je suis curieuse de voir comment cela se passera avec les enfants que nous aurons. Pour le moment, Rosy sait dire « Muuuum » ce qui est déjà très bien. Je l’ai d’ailleurs récompensée en lui donnant des graines en dehors des repas. Je ne comprends pas pourquoi James s’en est contrarié, à moins que ce soit parce que je lui apprends « Mummy » et non « Mother » mais « Mother » est plus difficile à prononcer. En présence de mon mari, Rosy se remet à faire de curieux petits bruits puis, lorsque nous sommes seules toutes les deux, elle me regarde avec attention comme si elle attendait que je lui apprenne un mot. Je lui ai fait un bisou sur sa petite tête blanche.


Le 25 octobre

James est de mauvaise humeur. Il a été réveillé ce matin aux aurores par un « couaaaaak !!! » perçant poussé par Rosy. Il m’a grondée pour cela et il est parti au Fort de mauvaise humeur. Si cela avait été un jour de pendaison, il aurait peut-être remercié Rosy de l’avoir si bien réveillé, mais ce n’était point le cas. Je reconnais avoir d’abord été contrariée moi-même d’être réveillée de la sorte, mais surtout avoir été effrayée car je ne m’attendais point à un cri strident, ce qui me fit peur. J’étais ensuite attendrie par ma petite puce, ma petite Rosy. Je l’ai cajolée après le départ de James et je l’ai remise dans mon boudoir où elle s’est rendormie un peu. James voulait savoir pourquoi « ce volatile » comme il l’a nommé – ce n’est pas gentil !- était dans la chambre commune alors qu’il me l’avait interdit. J’étais honteuse, je suis devenue rouge coquelicot et j’ai baissé la tête. Je lui ai expliqué que pendant la journée je l’avais mise là pour que nous soyons bien tranquille pour apprendre des mots car c’est une chambre tout à fait paisible et petite. J’ai oublié de remettre Rosy dans mon boudoir et, lorsque je me suis trouvée en chemise de nuit dans l’attente de l’arrivée de mon mari, j’ai tout juste eu le temps de la cacher avec son perchoir derrière le paravent que nous avons dans la chambre commune. Rosy dormait, James ne l’a donc ni vue ni entendue à son arrivée. Il s’est endormi près de moi. Rosy s’est réveillée aux aurores et a dû sentir la présence de James, c’est pourquoi elle a claironné ce « couaaaaak !!! » auquel nous ne nous attendions pas. Mon mari m’a dit que désormais il inspecterait la chambre avant de se coucher pour voir si je n’y avais pas caché de perruche.
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Ludivine_la_fee_clochette
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mer 1 Nov - 15:29

Quel très bonne idée,le journal de Rosetta.Bravo
j'adore cheers
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 16 Nov - 20:41

Merci, Ludivine ! sunny



Novembre 1720



Le 7 novembre

Je n’ai rien écrit depuis douze jours, mais j’avais une bonne raison à cela : je n’ai pas tenu mon Journal parce que j’ai été enlevée par des pirates. Ils appelaient cela « prendre un otage », il parait que c’est le terme professionnel. Il faudrait plutôt dire « des otages » car je n’étais pas seule. Ils ont emporté aussi ma petite Rosy ! Fort heureusement, les pirates m’ont rendue à James et ont aussi rendu Rosy. Lorsque c’est arrivé, je me promenais avec mon époux sur les remparts. Il me disait justement qu’il ne voyait pas l’intérêt d’emmener Rosy lorsqu’il désirait se promener avec moi. Ces promenades arrivent parfois : James est à Fort Charles, puis il me fait venir pour avoir le plaisir de passer un petit moment en ma compagnie. Il aime se promener ainsi sur les remparts avec moi. C’était la première fois que j’emmenais Rosy. Je lui ai d’ailleurs expliqué qu’elle était petite et que c’était donc sa première sortie hors de notre plantation. Il était mécontent, mais il est vrai qu’elle l’avait réveillé brutalement le matin même alors qu’il ne savait pas qu’elle se trouvait dans la chambre commune. Le « Couak » perçant de ma petite Rosy lui avait déplu. Il n’était donc pas content de me voir arriver à la promenade avec elle. Au moment où James me regardait monter dans ma calèche pour retourner à la maison, un pirate a surgi et m’a saisie. Il était poursuivi par des soldats. Il était venu à Port Royal pour reprendre la réserve de rhum de contrebande que la marine royale avait confisqué à des contrebandiers – d’après ce que le pirate en question m’a dit pendant que j’étais son otage. Mr Sparrow – c’est le nom du pirate – a dû comprendre tout de suite que j’étais l’épouse du Commodore. Il a appliqué son mousquet sur ma tempe et il a dit qu’il m’emportait avec lui pour qu’on ne le poursuive pas. J’ai eu très peur. James a été obligé de céder pour qu’il ne me fasse pas de mal. Il m’a traînée comme cela jusqu’à un navire qui appartenait à notre flotte et qu’il a volé par la même occasion. Il a dû voir aussi que je tenais à ma perruche, qui était sur son perchoir à côté de la calèche, car il l’a saisie aussi. C’est vrai qu’il m’a entendue crier « Rosyy !! » quand il m’a menacée. Rosy et moi avons été rendues à James, mais pas le navire que Mr Sparrow a volé. Mon époux est très contrarié de la perte de ce navire. Très contrarié.


Le 8 novembre

Il y avait déjà des pirates sur le navire que Mr Sparrow a volé. Je ne sais pas comment ils ont fait, mais ses hommes étaient montés à bord sans être inquiétés par les soldats. J’ai vu qu’il y avait un vieux barbu avec un perroquet sur l’épaule, j’ai alors demandé à ce que ma petite Rosy ne l’approche pas parce qu’elle est encore trop petite pour voir des mâles. Il y avait aussi un autre pirate qui était très intéressant parce qu’il m’a dit qu’il avait été sous les ordres de mon époux – il m’a d’ailleurs racontée des choses fort amusantes sur lui. J’avais très peur et Rosy aussi. Nous étions toutes tremblantes. Mr Sparrow nous a enfermées dans une cabine qui, fort heureusement, avait un verrou. Nous ne l’avons pas revu avant plusieurs jours. Nous n’avons vu que le monsieur qui avait servi sous les ordres de mon époux, qui a de grosses touffes de cheveux sur la figure et qui s’appelle Mr Gibbs – il m‘a même dit que son petit nom était Joshamee. Mon époux l’a chassé de la marine pour ivrognerie. Je n’ai pas dit qu’il avait eu raison parce que j’avais peur, mais c’est un vice affreux. J’espère que Mr Gibbs se repentira de son penchant. Nous sommes restés en mer pendant plusieurs jours. Mr Gibbs m’apportait à manger. Il disait « C’est la tambouille de Joshamee ! » J’ai du lui demander ce que voulait dire le mot « tambouille » parce que je ne le connaissais pas. Je crois bien que c’est un mot familier. Mr Sparrow et Mr Gibbs disaient d’ailleurs beaucoup de choses que je ne comprenais pas. J’étais terrorisée d’être avec des pirates et que ma pauvre petite Rosy soit avec moi, mais ils ont été gentils. Je disais « Maman est là » et cela a intrigué Mr Gibbs. Je lui ai alors expliqué que ma petite Rosy savait dire des mots et je le lui ai montré. Il voulait qu’elle parle avec le perroquet mais je n’ai pas voulu.


Le 9 Novembre

Mr Sparrow m’a fait descendre du navire au bout de plusieurs jours. J’espérais qu’il me ramenait à Port Royal, mais non. Il m’a conduite dans une maison où il y avait une jolie jeune femme blonde. C’était son épouse et j’avais du mal à y croire tant elle était jolie et douce, je trouvais surprenant qu’elle soit l’épouse d’un pirate. Mrs Sparrow s’appelle Samantha. Nous sommes devenues amies alors que nous n’avons été ensemble que trois jours. Nous avons décidé de nous écrire. Je dois cacher cette correspondance à mon époux qui ne la tolérerait pas. Mrs Sparrow est très gentille. Après trois jours, Mr Sparrow a dit qu’il avait repéré un navire marchand qui allait à Port Royal. Il m’a fait monter à bord pour être ramenée là-bas. Le Capitaine a été très gentil. La cuisine était meilleure que celle de Mr Gibbs qui avait beaucoup d’enthousiasme et se croyait bon cuisinier alors que malheureusement ce n’était pas bon du tout. En revanche, Mrs Sparrow est fort bonne cuisinière. Le Capitaine est allé trouver des soldats en son arrivée à Port Royal pour leur dire que Mrs Norrington était à son bord avec Rosy. C’est moi qui lui aie demandé de préciser « avec Rosy ». James est accouru, il m’a accueillie. Il nous a immédiatement fait transporter à la plantation pour que nous nous reposions et qu’il puisse se réjouir de notre retour dans l’intimité. Il avait lancé ses navires à la poursuite de Mr Sparrow mais pas au bon endroit apparemment. Lui-même était parti, il n’était de retour que depuis deux jours en attendant de se lancer dans une autre expédition. Il m’a demandée comment avais-je été traitée et je lui ai dit que j’avais été bien traitée. Il en a été infiniment soulagé. Il m’a cependant beaucoup questionnée. Je n’ai pas parlé des choses amusantes que Mr Gibbs m’a racontée sur James. Lorsque j’ai fait préciser que j’étais de retour avec Rosy, j’ai manqué faire dire « Mrs Norrington avec Miss Norrington » mais je n’ai pas osé. James ne veut pas entendre parler de Mr Sparrow, il me défend de prononcer son nom. Il a répété plusieurs fois qu’il l’attraperait et qu’il lui ferait faire un saut dans le vide suivi d’un arrêt brutal. Voilà bien la raison de ne pas lui dire que j’ai promis à Mrs Sparrow de lui écrire.


