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 "Wheel of fortune" [POTC II]

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Rosetta Norrington
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Localisation : Dans les bras du Commodore
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MessageSujet: "Wheel of fortune" [POTC II]   Sam 21 Oct - 1:17

"Wheel of fortune" est la suite de "On his knees" mais j'ai choisi de la poster dans un nouveau topic parce que je considère que ces deux fics peuvent aussi être indépendantes l'une de l'autre. Le titre "Wheel of fortune" est le nom du passage de la bande originale illustrant la scène décrite dans la fic.



Wheel of fortune



Les lames s’entrechoquent avec force, avec rage… Chacun des trois hommes en est arrivé à un point où il peut considérer sa vie comme irrémédiablement changée, ballottée au gré d’un vent imprévisible par un destin qui se joue d’eux. Un destin qui prend le visage de chacun de ces trois hommes. Un ancien employé de la Compagnie des Indes Orientales devenu pirate, un forgeron fils de pirate, un officier déchu forcé à servir les pirates.

Le combat a commencé sur la plage de cette île où le pirate et l’officier déchu sont arrivés ensemble, le dernier ramant pour le premier dans une humilité qui dissimule un cœur qui n’aspire qu’à la revanche et qui attend son heure avec patience pour retrouver sa dignité perdue. Le forgeron les a rejoint sur la plage, nul ne s’attendait à le voir arriver. Le pirate le croyait condamné à servir le maître des mers pour l’éternité à bord du Flying Dutchman. Il l’y avait lui-même envoyé. Les trois hommes se retrouvent sur cette plage, unis par une même quête et divisés de même, par un coffre qu’il faut trouver mais que seul l’un d’entre eux pourra avoir. Le forgeron veut faire payer au pirate sa trahison, il veut le coffre pour monnayer le Salut de son père, âme prisonnière du Flying Dutchman. Le pirate veut préserver sa liberté et celle de son équipage, il veut le coffre pour sauver son âme de ce même vaisseau fantôme auquel par un pacte il est condamné d’avance. L’officier déchu est en quête de son honneur, de sa dignité. Il veut son ancienne vie. Le coffre peut la lui rendre. Le côté obscur de l’ambition ? Non, un espoir de Rédemption.

Les lames s’entrechoquent avec force, avec rage… Au fil du combat, les protagonistes ont quitté la plage sans même s’en rendre compte, sans voir où les menaient leurs pas. Danse singulière, danse macabre, leurs pas dessinent un curieux ballet. Il est de nombreux duels, n’existe-t-il point de mot lorsque les bretteurs sont trois ? Il n’est point de « triels », peut-être parle-t-on alors d’assaut. Tous trois ont quitté la plage. Ils se dirigent vers la forêt, vers une ancienne Mission espagnole laissée à l’abandon. Ce côté-ci des Caraïbes n’appartient plus à la Couronne d’Espagne. L’ancienne Mission, avec la roue de son moulin à eau. Les trois bretteurs sont sur le toit. Ils s’affrontent avec acharnement, c’est à peine s’ils voient les obstacles que leurs pieds pourtant franchissent avec habileté. Ils sont trois ; sur la plage, ils étaient en cercle, donnant chacun des coups de sabre à gauche et à droite, sur le toit de la mission, l’officier déchu se retrouve au milieu, entre le pirate et le forgeron. Il est maintenant le seul à combattre deux hommes à la fois. Le pirate est trop éloigné du forgeron puisque l’officier déchu est tel un obstacle entre leurs deux sabres, et il en est de même pour le forgeron.

Des trois, l’officier déchu combat avec le plus d’acharnement. Il a tout perdu. Son équipage, sa commission et sa vie. Il connaît l’humiliation d’être évincé dans le cœur d’une femme par un forgeron, il connaît l’humiliation de servir sous les ordres d’un pirate. Son uniforme n’est plus que lambeaux, il est devenu une épave. Il boit. Sa bienveillance et sa magnanimité à l’égard de l’un comme de l’autre ont ruiné sa vie. Il ne peut désormais que se montrer intraitable. Il songe à son épouse, emportée par une fièvre tropicale quelques années auparavant. Avant de débarquer sur cette île, alors qu’il se tenait à quatre pattes sur le pont du navire pirate en train de le frotter de toutes ses forces, dans la plus humiliante des situations, il a eu une impression étrange. Il a senti, ou a cru sentir, les bras de sa pauvre épouse autour de lui. Il en a oublié alors à tout jamais celle que le forgeron lui a prit et qui n’était en définitive pas faite pour lui, il l’a maudite alors, elle aussi est responsable de tous ses malheurs. Seule son épouse défunte mérite estime et amour. Il a cru sentir ses petits bras entourer ses épaules. Il a cru entendre murmurer, comme dans un soupir « On your feet », James ! Levez-vous ! James… Une promesse de rédemption… »