Le 10 novembre

J’ai retrouvé mon univers et mon quotidien depuis quatre jours et j’en suis heureuse. J’ai cependant écrit à Mrs Sparrow comme je le lui avais promis. J’ai fait porter la lettre en secret, j’espère que mon époux n’en interceptera jamais car il ne serait point content et aurait raison de ne point l’être. Enfin, il ne m’a pas interdit d’écrire à Mrs Sparrow, ce n’est donc point lui désobéir que de le faire. Ce qui m’est défendue, c’est de prononcer le nom de Mr Sparrow. Aujourd’hui, le Lieutenant Gilette a perdu son chapeau. Je n’en sais pas plus. Voilà seulement une anecdote que mon époux m’a rapportée. Il est toujours contrarié de la perte du navire que Mr Sparrow lui a volé quand il nous a prises en otage, Rosy et moi.


Le 11 novembre

Je suis bouleversée ! Ma petite Rosy est bleue ! Elle est entrée toute seule dans le bureau de mon époux et elle a renversé de l’encre ! Elle ne vole pourtant pas beaucoup, elle volette surtout autour de son perchoir ou dans mon appartements, mais aujourd’hui elle s’est échappée. Je l’ai poursuivie. Elle est sortie par une fenêtre. Il a fallu que je trouve une porte pour la rejoindre dans le petit jardin. Je l’ai vue alors rentrer par une autre fenêtre qui est celle du bureau de mon époux et que l’on avait sans doute ouverte pour faire un peu d’air. Elle s’est posée sur le bureau. Il a encore fallu que je trouve une porte pour la rejoindre. Je n’entre habituellement jamais dans le bureau de mon mari qui ne me le permet pas à moins d’y être présent et de souhaiter ma venue, mais cette fois il a bien fallu que j’entre pour récupérer Rosy. Je l’ai trouvée en train de jouer avec de l’encre. Avant que je puisse la reprendre, elle a réussi à renverser l’encre sur elle et elle s’est teinte en bleue ! Je lui ai fait donner un bain mais il lui reste encore de la couleur. J’espère que cela va partir. Ma pauvre petite Rosy ! James a voulu savoir ce qui était arrivé car j’avais l’air affolée. « Rosy a joué avec de l’encre et s’est teinte en bleu ». Il m’a demandée quelle encre, puisque je n’en possède que noir, alors que l’encre bleue sert aux cartes maritimes. Il fronçait les sourcils. J’ai baissé les yeux et je lui ai dit que Rosy s’était échappée et était entrée dans son bureau sans que je sache comment par une fenêtre ouverte. James était fâché. Heureusement, Rosy n’a pas été grondée.


Le 12 novembre

Je continue d’être bouleversée en voyant ma Rosy d’une curieuse couleur. Le bleu part un peu lorsqu’on lui donne un bain, mais ses plumes restent bizarres et tachées. James est de mauvaise humeur à cause de l’encre renversée sur son bureau. Par chance, c’est la couverture d’un livre qui a été tachée, et non véritablement le bureau en acajou. James est cependant fâchée à cause de l’état de la couverture de ce livre.
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Lun 20 Nov - 0:05

Le 13 novembre

Ma petite Rosy s’éclaircit un peu. Elle a toujours beaucoup de bleu sur ses plumes, mais le blanc commence à ressortir. J’ai l’espoir de la retrouver toute propre d’ici quelques jours. Je ne pensais pas qu’elle serait si coquine pour s’enfuir par la fenêtre et entrer ainsi dans le bureau de mon époux que je lui apprends à appeler « Daddy » ! Lorsque je suis arrivée dans le petit jardin, elle m’attendait, puis en me voyant elle s’est remise à voler ! Je ne l’ai cependant pas grondée. Elle est si mignonne ! Et puis elle s’est trouvée punie en se teignant en bleu. Pauvre Rosy. J’ai vu que James se retenait de rire en la voyant l’air si curieux, si bizarre. Je crois que s’il n’a pas ri, c’est parce qu’il était fâché en même temps à cause de l’encre qui s’est renversée sur un livre, et parce que Rosy est entrée dans son bureau ainsi que moi. Je pense soudain que nous avons eu de la chance que la porte du bureau n’ait point été fermée à clé, sans quoi je n’aurais pu rattraper Rosy avant le retour de mon mari, il aurait fallu attendre qu’elle ressorte elle-même, par la fenêtre comme elle était entrée. Si James l’avait trouvée dans son bureau, il se serait certainement vraiment fâché et Rosy aurait eu le temps de faire encore d’autres bêtises avant qu’il n’arrive. Je suis contente que la porte ait été ouverte car je n’aurais pas pu faire comme Rosy et entrer par la fenêtre.


Le 14 novembre

J’ai écrit à Samantha ! C’est la première lettre que je lui envoie ! Cela m’est tout étrange car c’est une lettre un peu particulière. J’ai l’habitude d’écrire à Londres, mais c’est la première fois que j’adresse une lettre à l’épouse d’un pirate demeurant sur l’île de Saint Vincent. J’ai fait de mon mieux, j’espère que ce sera bien. J’ai bien fait attention de ne point parler des pendaisons dont s’occupe James car cela froisserait très certainement Samantha – je lui ai permis de me nommer Rosetta comme pour lui faire oublier ainsi que mon époux, le Commodore Norrington, traque les pirates et les fait pendre. Je sais que le nom que je porte est bien connu des pirates. Par précaution, je demande d’ailleurs à Samantha d’adresser son courrier au nom de ma femme de chambre pour qu’on ne l’accuse pas de trahir Mr Sparrow en écrivant à l’épouse du Commodore qui le pourchasse. Ma femme de chambre est dans la confidence, bien entendu. J’ai confiance en elle. Reste que le courrier de Samantha est adressé à Port Royal, mais il n’y a pas que la marine royale qui vit ici. J’espère qu’elle va bien, qu’elle ne se sent pas trop seule si Mr Sparrow est en mer. Je lui parle de Rosy et lui raconte comment elle entra dans le bureau de mon époux et se renversa de l’encre bleue sur les plumes alors qu’elle jouait.


Le 15 novembre

Je ne me sens pas très bien. Mes menstruations sont arrivées depuis hier mais c’est aujourd’hui que cela me fait mal. Je n’ai presque rien senti le mois dernier, mais depuis tout à l’heure j’ai une terrible migraine. J’espère que cela ira mieux demain. Comme le mois dernier et le mois d’avant, j’ai dormi dans ma chambre et James dans la sienne. Nous avons une chambre commune mais il veut que nous fassions chambres à part dans ces moments-là. Je vais me coucher tout de suite, ma tête me fait beaucoup souffrir.


Le 16 novembre

Je n’ai pas très bien dormi du fait de cette affreuse migraine qui a encore duré toute la matinée et puis encore jusqu’après le dîner de midi. Elle est passée, à présent, je me sens bien mieux. James est arrivé tout à l’heure avec une lettre de son père. Monsieur l’Amiral mon beau-père écrit à Fort Charles, si bien que mon époux a trouvé la lettre au milieu de la correspondance officielle. James ne me l’a point fait lire mais il m’en a fait lecture lui-même à propos des passages me concernant. Mon beau-père me salue, se soucie de ma santé et me dit beaucoup de choses aimables. Il demande à James de lui écrire immédiatement lorsque je serai enceinte pour le lui faire savoir le plus vite possible. James s’est penché vers moi à ce moment-là et m’a embrassée sur le front en disant « Ce n’est pas encore le cas, mais cela ne saurait tarder, ma chère, n’ayez crainte ». Je souhaite qu’il ait raison. Mon désir le plus cher est de donner un héritier à mon époux pour satisfaire ainsi Monsieur l’Amiral et James, mais aussi pour moi qui souhaite plus que tout être mère. Un héritier qui, je l’espère, sera suivi de petits frères et de petites sœurs. Je pense à l’instant que j’ai appris à Rosy comment dire « Mummy » et « daddy », mais Monsieur l’Amiral est son grand-père, dans ce cas ! Il faut que je pense à lui apprendre à dire « Grandpa » ! Monsieur l’Amiral sera content de l’entendre l’appeler « Grandpa » quand il fera sa connaissance !


Le 17 novembre

Je me porte à merveille, Rosy est de moins en moins bleue et le regard que m’a lancé mon époux tout à l’heure me donne l’espoir de ne pas avoir de menstruations le mois prochain. Il s’est tout de même retiré dans sa chambre et je vais dormir cette nuit encore dans la mienne, mais je ne crois pas me tromper en pensant qu’il exercera ses droits sur moi dans les jours à venir. Je suis si heureuse qu’il soit là ! J’ai peur du jour où il me dira qu’il doit partir en mer et me laisser toute seule avec Rosy. Il m’a tant manqué lorsque j’étais l’otage de Mr Sparrow et de Mr Joshamee ! Mais ne pensons pas à des choses tristes. Pour le moment, James est là, il a beaucoup de travail à Port Royal et ne parle pas encore de prendre la mer. J’ai vu aujourd’hui Miss Wilkinson qui est ma marchande de mode. Elle est venue à la demande de mon époux pour me présenter des croquis qu’elle a fait à mon intention. Le gouverneur donne un bal bientôt, Miss Wilkinson me confectionnera une robe à cette occasion. Elle m’a dit comme à chaque fois que je pouvais aussi faire mes propres croquis, ce dont je serais bien en peine, ou bien lui faire part de toutes mes suggestions pour qu’elle-même en fasse un nouveau croquis. Cela n’a point été nécessaire, j’ai choisi l’un de ceux qu’elle avait préparé pour moi. Je l’ai montré tout à l’heure à James et j’ai eu son approbation. Miss Wilkinson reviendra demain pour savoir si le croquis que j’ai choisi aujourd’hui est bien le modèle que je veux pour la robe.


Le 18 novembre

Miss Wilkinson est revenue chercher son croquis. Je lui ai dit que c’était bien la robe que je porterai au bal du gouverneur. Je suis contente, je crois qu’elle sera très jolie. Après le départ de Miss Wilkinson, j’ai eu subitement l’envie de dessiner moi aussi. Je me suis assise dans mon boudoir devant le perchoir de Rosy et je l’ai prise pour modèle. Je lui ai montrée mon travail une fois celui-ci fini, mais curieusement Rosy a poussé un « couaaaaak ! » strident et s’est envolée comme pour me dire que mon dessin était très mal fait. Cela m’a désappointée un peu, même si je dois reconnaître que l’on ne reconnaît pas très bien Rosy sur mon dessin. James me l’a confirmé. Il a esquissé un sourire amusé et a suggéré que j’écrive « Rosy » au-dessus du dessin pour me souvenir plus tard de ce que c’était. Rosy a voleté un petit moment dans mes appartements avant de retourner se poser sur son perchoir.


Le 19 novembre

Je me suis occupée aujourd’hui d’apprendre des mots à Rosy ! Elle sait déjà dire « Daddy », « Mommy », il faut qu’elle apprenne « Grandpa » dans la perspective de recevoir la visite de Monsieur l’Amiral ! James ne sait pas encore qu’elle sait dire « Daddy » et « Mommy » - pas très bien encore, mais l’on comprend tout de même ce qu’elle dit – je compte le lui montrer très bientôt. J’ai pensé aussi à lui apprendre le mot « Noël » car le jour de la Nativité approche. Je me demande si elle pourrait aussi apprendre un chant ? Je laisse mon Journal, James m’a demandée de le rejoindre dans la chambre commune.
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Ludivine_la_fee_clochette
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Ven 24 Nov - 19:32

Rien à dire c'est toujours aussi génial Very Happy J'attends la suite avec impatience sunny
Bravo encore
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Ven 24 Nov - 22:59

Merci, Ludivine ! flower
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Sam 2 Déc - 2:53

Le 20 novembre

James était des plus fougueux la nuit dernière, ses yeux brillaient dans le noir. Il m’est impossible de conter dans ce Journal ce qu’il fait avec moi dans la chambre commune. Toujours est-il qu’il était très satisfait, il me l’a dit. Il a cessé d’être satisfait lorsqu’il a pris son petit déjeuner et qu’il s’est aperçu qu’il y avait trop de sucre dans son chocolat. Voilà qui l’a contrarié pour un moment. Nous avons du bon cacao en Jamaïque, mais aussi du bon sucre. James exige que l’on utilise toujours celui de nos propres cannes à sucre. Ce matin, la cuisinière en a trop mis. Lorsque James a porté la tasse à ses lèvres, il a manqué s’étouffer. Ce qui était très amusant était son expression comme si on venait lui annoncer que Mr Sparrow lui avait volé sa perruque. Ce qui l’était moins, c’était de voir qu’il était réellement contrarié. Dans ces moments-là, je tache de me faire toute petite comme si je sentais qu’il pourrait passer sa contrariété sur moi. Il n’en fut rien. Il me sourit au contraire et me dit que si je n’avais point remarqué qu’il y avait trop de sucre dans le chocolat c’était parce que je songeais encore aux délices de la nuit passée, ce qui l’a rendu à nouveau très satisfait. Il est vrai que je n’ai point remarqué de particulier en portant la tasse à mes lèvres. J’ai rougi et James a définitivement cessé d’être contrarié, sauf lorsqu’il est allé gronder la cuisinière.


Le 21 novembre

Le Lieutenant Gillette se prénommerait en fait Andrew ! Ce n’est plus du tout Sinclair comme je l’entendis une fois. Peut-être s’agissait-il de son père ? Enfin il se prénomme Andrew et il est issu de la même promotion que mon époux, à l’académie navale de Greenwich. Ce qu’il y a, c’est que Mr Gillette est toujours Lieutenant alors que James est Commodore. Le Lieutenant Groves, quant à lui, se prénomme bien Theodore, ou Teddy. Il est plus jeune qu’eux. J’ai appris tout cela en bavardant avec Mrs Gillette. Nous sommes très amies depuis qu’elle m’a offert Rosy ! Je ne la connaissais que fort peu auparavant. Nous avons bavardé toutes les deux de mille frivolités et je lui ai beaucoup parlé de Rosy. Elle n’a pas voulu me dire quelle serait la couleur de sa robe au bal du gouverneur. Cela ne fait rien. Bien entendu, je n’ai pas su tenir ma langue, je lui ai dit pour la mienne. Ce ne sera plus une surprise mais cela ne fait rien. De toute manière, dire la couleur ne lui dit point comment est-elle.


Le 22 novembre

J’ai fait une sottise, aujourd’hui, et James m’a corrigée pour cela. C’était la première fois, c’était étonnant et curieux. La sottise est arrivée en fin d’après-midi. J’étais dans mon boudoir occupée à jouer avec Rosy. Je me suis aperçue que ma petite perruche avait envie de faire pipi : elle a une façon de tourner sur elle-même qui me fait dire que c’est cela. C’est très curieux. Je l’ai prise dans mes bras, j’ai ouvert la fenêtre et je l’ai tenu en l’air pour qu’elle puisse faire pipi. Malheureusement, James était en dessous, il revenait déjà de Fort Charles. Et malheureusement encore, il venait d’ôter son chapeau. Rosy lui a fait pipi sur la perruque. Je me demande maintenant comment s’en est-il aperçu alors que sa tête est en dessous, mais il l’a senti. Il a levé la tête aussitôt et nous a vues toutes les deux à la fenêtre, moi tenant ma Rosy à bout de bras. Il est rentré très vite et à gravit les escaliers en courant. Il m’a dit « Ce n’est point votre première sottise, mais celle-ci est d’importance ! » J’étais partagée entre l’envie de rire devant son sérieux et son courroux alors que sa perruque était humide, et la peur qu’il me faisait tout en même temps. J’ai vite reposé Rosy sur son perchoir. Elle avait l’air toute contente. James l’a ignorée, heureusement. Il ne s’est adressé qu’à moi : « Madame, suivez-moi dans mon bureau. » Je l’y ai suivi. Il m’a dit de l’y attendre. Quand il est revenu, quelques minutes plus tard, il avait une perruque sèche. Il était allé dans sa chambre pour en mettre une autre. Je raconterai la suite demain car je ne cesse de me tortiller sur ma chaise pour écrire. Je vais m’allonger. Il m’a demandée de dormir dans mes appartements, ce soir, comme pénitence : il me prive de la chambre commune et de sa compagnie en plus du reste.


Le 23 novembre

Je reviens sur ce qui est arrivé hier. Une fois dans le bureau, James m’a regardée d’un air inflexible et m’a dit : « Savez-vous ce que je vais faire, Madame ? » Je n’en avais pas la moindre idée. Il est alors cherché une baguette en osier qu’il m’a montrée avant de l’agiter en tout sens. Cela faisait du courant d’air, c’est aussi bien qu’un éventail par ces chaleurs mais il faut quelqu’un pour l’agiter. « Penchez-vous sur le bureau et relevez vos jupes ! » a-t-il alors ordonné. J’ai compris ce qu’il allait faire. J’ai fait ce qu’il me demandait. Il m’a frappée les fesses avec la baguette en osier pendant quelques instants. C’était curieux. Curieux parce que je n’avais jamais entendu parler de cela, mais point curieux pour mon époux qui précisa que c’était là la manière de tout gentleman pour corriger les sottises. Il a appelé cela « un renversement suivi d’une fessée brutale », à la manière de son expression favorite « un saut dans le vide suivi d’un arrêt brutal ». Puis il m’a donc privée de chambre commune. Aujourd’hui, j’ai vu Miss Wilkinson, venue m’apporter la robe qu’elle vient de terminer pour moi, pour le bal du gouverneur qui est demain. Elle est venue de bonne heure s’occuper des essayages dans le cas où il faudrait reprendre quelque chose. Cela ne fut point nécessaire, la robe est parfaite. James est venue assister aux essayages, il s’est déclaré très satisfait. Je m’assois mieux qu’hier, aujourd’hui. Je ne suis pas à me tortiller et à essayer de trouver comment être assise. Par contre, j’ai vu les marques que la canne en osier de James a laissées sur mes fesses, je suis curieuse de voir combien de temps vont-elles rester. Je vais me coucher, c’est-à-dire que je vais quitter mes appartements : James m’autorise à revenir ce soir à la chambre commune.