Les lames s’entrechoquent avec force, avec rage… Norrington porte les coups les plus violents, les plus brusques. La lame de son sabre espère à chaque instant faire plier Sparrow, faire plier Turner. Il porte chacun de ses coups avec l’énergie du désespoir, comme un appel désespéré envers le Ciel pour que ce qu’il avait lui soit rendu. Il accepte l’échéance d’un combat à mort. Peut-être perdra-t-il la vie, peut-être serait-ce la sienne qui sera prise. Il pare, avance, se tourne. Ses adversaires sont deux. Eux-mêmes se combattent mais pour l’instant chacun ripostent contre les coups de Norrington. Il va de l’un à l’autre, se tourne, pivote, pare, frappe. Encore et toujours. Il faut pourtant choisir, il sait qu’il ne pourra lutter ainsi éternellement contre deux hommes. Il se tourne vers le forgeron et lui demande de le laisser affronter Jack Sparrow à sa place.
Norrington : Do you excuse me while I kill the man who ruined my life ?
Turner n’y voit pas d’inconvénient. Lui aussi veut donner une leçon au pirate, pourquoi ne pas laisser l’officier déchu le faire pour lui, du moins s’allier à lui pour un temps ?
Turner : Be my guest.
Mais Sparrow entend défendre sa cause. Il n’est pas responsable de la déchéance de Norrington. Du moins n’est-il pas le seul, et d’autres portent les plus grandes responsabilités.
Sparrow : Let us examine that claim for a moment, former Commodore, shall we? Who was it at the very moment you had a notorious pirate safely behind bars, saw fit to free said pirate and take your dearly beloved all to hisself, eh? So whose fault is it *really* that you've ended up a rumpot deckhand what takes orders from pirates?

Norrington ne peut supporter qu’on lui rappelle sa déchéance, ses humiliations. Des images des mois passés lui viennent en mémoire. Peu, cependant, il en a oublié une grande partie, il a tant bu. Mais parmi le brouillard de ses souvenirs, l’humiliation de sa position lui vient sans cesse. Le doux visage de sa petite épouse lui vient aussi. Il imagine soudain sa souffrance à le voir ainsi de Là-Haut, à assister jour après jour à la déchéance de son époux.
Norrington : ENOUGH !
Pourtant, il faut bien reconnaître que Sparrow a raison. Ce n’est pas à lui qu’il en veut le plus, ce n’est pas lui qui est cause de tout.
Norrington : Unfortunately Mr. Turner, he's right!

Les lames s’entrechoquent avec force, avec rage… Sparrow a sauté du toit, laissant le forgeron se défendre tant bien que mal face aux coups redoublés de son adversaire. Leur ballet orchestré par la force de la destinée les envoie sur la roue du moulin à eau. C’est à peine s’ils se sont aperçus qu’ils ont quitté le toit de la Mission. Rongée par le temps, épuisée par des décennies de solitude, la roue se détache lentement. Le martèlement des bottes l’affaisse, les esquives, les bonds lui redonnent vie. Il n’est plus besoin de porter de l’eau à la Mission, aussi la roue choisit-elle un autre chemin. Elle se met en marche, elle roule à travers l’ancien cimetière, la forêt. Sparrow s’est accroché à elle tandis qu’en équilibre Norrington et Turner continuent de se livrer bataille. La roue se dirige vers la plage qu’ils ont quitté tantôt. Ont-ils eu conscience de l’avoir quittée ? Leurs bottes semblent douées de vie, les portant d’un appui à un autre sans les détourner d’un combat aux accents d‘éternité. Ils sont en équilibre, presque aériens. Norrington ne pense pas à la manière de se mouvoir sur cette roue en mouvement, ne se soucie ni de l’endroit où elle va, ni de la façon dont il faudra en descendre. Il voit défiler sous ses yeux ces mois d’humiliations, il voit le regard triste de son épouse poussant son dernier soupir. Il n’a que mépris, à présent, pour cette fille qu’il comptait épouser, qui aurait remplacé la plus douce et la plus dévouée des femmes, mais ce mépris le détourne d’une vengeance, cette fille n’en vaut pas la peine. Il ne veut que faire rendre gorge au forgeron.

La roue les conduit jusqu’à la plage où le combat a commencé. Cette plage où un coffre est enterré. Le coffre qui pour Norrington est promesse de Rédemption…


Fin.
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Cow-boy
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MessageSujet: Re: "Wheel of fortune" [POTC II]   Sam 21 Oct - 1:32

Le duel sur l'île des quatre vents en version originale, bravo. cheers

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Ludivine_la_fee_clochette
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MessageSujet: Re: "Wheel of fortune" [POTC II]   Sam 21 Oct - 15:47

Bravo c'est trop bien écrit!!!!10000000fois
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MessageSujet: Re: "Wheel of fortune" [POTC II]   

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