Le 24 novembre

Le bal du gouverneur est ce soir. Nous nous apprêtons à partir. James est venu assister à ma toilette et à mon habillement. Il a vérifié que mon corset soit serré comme il le voulait. Il aime beaucoup la robe que je porte.


Le 25 novembre

Le bal donné par le gouverneur fut à merveille. Il est seulement dommage d’y avoir vu la Miss Swann, mais c’est bien normal de l’y avoir vu puisqu’elle est sa fille. Voilà une jeune personne que l’on devine outrageusement gâtée. Je pense que son père a de l’affection pour elle au point de lui tout permettre, car elle est vraiment stupéfiante. Voilà une personne que je ne voudrais pour rien au monde comme modèle pour mes futures filles. J’ai déjà vu le gouverneur soupirer discrètement de lassitude mais jamais la réprimander – mais je ne sais s’il le fait ou non en privé, ce qui m’étonnerait cependant. La Miss Swann est orpheline de mère : je pense que le gouverneur aimait beaucoup son épouse et qu’il a cru bien, avec les meilleures intentions du monde, de ne point réprimander sa fille lorsqu’elle faisait mal. Je me trompe peut-être, je ne sais. Je pense qu’il serait content de la voir prendre époux. Quelqu’un qui saurait la tenir. Je suis fatiguée, je continuerai demain.


Le 26 novembre

Je reviens sur le sujet du bal du gouverneur. Mon époux n’a cessé de me faire compliment de ma mise, ce qui m’a comblée. J’aime tant lorsqu’il me dit que je suis jolie ! Je rosis de joie et ensuite il m’embrasse. James est si bien, et si bien mis aussi ! Que cet uniforme de Commodore est beau ! Mais ce n’est point seulement cela : lorsqu’il ne le porte pas, il est tout aussi beau. Rosy aussi. Elle a retrouvé sa couleur d’origine. Elle est mignonne. J’aurais aimé l’emmener avec moi au bal, mais James n’a point voulu. Il m’a dit « Êtes-vous folle, Madame ? » Je n’ai point insisté. Je vois bien qu’il a raison : Rosy est petite, bien trop petite pour aller au bal surtout n’ayant reçu aucune invitation. Elle viendra lorsqu’elle sera plus grande. J’ai beaucoup parlé d’elle lors du bal, chaque fois que je ne dansais point et que j’étais à bavarder avec des dames – mais pas avec la Miss Swann. Mrs Gillette était enchantée de ma compagnie. J’étais contente de voir aussi son époux, ainsi que le Lieutenant Groves. Tous deux sont très gentils avec moi. Le gouverneur l’est aussi, il a toujours un air de bonté qu’il n’a sans doute pas su réfréner en ce qui concerne sa fille. Aujourd’hui, je me suis occupée de ma petite Rosy. Je continue à lui faire dire les mots que je lui ai appris.
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momimu
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Sam 2 Déc - 12:16

pas mal du tout
bravo cheers
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Dim 3 Déc - 22:32

Merci, Momimu ! cheers



Le 27 novembre

J’ai vu Mr Turner, aujourd’hui. C’est un forgeron. Il travaille pour Maître Brown, dans sa forge. Habituellement, mon époux le reçoit dans son bureau lorsqu’il vient lui porter une épée, mais il le reçut aujourd’hui dans un salon, c’est pourquoi je le vis. Miss Wilkinson le vit également, elle était avec moi, elle sortait de mes appartements. Je l’avais fait venir pour lui faire compliment de la robe qu’elle fit pour moi à l’occasion du bal du gouverneur. Mr Turner était en train de présenter une arme à mon époux, probablement pour qu’il puisse l’exposer dans son armurerie avec ses pistolets. James a reçu une magnifique épée de cérémonie à l’occasion de sa promotion, au cours de la cérémonie qui lui donna le grade de Commodore, cet heureux jour où il me fit sa demande. Nous étions tous convaincus que c’était à Maître Brown que James devait cette magnifique réalisation avec une lame parfaitement équilibrée ainsi qu’il le dit, mais nous savons depuis que c’est à Mr Turner que nous la devons. Il a fait du très bon travail. Mon époux collectionnant les épées et les pistolets près de son bureau, il a passé une nouvelle commande. Il avait l’air très satisfait. Mr Turner m’a salué d’un « Mrs Norrington » puis Miss Wilkinson. Je ne sais pourquoi, mais Miss Wilkinson est devenue toute rose à ce moment-là.


Le 28 novembre

Je me demande si Samantha a reçu ma lettre. Je viens de me rendre compte que j’ai oublié de lui demander des nouvelles de Mr Joshamee. C’est-à-dire de Mr Gibbs. C’est plus fort que moi, je ne puis m’empêcher d’écrire « Mr Joshamee » ! Sans doute parce que je trouve cela adorable et que cela fait ours comme Mr Gibbs en a l’air. Il a été si gentil avec moi lorsque j’étais sur le vaisseau de Mr Sparrow que je ne puis que demander de ses nouvelles. Lorsque j’écrirai ma deuxième lettre à Samantha, je ferai bien attention à ne point oublier. Cela me fait penser aussi, en regardant la date de ce jour que je viens d’écrire sur ce Journal, que la Nativité de notre Seigneur est proche. Je prie pour que Samantha ne soit point seule en cette occasion mais que Mr Sparrow soit près d’elle. Je prie également pour que James ne soit pas non plus en mer mais que lui aussi soit près de moi. Ce serait amusant si nous étions tous les quatre réunis, mais c’est là chose impossible. Pour le moment, j’essaie de faire dire « Noël » à Rosy, mais encore sans réel succès. Il reste heureusement quelques semaines encore.


Le 29 novembre

J’ai eu une idée, aujourd’hui ! Mon époux m’a mise en garde contre cela puisque donner la pomme à Adam en était une, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir une idée aujourd’hui ! Je voudrais organiser un goûter pour Rosy ! Pour mon adorable petite perruche ! Mais il faudrait pour cela qu’elle ait des amis que je puisse convier, ce qui n’est point encore le cas. Elle est petite, elle ne connaît pas encore d’autres perruches. Or, il en faut d’autres, bien sûr, pour pouvoir organiser un goûter, pour pouvoir faire des gâteaux ! Rosy a l’habitude de manger des gâteaux, elle adore cela et sait dire le mot depuis aujourd’hui, mais ce n’est point comme un goûter avec d’autres perruches. Ce serait si charmant ! Elle sait dire « gâteau », je n’en reviens toujours pas ! Je ne lui ai pas vraiment appris à le dire, elle l’a fait toute seule ! Bien sûr, lorsque je lui donne un gâteau, je lui disais le mot, mais je n’ai jamais fait quoi que ce soit pour le lui apprendre. Ce matin, elle a soudain dit « gâteaux ! » comme pour me dire qu’elle en voulait. Je vais devoir maintenant lui apprendre que cela ne se fait point de réclamer. Je ne le lui ai pas encore dit parce que je l’ai trouvée si mignonne en train de dire cela ! « Gâteaux ! » C’est de là qu’est venue mon idée d’un goûter. Je demanderai bien sûr la permission à mon époux, mais lorsque j’aurais trouvé d’autres perruches.


Le 30 novembre

Je ne me suis pas encore occupée de trouver des amies pour Rosy. Il faut pourtant que je le fasse, mais je ne sais comment. Je ne peux pas écrire aux perruches de l’île parce qu’elles ne savent pas lire. Je crois que je m’adresserai au Lieutenant Gillette : après tout, c’est lui qui m’a offert Rosy, peut-être sait-il où je puis trouver d’autres perruches. Je voudrais aussi qu’elles soient de bonne éducation car je ne veux pas donner à Rosy des amies peu convenables. En d’autres termes, je voudrais trouver des perruches qui ne ressemblent point à la Miss Swann. J’irai voir Mrs Gillette dès que je le pourrai, elle en parlera à son mari. J’ai mangé beaucoup de pommes, aujourd’hui, j’espère que cela ne fait pas trop. Un navire marchand venu d’Angleterre est arrivé hier avec toute une cargaison de pommes et la cuisinière en a acheté beaucoup à la demande de mon mari. Ces pommes sont juteuses et délicieuses, elles me rappellent tant nos vertes contrées !
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Sam 9 Déc - 1:27

Décembre 1720



Le 1er décembre

Mon époux n’était pas de très bonne humeur, aujourd’hui. Il m’en a donnée la raison lui-même, m’étant bien gardée de la lui demander de peur que cela soit s’immiscer dans ses affaires. Son humeur vient de deux fusiliers-marins qu’il a sous ses ordres et qui se nomment Mr Mullroy et Mr Murtogg. Ils ont fait tomber l’étendard qu’ils tenaient tous deux juste au moment où mon époux passait, ce qui l’a vivement contrarié. Cela dut faire grand bruit, en effet, ces étendards sont bien hauts et lourds si je me souviens bien de ceux que j’ai déjà vus. Il est heureux que mon époux n’ait pas reçu cette chose sur lui. Tout ce que je puis dire d’autre est que j’espère qu’il ne fut point trop sévère avec ses hommes qui n’ont sans doute point fait exprès du tout de faire tomber cet étendard. Je ne connais ni Mr Mullroy ni Mr Murtogg, je ne puis savoir si ce sont ou non de braves gens, mais je sais que ce serait stupide que de vouloir faire tomber exprès un étendard, surtout au moment où mon époux passe !


Le 2 décembre

Mon époux continue d’être de mauvaise humeur mais cela aujourd’hui pour une tout autre raison que la veille. Mr Mullroy et Mr Murtogg ne sont plus en cause. James m’a racontée que plusieurs vaisseaux de la Compagnie des Indes sont entrés ce matin dans le port. Ils avaient à leur bord beaucoup de soldats venus d’Angleterre et l’homme qui est à la tête de la Compagnie en personne, Lord Cutler Beckett. J’ignorais qu’il était devenu Lord, son père a dû mourir depuis peu. Cependant, je n’oublie point cet homme. Il demanda ma main à Père alors que j’avais quinze ans. Elle lui fut refusée parce que cet homme lui déplaisait. Je frémis de le savoir ici, il ne m’a certainement pas oubliée. Comment réagira-t-il à la nouvelle de mon mariage avec le Commodore ? Cet homme me faisait peur. Je n’ai pas à le rencontrer pour le moment, mais je pense que cela ne saurait tarder tout de même : il faudra bien que des soupers, des réceptions et des bals soient donnés en son honneur, puisque le voilà pour le moment à Port Royal. James m’a dit qu’il avait installé ses appartements à Fort Charles, non loin de son propre bureau. Il sait peut-être déjà que le Commodore a une épouse et que celle-ci est connue de lui.


Le 3 décembre

James a beaucoup de travail depuis que Lord Beckett est à Port Royal, ce qui ne fait pourtant que depuis hier. Il m’a cependant priée de le rejoindre vers midi pour se promener un peu avec moi sur les remparts de Fort Charles comme il aime tant à le faire. Je fus tentée de refuser, de peur de rencontrer Lord Beckett, mais j’ai obéit. Je n’ai point vu le Lord, voilà qui me soulage pour le moment. En revanche, j’ai vu un homme qui me donna de longs frissons dans le dos. Il semblait nous épier, c’était très étrange. Il était trop loin pour que je puisse distinguer son visage, alors que je me retournais me sentant observée, mais mon époux m’a dit qu’il se doutait de qui il s’agissait comme je lui faisais part de mes inquiétudes. Il me conta que Lord Beckett était venu avec un secrétaire qu’il appelait Mr Mercer, que celui-ci avait tout du serpent et qu’il supposait donc que c’était lui qui nous espionnait. Il n’en dit pas plus. Cela ne me rassura pas du tout.
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mar 12 Déc - 1:06

Le 4 décembre

Je me suis ennuyée, aujourd’hui. Je n’avais aucun entrain, aucun goût pour rien. Pas même pour apprendre des mots à ma Rosy. C’est terrible. J’avais à peine l’envie de manger des gâteaux. Je n’ai d’ailleurs rien fait d’autre de la journée. Je crois que c’est parce que j’ai eu des cauchemars toute la nuit. J’ai rêvé que mon époux avait perdu sa perruque. Pas seulement égaré, mais perdu. Un vent violent, en mer, qui la lui avait arrachée. Il possède d’autres perruques de rechange, mais pas dans mon rêve. Il se retrouvait contraint de se montrer tête nue devant ses hommes puis devant tout le monde à Port Royal. Lorsque je me suis réveillée en peur, son père, Monsieur l’Amiral, était en train de le déshériter. Je n’ai point raconté cela à James de peur qu’il n’y voit un mauvais présage.


Le 5 décembre

Je suis de bonne humeur, si je compare avec hier. Je n’ai pas fait de cauchemar la nuit dernière et James a été charmant avec moi ce matin. Il m’a même dit que je pouvais faire venir Miss Wilkinson pour lui demander de nouvelles robes ! James se montre généreux. Je me suis empressée de faire venir Miss Wilkinson, donc. Je ne l’avais pas revue depuis le jour où je l’ai surprise à rougir en voyant Mr Turner, le forgeron. Je ne lui en aie point parlée. En revanche, elle m’a parlé de lui, ou plus exactement de sa sœur, Miss Turner. Je ne sais plus comment la conversation est venue sur elle. Toujours est-il que Miss Wilkinson m’a dit d’elle le plus grand bien. Je n’ai su que lui dire, n’ayant encore jamais rencontré Miss Turner. Je sais seulement que Mr Turner a une sœur. Les robes que Miss Wilkinson va faire pour moi sont au nombre de trois. J’avais un peu peur d’avoir exagéré, mais lorsque je l’ai dit tout à l’heure à mon époux il a répondu que j’étais raisonnable et qu’il était satisfait de moi. Je lui ai montré les croquis des robes. Il les a trouvés jolis. Demain, Miss Wilkinson reviendra les chercher pour pouvoir commencer le plus tôt possible son travail.


Le 6 décembre

Miss Wilkinson est revenue chercher les croquis. Elle m’a à nouveau parlé de Miss Turner, mais aussi beaucoup de Mr Turner, cette fois. Dois-je comprendre qu’il ne lui serait pas indifférent ? Je l’ignore, je ne sais pas voir ces choses-là. Ma petite Rosy sait bien dire « Mommy » et « Daddy », maintenant ! Je suis très fière d’elle ! Pour ce qui est de « Grandpa » et de « Noël », cela ne se reconnaît pas encore assez bien pour que l’on comprenne ce qu’elle dit. Pour ce qui est de « gâteaux », elle continue de le dire toute seule dès que de la nourriture lui est présentée. Je n’en reviens toujours pas, Rosy a su apprendre un mot toute seule ! Je l’ai dit à James, tout à l’heure. Hélas, il n’a pas paru s’intéresser à cela. C’est dommage. C’est peut-être parce qu’il a beaucoup à faire à Fort Charles depuis l’arrivée de Lord Beckett. Il n’a pas encore évoqué de réception donnée en son honneur. Je prie pour qu’il n’y en ait point. J’ai peur de revoir cet homme. Pourtant, je sais bien qu’il y en aura une. Il ne saurait en être autrement : il est le chef de la Compagnie des Indes.


Le 7 décembre

J’ai eu très peur, aujourd’hui ! Je me suis perdue dans les rues de Port Royal ! Tout est de ma faute, hélas. James ne me permet pas de descendre de carrosse avant d’atteindre Fort Charles, mais j’en suis descendue, aujourd’hui. Ce n’était point pour lui désobéir, mais par une curiosité qui m’a emportée sans que je ne m’en rende très bien compte. J’étais donc en carrosse, avec l’une de mes servantes, en route pour rejoindre mon mari au Fort. Je ne sais pourquoi – car ce n’est point du tout mon habitude – j’ai soulevé le rideau de la fenêtre du carrosse. J’ai vu des perruches ! J’ai fait arrêter le carrosse immédiatement et j’ai demandé à descendre. Ma servante me disait que Monsieur ne le voulait pas. Tout ce dont je me rappelle, c’est que je disais « Des perruches ! » Elle a consenti à ce que je descende. Elle est venue avec moi mais nous avons été tout de suite prise dans une cohue avec beaucoup de gens. Je me suis retrouvée séparée d’elle et je ne voyais plus le carrosse. Je me suis perdue dans les rues de Port Royal que je ne connais point du tout et que je n’imaginais point si sale ni si malodorant. J’a dû mal à tenir assise, ce soir. J’en dirai la raison demain.


Le 8 décembre

Je suis plus à l’aise aujourd’hui pour rester assise. Cela s’atténue. J’écrivais donc m’être perdue dans les rues de Port Royal. Une jeune fille m’a ramenée à mon carrosse, alors que je commençais à être entourée de gens peu avenants. Elle avait l’air de les connaître, elle leur a crié de me laisser tranquille et curieusement ils se sont éloignés. Je ne sais comment a-t-elle fait une chose pareille ! Je n’ai pas eu le temps de la remercier. Ma servante était là, elle m’a aidée à monter en carrosse et a ordonné au cocher de nous conduire bien ite à Fort Charles. Je regrette beaucoup de ne pas avoir remercié cette jeune fille. Mon époux a su ma mésaventure, c’est moi-même qui la lui aie contée alors qu’il s’étonnait de me trouver émue. Je n’ai pas eu peur sur l’instant, lorsque les hommes étaient autour de moi, mais par la suite. Je crois que sur le moment je ne me rendais pas compte du danger. C’est dans le carrosse que j’ai pris peur. James n’a pas apprécié du tout ma mésaventure. Il m’a grondée, m’a dit que ma passion pour les perruches me rendrait folle, puis m’a demandée de retourner bien vite à la maison, qu’il me punirait le soir, à son retour. C’est ce qu’il a fait, il m’a fait venir dans son bureau, penchée sur son bureau et m’a frappée avec la canne en osier. Il m’a fait promettre de ne plus jamais descendre de carrosse dans les rues de Port Royal sans être accompagnée de lui, et de lui seul. En particulier, sans doute, dans certains coins de Port Royal.


Le 9 décembre

Je n’ai pas osé parler à James de mon idée de goûter pour Rosy. Depuis l’incident de l’autre jour, parce que j’avais vu des perruches, je n’ose faire allusion à ma Rosy. Je crois que je ne vais pas lui en parler pendant quelques jours. Je n’ai pas beaucoup vu James, depuis hier. Il semble que Lord Beckett le retienne beaucoup. Il me demande cependant chaque soir de le rejoindre dans la chambre commune, ce qui est merveilleux. J’espère être enceinte bientôt. Je n’ai point encore de symptômes, si j’en crois ma servante lorsque je lui parle de cela. J’ignorais qu’il y ait des symptômes. Elle me les a décrits. Je ferai bien attention chaque matin pour voir si je les ressens. James doit attendre avec une vive impatience que je lui annonce la nouvelle d’une grossesse.


Le 10 décembre

Je sais qui est la jeune fille qui est venue à mon secours dans les rues de Port Royal ! Elle est venue elle-même voir comment je me portais ! J’ignorais qu’elle me connaissait, mais elle a su qui j’étais. Par un heureux hasard, il s’agit de Miss Turner, la sœur de Mr Turner dont Miss Wilkinson m’a parlée par deux fois ! Elle était allée faire des courses pour son frère et a vu que des hommes parlaient de me voler ma bourse puisqu’ils voyaient que j’étais riche. Elle les connaît et assure qu’en dépit de l’apparence ils ne sont pas méchants. Je pense cependant que si mon époux les connaissait il les ferait arrêter comme tout voleur. Je ne l’ai pas dit. Miss Turner se prénomme Helena. Elle s’est donc fait annoncer et c’est en la recevant dans mon boudoir que j’ai reconnu la jeune fille de l’autre jour. Je suis contente qu’elle soit venue car, de mon côté, je n’aurais su la retrouver, ne la connaissant point. Nous avons conversé une heure durant. J’aimerais bien la revoir. J’ai pu la remercier comme je le voulais. James n’est pas encore rentré. Je lui parlerai d’elle quand il sera là. Il connaît bien Mr Turner, peut-être connaît-il aussi sa sœur.
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 21 Déc - 0:59

Le 11 décembre

Voilà ce que je craignais : une réception va être donnée en l’honneur de Lord Beckett. Ce sera le seizième jour du mois, ce qui est très bientôt. J’ai fait venir Miss Wilkinson aussitôt, une fois cela connu de moi, afin qu’elle s’occupe de la robe que je porterai en cette occasion. Nous n’avons que peu de temps aussi a-t-elle déjà montré le croquis à mon époux sans attendre qu’il soit là et revenir ensuite pour le reprendre une fois celui-ci approuvé. Miss Wilkinson s’est rendue immédiatement à Fort Charles pour le lui présenter, puis elle a couru se mettre au travail ainsi que ses employées qui ont aussi fort à faire avec d’autres dames de l’île. Mon époux a approuvé le croquis qui lui fut soumis. Il me l’a dit en rentrant tout à l’heure. J’arrête là d’écrire, il me réclame dans la chambre commune.


Le 12 décembre

James s’est levé aux aurores pour assister à une pendaison. Voilà une chose bien ennuyeuse. Je l’ai déjà écrit dans ce Journal. J’aurais tant aimé qu’il reste un peu auprès de moi ! Nous étions si bien ! Je dormais, enlacée dans ses bras. Je l’ai senti remuer. Il cherchait à se détacher de moi, à se lever et à quitter le lit sans me réveiller. Je fus réveillée quand même. Il en fut désolé et me le dit. James est merveilleux. Il m’a embrassée et câlinée très doucement avant de se lever. Il a déjeuné seul, il n’a point voulu que je me lève aussi. Il tient toujours à ce que je reste au lit lorsqu’il doit se lever aussi tôt. Cela est bien gentil. Je sais qu’il serait peut-être bien que je dorme dans mes appartements lorsqu’au matin il doit assiste à une pendaison, mais je ne puis lui demander cela. Si James veut que je passe la nuit dans la chambre commune, c’est qu’il le faut. Il serait fâché assurément si je faisais cette proposition. Si je dois dormir dans mes appartements, c’est lui-même qui me le dit. Hier, il a souhaité ma présence dans la chambre commune, c’est pourquoi j’y étais. Nous avons eu une nuit merveilleuse. Une merveilleuse nuit. Je l’aime de toutes mes forces, de toute mon âme. Mon cœur, mon corps et mon âme sont siens, ils lui appartiennent pour toujours et à tout jamais.


Le 13 décembre

Rosy ne sait toujours pas dire « Noël », ce qui me donne beaucoup d’inquiétude. La Nativité est proche, comment ferons-nous ? J’aurais tant aimé pouvoir montré Rosy à James, disant « Noël » ! Je suis certaine qu’il l’aurait alors tout de suite aimée ! Elle est si mignonne ! Je ne comprends pas pourquoi ne peut-elle ni retenir ni prononcer ce mot. Elle sait fort bien dire « Mommy », « Daddy » et « gâteaux », un peu « Grandpa » pour le jour où Monsieur l’Amiral la rencontrera et fera sa connaissance, mais point « Noël ». Elle ne parvient qu’à « O-él » et oublie à chaque lendemain ce mot de la veille. Quel dommage de ne connaître personne ayant une perruche pour lui demander conseil ! J’ai bien vu des perruches dans les rues de Port Royal le jour où je me suis perdue, mais il n’est point possible que de retourner là-bas. James m’a corrigée pour cela, pour la sottise que ma curiosité m’a poussée à faire. Je vais encore essayer de mon mieux dans les jours qui viennent, faute de quoi je recommencerai l’année prochaine. Rosy sera alors plus grande, ce sera sans doute plus facile pour elle.


Le 14 décembre

La réception en l’honneur de Lord Beckett est après-demain. Je n’ai point de nouvelles de Miss Wilkinson, j’ose espérer que tout va bien avec ma robe. Je suis toujours nerveuse lorsque bals, soupers, réceptions sont données sans que nous le sachions un temps raisonnable à l’avance. Pourtant, j’aurais dû prévoir une robe, je me doutais qu’une réception serait donnée pour Lord Beckett. Cela ne fait rien. Je pense que la robe sera prête. Je ne dois point m’inquiéter de cela mais plutôt de ma petite Rosy qui ne retient pas le mot « Noël ». J’ai beau lui promettre des gâteaux et lui en donner, cela ne change rien. Pauvre petite Rosy. Je ne la gronde pas du tout, je comprends que ce soit difficile. Au contraire, j’ai beaucoup de patience à lui demander très gentiment de dire « Noël ». Hélas, rien n’y fait. James est d’excellente humeur, ce soir. Il me regarde d’un air qui en dit long. C’est très mouvementé de dormir dans la chambre conjugale. James a beaucoup d’ardeurs. Il se jette sur moi sitôt la porte refermée. Il me dit trois choses : il veut un héritier au plus vite, il veut jouir de moi et il veut m’aimer. Il dit souvent tout cela lorsque la porte de la chambre commune est refermée. J’ai écrit tout à l’heure « chambre conjugale », je m’en rends compte en parcourant des yeux ce que je viens d’écrire. C’est, bien entendu, la même chose que la chambre commune, mais pas seulement. Ma chambre devient aussi chambre conjugale si mon époux décide de m’y visiter et il en serait de même s’il me demandait de venir dans la sienne. Cela n’est point encore arrivé, mais cela pourrait. En un mot, une chambre conjugale est toute chambre dans laquelle mon époux me fait dormir avec lui.


Le 15 décembre

Miss Wilkinson est venue pour les essayages. La robe est fort réussie, comme chacune de ses œuvres. Je préférerais néanmoins me garder de paraître à cette réception tant je redoute le regard de Lord Beckett posé sur moi. Il ne peut faire autrement que me reconnaître. Il n’a certainement pas oublié la jeune fille de quinze ans qu’il convoitait et dont il n’a pu obtenir la main. J’ai peur de le revoir, mais il le faut. Je n’ai pas fait part de mes craintes à James. Il ne peut me dispenser de paraître en présence de Lord Beckett chaque fois qu’un souper, une réception ou un bal seront donnés à Port Royal. Une fois, sans doute, mais point à chaque fois. Je suis l’épouse du Commodore, je dois paraître, cela fait partie de mes devoirs d’épouse. Je sais que tant que Lord Beckett sera à Port Royal, des occasions seront données de le voir dans des circonstances de cet ordre. Je ne saurais m’y soustraire. Je prie seulement pour que Lord Beckett ne me tourmente pas.


Le 16 décembre

La réception donnée en l’honneur de Lord Beckett est ce soir. Je me sens fort nerveuse. Je prie pour que cela ne se voie point. Lord Beckett est homme à tout voir, hélas. Tous les troubles. Il saura me le faire comprendre, il trouvera les mots pour me montrer qu’il sait que j’ai peur de lui. Laissons cela pour le moment, il est temps d’être apprêtée.


Le 17 décembre

Dieu soit loué, la réception donnée en l’honneur de Lord Beckett s’est déroulée de manière très convenable. J’ai pu contenir les battements de mon cœur comme il s’approchait de moi pour me saluer. Son regard me fait toujours peur, mais j’ai pris soin de me tenir toujours près de mon époux. Cela n’a point ennuyé James, bien au contraire. Il était content de m’avoir agrippée à son bras. Il me l’a dit lui-même. A dire la vérité, je n’ai eu presque aucune parole de la part de Lord Beckett, hormis les formules d’usage à notre arrivée et à notre départ. Cela est mieux ainsi. Je ne puis cependant m’empêcher de ressentir encore une curieuse impression : celle de Lord Beckett me brûlant de loin de son regard. J’espère que ce n’est qu’une impression mais, me faisant peur, je crains qu’il n’y ait aussi réellement quelque chose d’inquiétant. Je suis très fatiguée, ce soir. J’en parlerai demain.
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 21 Déc - 1:09

Excellent !
La suite cheers
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 21 Déc - 9:05

Toujours aussi interresant
BRAVO ! What a Face
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 21 Déc - 13:47

Excellent,it's beautiful.Bravo 10000000000000000000000de fois
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 21 Déc - 19:42

Un diary que l'on dévore, avec les yeux. Wink

Vivement la suite !

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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mer 27 Déc - 3:25

Merci beaucoup, Ludivine et Cowboy ! cheers



Le 18 décembre

J’avais commencé de parler de Lord Beckett et son regard. Je vais continuer aujourd’hui. Au cours de la réception, je me suis trouvée par deux fois près de lui, mais cependant jamais seule. J’ai pourtant senti ses yeux me poursuivre du regard de tout le temps au cours duquel je fus présente à cette réception. J’ai eu des frissons le long du dos. Lord Beckett sait être terrifiant, et je crois qu’il l’est plus encore qu’au moment où il demanda ma main. Que dire de plus ? Je ne sais pas. Je crois que ce regard est indéchiffrable et cependant qu’il porte en lui beaucoup de convoitise. Lord Beckett a dû être bien triste d’apprendre que je suis mariée. J’espère de tout cœur qu’il se remettra de cette déception. Lorsque mon père refusa ma main, il lui restait l’espoir de le faire un jour changer d’avis. Cet espoir n’est plus, désormais. Pauvre Lord Beckett, je suis sincèrement désolée pour lui. J’espère qu’il ne me poursuivra plus de ses regards effrayants la prochaine fois que nous nous verrons.


Le 19 décembre

Mr Mercer m’a suivie tout le temps de ma promenade ! Je me demande ce que signifie cela. J’en fus grandement effrayée ! J’en ai parlé à mon époux qui a froncé les sourcils et m’a promis que cela ne se reproduirait plus. Il s’entretiendra dès demain avec Lord Beckett à propos de son secrétaire. Il lui demandera pourquoi son secrétaire se promène dans les mêmes endroits que moi et aux mêmes moments que moi. Mr Mercer m’a effrayée. Il a un air reptilien d’après ce que j’ai pu en voir à la réception, où il fit une apparition pour parler à Lord Beckett à voix basse. Je suis pourtant certaine que nous pourrions devenir amis. Mr Mercer me suit peut-être parce qu’il se sent seul et qu’il s’ennuie ? Cela ne doit pas être amusant que d’être le secrétaire du Lord. Il n’a pas d’amis, venant d’arriver ici. Il veut peut-être mon amitié mais n’ose point me la demander parce que je suis l’épouse du Commodore. Je viens de penser à tout cela tout d’un coup. Je crois que, la prochaine fois que Mr Mercer me suivra, j’irai le voir et lui parler. Mais il ne viendra sans doute plus, puisque mon époux m’a promis d’y mettre bon ordre. Nous verrons.


Le 20 décembre

Il est arrivé une chose étonnante, une chose surprenante ! Personne à Port Royal ne le soupçonnait ! Lady Beckett est arrivée ! Lord Beckett a une épouse ! Qui aurait pensé à cela ? Il n’en avait rien dit ! Je le sais puisque mon époux m’a fait part tout à l’heure de sa stupeur, stupeur qui est celle de tous ceux qui ont vu Lady Beckett. Je ne suis pas encore remise de ma surprise ! Il faudra que je voie Lady Beckett de mes propres yeux pour le croire ! Mon époux m’a racontée ce qu’il sait. Ce matin, Lord Beckett était très excité lorsqu’il vint le voir. Il lui parla immédiatement du HMS Britannia qu’il attendait d’un jour à l’autre parce que son épouse se trouvait à bord. Elle a retardé son départ d’Angleterre parce qu’elle était souffrante et que son époux était trop pressé pour attendre avec elle qu’elle aille mieux. Il savait qu’elle prendrait le HMS Britannia si elle était remise au moment où il prendrait la mer pour les Caraïbes. Mon mari a vu Lady Beckett, il l’a accueilli personnellement lorsque la nouvelle est de l’arrivée du HMS Britannia est parvenue à Fort Charles. Lord Beckett a demandé à mon époux d’aller en personne à la rencontre de son épouse. Il est donc parti comme il le lui a demandé. Lady Beckett lui a fait très bonne impression, il la décrit comme jolie et douce, tout comme moi. Lord Beckett aurait-il trouvé une épouse à mon image ? Tout ceci m’a fatiguée, je vais me coucher tout de suite.


Le 21 décembre

Voilà encore une nouvelle extraordinaire ! L’arrivée surprise de mon beau-père ! Il était lui aussi à bord du HMS Britannia mais mon époux ne me l’avait point dit ! Il voulait que mon beau-père me fasse la surprise en arrivant ce matin. Il a passé le jour d’hier, la soirée et la nuit à Fort Charles, ce qui était assez curieux puisque son fils était ici avec moi ensuite. Sans doute Monsieur l’Amiral avait-il quelques cartes et livres à étudier, et peut-être ne voulait-il point me surprendre le soir. Je pense également que mon époux voulait avoir le temps de donner des ordres pour que tout soit prêt pour l’accueillir. En effet, lorsque mon beau-père fut là, un appartement était prêt pour lui sans que j’aie eu le temps de le demander à nos gens. Enfin, el voilà ici et je m’en réjouis. Voilà qui doit être bien fatigant ! Monsieur l’Amiral retourna en Angleterre en Octobre, le voici de retour. J’arrête là d’écrire car je me sens très fatiguée. Je n’étais pas bien du tout ce matin, ni les jours précédents en vérité. De plus, j’ai fort mal dormi la nuit précédente, sans doute l’excitation de savoir que Lord Beckett avait une épouse. Je vais donc me coucher dès maintenant en espérant passer une bonne nuit.


Le 22 décembre

Rosy a passé tout le jour à voleter dans mes appartements en criant « Grandpa » comme j’avais commencé à le lui apprendre ! Mon beau-père a fini par l’entendre, il en a été très étonné. Malheureusement, cela ne lui a pas fait plaisir comme je le pensais. Peut-être parce que Rosy le prononce encore mal. Je vais continuer de le lui apprendre. Il est vrai qu’au début mon beau-père ne comprenait pas de quoi il s’agissait. Il a fallu que je lui dise que c’était « Grandpa » le mot qu’il entendait. Il a froncé les sourcils exactement comme le fait James lorsqu’il est contrarié, je vois très bien d’où lui vient cette habitude. Monsieur l’Amiral a encore plus froncé les sourcils lorsque je lui ai expliqué qu’il était le grand-père de Rosy, c’est pourquoi elle l’appelait ainsi. Mon mari m’a grondée tout à l’heure pour avoir dit cela. Je suis fatiguée, je vais dormir.


Le 23 décembre

Je me suis encore sentie mal ce matin. James n’était pas encore parti pour Fort Charles. Au contraire, il prenait son déjeuner avec moi. Il a fait appeler un médecin en me voyant si mal. Nous avons l’espoir que je sois enceinte ! Ce serait si merveilleux ! C’est une idée qui est venue au médecin comme je lui disais que cela faisait plusieurs matins que je me sentais mal, pour aller mieux ensuite. Bien entendu, il n’est sûr de rien, il dit qu’il faut voir si les symptômes persistent car cela peut très bien être tout autre chose ou même rien du tout. Nous allons donc attendre. J’espère que ma grossesse se confirmera ! Rien ne saurait plus combler James, mon beau-père et moi-même ! Quelle heureuse nouvelle ce serait, au moment de Noël !


Le 24 décembre

C’est ce soir la veillée de Noël. J’étais à nouveau mal ce matin, cela se confirme-t-il ? Il faut que cela persiste encore, a dit le médecin, pour que nous en soyons sûrs et puissions nous réjouir enfin. James me câline plus que jamais depuis qu’il sait que je me sens mal en me réveillant. Je n’ai toujours pas rencontré Lady Beckett ni revu Mr Mercer auquel je voulais pourtant parler. Ce sera pour une autre fois. Je laisse là mon Journal, je suis attendue pour le souper. Nous allons ensuite jouer aux cartes en attendant l‘heure de l’office, à minuit.
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 28 Déc - 13:15

Je me demande où tu arrives à trouver toutes ces idées Question Exclamation Shocked
En tout cas c'est toujours aussi génial Very Happy
Bravo 10000000000000 de fois
cheers sunny flower queen Tu es vraiment la reine des histoire,tu mérite vraiment ton titre^^ Very Happy sunny cheers flower queen
It's wonderful
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 28 Déc - 13:19

une fois de plus bravo cheers
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Jeu 28 Déc - 20:54

C'est excellent !! Pauvre Lord Becket Sad
On attend vivement la suite !!
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Ven 29 Déc - 0:29

Youpiiiii !!! Merci à tous !!!!!! Je vous adore !!!!! cheers cheers cheers cheers

Cuck a écrit:
Pauvre Lord Becket Sad

Pourquoi pauvre Lord Beckett ? Very Happy
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Sam 30 Déc - 17:12

Citation :
Lord Beckett a dû être bien triste d’apprendre que je suis mariée

Lol
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Sam 30 Déc - 19:37

Cuck a écrit:
Citation :
Lord Beckett a dû être bien triste d’apprendre que je suis mariée

Lol

Ah oui, en effet, looool ! lol! J'espère qu'il ne cherchera pas à la débaucher !
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MessageSujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington]   Mar 2 Jan - 20:32

Le 25 décembre

Youpi, c’est le jour de la Nativité ! J’aime beaucoup ce jour qui est celui du petit Jésus ! J’étais tellement contente que j’avais envie de demander à mon époux d’inviter Lord Beckett et Mr Mercer pour le thé, et même pour le souper ! Je suis sûre qu’ils sont très gentils aujourd’hui parce que c’est l’esprit de Noël ! Il est toujours curieux de passer Noël dans les Caraïbes. Nous n’avons point la neige d’Angleterre, le temps est doux. Je serais contente cependant de retourner là-bas au moins en cette saison même s’il fait froid et que je n’aime point cela : Noël est si enchanteur sous la neige ! Monsieur l’Amiral est auprès de nous, j’en suis contente. Je crois que cela fait très plaisir à mon époux, vraiment très plaisir. Rosy a même dit « Ooooël ! » en son honneur ! Il n’a rien dit, il s’est contenté de lever les yeux au ciel et ce qui était amusant était de voir mon époux faire de même. Par contre, Rosy n’a pas osé dire à nouveau « Grandpa », je ne sais pas pourquoi. Je sais qu’elle est très maline, a-t-elle vu que cela contrariait Monsieur l’Amiral ? Pourtant, elle aime bien faire un peu exprès aussi, comme de passer par une fenêtre lorsque je lui dis de m’attendre. Elle est parfois coquine, mais si mignonne !


Le 26 décembre

Nous sommes aujourd’hui le jour où il faut donner un bonnet et un tablier neufs à nos gens de maison et des habits neufs à nos esclaves. Ils ont dit mille choses gentilles sur moi, ce qui m’a fait très plaisir. Ce sont tous de braves gens. Nous-même, nous nous sommes échangés quelques présents. Je n’en reviens pas ! Monsieur l’Amiral a fait un cadeau à Rosy ! Une magnifique plaque en argent sur laquelle il a fait graver « Rosy », pour fixer à son perchoir ! Nous avons eu la visite de Mr Turner, et je comprends maintenant pourquoi : il apportait à Monsieur l’Amiral le présent qu’il lui avait commandé ! J’ai poussé un cri de surprise et de joie en voyant qu’il présentait un petit paquet à Rosy, en lui disant que c’était pour elle ! Je croyais être la seule à lui faire un cadeau – un magnifique sac à graines tout brodé par moi-même – mais Monsieur l’Amiral a pensé à elle alors que je croyais tristement qu’il ne l’aimait pas ! Hooza ! Mon époux a été bien étonné lui-même ! Il fallait voir la tête qu’il faisait, c’était vraiment très drôle ! On aurait dit une poule qui a trouvé un oeuf ! Hi hi hi hi ! J’ai bien dit à Rosy de remercier « Grandpa » ! Elle l’a d’ailleurs fait, elle a dit « Graaaaandpaaaaaaa !!!!!! » de sa jolie voix mélodieuse. Elle a joyeusement voleté autour de lui, j’ai même cru qu’elle allait lui faire un bisou avec son joli petit bec. Nous avons vite installé sa jolie plaque sur son perchoir. Depuis, elle s’y tient sans en bouger, très curieuse de ce qu’elle voit alors qu’elle ne sait pas encore lire – elle est trop petite. Je trouve qu’elle a un regard de reconnaissance tout à fait émouvant. Cela ne doit point me faire oublié les autres présents qui furent échangés : j’ai offert à mon époux un lot de cordes de marins que le Lieutenant Gillette a bien voulu me fournir, sachant que mon époux adore faire des nœuds, et j’ai offert à Monsieur l’Amiral une perruque comme il les aime, à multi rouleaux. J’ai déjà dit ce que j’avais offert à Rosy. Mon époux m’a offert des rubans et Monsieur l’Amiral des lacets. Mon époux et Monsieur l’Amiral se sont échangés une perruque, ce qui en fait deux pour Monsieur l’Amiral.


Le 27 décembre

Mr Mercer est un homme bien étrange. Il est venu me voir aujourd’hui sans que je m’y attende dans le seul but de me dire qu’il trouve Port Royal joli en cette saison alors même qu’il ne le connaît pas à un autre moment puisqu’il est arrivé il y a peu. Sa visite m’a tant surprise, comment pouvais-je m’y attendre ? Je lui ai demandé s’il voulait quelque chose, si je pouvais faire quelque chose pour lui ; il répondit qu’il ne voulait rien d’autre que parler avec moi quelques minutes car cela ferait le bonheur de sa journée ! N’est-ce point étrange ? Je lui ai offert de rester pour le thé mais il n’a point voulu, devant retourner auprès de Lord Beckett pour le cas où il aurait des taches à lui confier. Je ne sais si je dois en parler ou non à mon époux. J’ai peur que si James le sait, il n’aille se plaindre auprès de Lord Beckett comme il le fit lorsque Mr Mercer nous suivait pendant notre promenade. Si James faisait cela, Lord Beckett gronderait certainement Mr Mercer et je ne le veux pas car il n’a rien fait de mal.


Le 28 décembre

J’ai rencontré Lady Beckett ! J’attendais cela depuis que j’ai appris son existence ! Cela s’est passé peu après le déjeuner ; J’avais rejoint mon époux comme cela arrive parfois lorsqu’il désire me voir et faire une promenade avec moi. A notre retour, comme il s’apprêtait à m’accompagner jusqu’à mon carrosse non sans m’avoir embrassée, nous avons vu Lord Beckett venir vers nous. Mon cœur s’est mis à battre très fort car j’ai toujours peur qu’il me reproche le refus de Père à sa demande. Mr Mercer était avec lui. Pendant tout le temps où Lord Beckett parla avec mon époux, Mr Mercer m’a fait des signes avec sa tête, comme pour attirer mon attention. C’était curieux. Après quelques minutes, alors que Lord Beckett ne m’avait que saluée, j’ai entendu « Lady Rosetta, il y a une personne que j’aimerais vous présenter. » Sur le moment, j’ai cru qu’il s’agissait de Mr Mercer, mais ce serait absurde pour un Lord que de présenter son secrétaire à l’épouse d’un Commodore. Nous avons suivi Lord Beckett jusqu’à ses appartements de Fort Charles. J’ai vu alors une jeune femme brune qui me ressemblait un peu et qui avait l’air très douce. « Lady Rosetta, je vous présente Lady Anne, mon épouse. » Je suis enchantée ! Lady Anne est tout à fait charmante, je crois que nous serons amies ! Ce serait si merveilleux ! Je n’ai aucune amie, je suis toute seule avec ma perruche lorsque James est à Fort Charles. Je voudrais d’ailleurs revoir Miss Turner qui avait aussi l’air si gentille. J’espère bientôt les revoir toutes les deux. Lorsque Mr Turner est venu hier pour porter le cadeau de Rosy, je lui ai demandé de présenter mes vœux à sa sœur, en cette fin d’année. Je suis par contre un peu triste, ce soir : James a grondé Rosy parce qu’il la trouvait trop bruyante, il en a eu assez de l’entendre crier « Daddyyyy !!! » pendant qu’il mangeait. Il est vrai que j’avais obtenu de Monsieur l’Amiral que le perchoir soit placé près de nous lorsque nous sommes à table. Monsieur l’Amiral s’est mis subitement à bien aimer Rosy sans que je sache pourquoi, ce qui n’est pas le cas de mon époux.


Le 29 décembre

Ma petite Rosy a fait des bêtises ! James est furieux. Je crois qu’elle les a faites exprès parce que Papa l’a grondée hier. James dit que, quand il est entré dans son bureau, il a trouvé Rosy sautillant sur la correspondance officielle, les pattes pleines d’encre. C’est incroyable comme cet oiseau peut être intelligent ! Je n’aurais pas pensé à cela, moi. Rosy serait entrée par une fenêtre comme l’autre fois, aurait trempé ses pattes dans l’encrier pour sautiller ensuite sur la correspondance officielle. Lorsqu’elle a vu James entrer dans le bureau, elle s’est envolée comme elle est venue et elle est retournée sagement et innocemment sur son perchoir. C’est ce que James m’a dit et ce que l’une de mes servantes a vu : Rosy rentrant par une fenêtre pour retourner sur son perchoir. Quelle idée d’avoir ouvert les fenêtres ! Ce ne serait pas arrivé si elles avaient été fermées. Le plus absurde est d’avoir laissé la correspondance officielle sur le bureau. Bien sûr, je n’ai pas dit cela à mon époux, cela l’aurait fâché encore plus. Il va devoir recopier les lettres qui ont des empreintes de petites pattes d’oiseau partout. C’est assez drôle, mais il ne faut pas rire. James s’est énervé après moi. Je crois que s’il ne m’a pas fait aller dans son bureau pour y recevoir des coups de canne c’est parce que je continue d’être mal le matin et qu’il espère et pense que je suis enceinte. J’ai dit à Rosy que Papa jouait les vilains mais qu’il l’aimait beaucoup quand même.


Le 30 décembre

Je suis contente, James est dans de meilleures dispositions, aujourd’hui ! Il n’est plus fâché ni après moi ni après Rosy. Peut-être Monsieur l’Amiral lui aura-t-il fait voir comme c’était drôle ces empreintes de petites pattes d’oiseau ! Il lui aura peut-être dit que la correspondance officielle devrait toujours rester à Fort Charles. Enfin je n’en sais rien. Ce qui compte, c’est que James soit de bonne humeur.


Le 31 décembre

Nous serons bientôt en l’An de Grâce de 1721 ! 1721, déjà ! Je crois que tout ce qui pouvait être inventé l’a été, que nous n’avons plus rien à inventer ! 1721 dans quelques heures !
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