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 "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]

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Cow-boy
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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   Jeu 7 Sep - 1:41

De belles retrouvailles en perspective.

Excellent chapitre ! Wink

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Ludivine_la_fee_clochette
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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   Jeu 7 Sep - 17:58

Bravo cheers Chapitre super génial
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   Jeu 7 Sep - 23:40

XVIII A la veille d’une pendaison



Une autre journée débutait à Port Royal. Sous les rayons trompeurs d’un franc soleil, de sombres nuages se préparaient à couvrir la cité comme autant d’ombres annonciatrices de tristes présages. Le soleil pour le moment présent n’égayait point l’humeur de tous.

Le Commodore Norrington avait très mal dormi. Il s’était senti seul pour la première fois depuis bien longtemps, depuis le décès de son épouse, emportée par une fièvre tropicale peu après leur arrivée à Port Royal alors qu’il n’était que Premier Lieutenant. Cela remontait à près de dix ans. Norrington s’était efforcé de dissimuler dans un coin de sa mémoire ces heures sombres, ces mois de deuil, ces premières années sans elle.



Plus que jamais, il s’était jeté à corps perdu dans le travail et, à l’exception de quelques liaisons sans importance, la mer seule avait été désormais aimée de lui. Liaisons dont seul le Lieutenant Gilette partageait le secret, Norrington ayant toujours eu soin de cacher ce qui eut pu compromettre la réputation de quiconque y compris la sienne. Ces liaisons avaient d‘ailleurs été rares et il ne le regrettait point. L’ambition avait pris la place des sentiments qu’il avait autrefois offert à son épouse. L’obsession de venir à bout de toute menace pirate était devenue, au fil du temps, plus forte que tout. Jusqu’à ce qu’il rencontre Roseta Monastorio.Il souffrirait dorénavant de ne plus la voir, de ne plus pouvoir la serrer dans ses bras et caresser sa peau si douce.

Le Comte Axel Ludvig von Fersen était inquiet. Sa sœur l’avait rassuré, elle allait bien, mais était-ce la vérité ? Il redoutait un nouveau traumatisme après celui causé par la mort brutale de leurs parents. Il avait vu Roseta prostrée, cloîtrée dans ses appartements, et ne voulait point que se produise encore. Dans ces moments de deuil, remplacer sa mère auprès des plus jeunes de ses frères et sœurs avait sauvé Roseta, lui avait donné une raison de vivre. Qu’en serait-il maintenant si le traumatisme de son enlèvement et de son séjour à Tortuga était avéré ? Axel Ludvig ferait tout pour la soutenir, la distraire, il lui donnerait toute son affection comme il l’avait toujours fait, mais Enrique devait aussi prendre soin d’elle. Il était désormais primordial que le réconfort vienne de lui. Il était son mari et, si Enrique ne se montrait ni patient ni compréhensif, Roseta se sentirait coupable de ce qui lui était arrivée. Le Comte s’inquiétait également de cela, indigné de voir son beau-frère plus préoccupé par le sort de Waring que celui de sa femme. Il contenait avec difficulté sa rage envers cet homme, mais avait-il montré affection et compassion envers elle ? Il n’avait pas assisté à leurs retrouvailles, mais il craignait que le Commandant ne se soit montré que peu démonstratif dans l’amour qu’il portait à Roseta. C’était là sa nature, mais la jeune femme avait parfois besoin qu’on lui témoigne ces sentiments qu’elle savait exister en Enrique qui l’aimait profondément sans savoir le montrer.

Le Commandant Enrique Sanchez Monastorio était tel que le décrivait son beau-frère. Très épris de Roseta pour laquelle il était d’une jalousie sans précédent, près à passer au fil de son épée quiconque poserait les yeux sur elle. Il lui témoignait rarement son amour, mais parce qu’il le pensait évident. Roseta savait qu’il l’aimait, pourquoi le lui répéter ? Il avait, de plus, tout le temps de se consacrer à elle ; le châtiment de Waring, lui, n’attendait pas. A la veille de la pendaison, Enrique se sentait nerveux. Il sentait que quelque chose lui échapperait s’il n’allait pas le voir dans sa prison. Il ressentait le besoin de voir le visage de celui qui avait osé s’en prendre à sa femme et la toucher très certainement. Il était capable d’une haine féroce à son égard et tenait à ce qu’il le sache avant d’aller aux Enfers. Enrique alla solliciter du Commodore la permission de voir le prisonnier. Norrington, d’humeur exécrable après une nuit sans sommeil emplie de tristes images du passé, la lui accorda sans difficulté. Les barreaux empêcheraient Monastorio d’exercer sa vengeance sur le prisonnier, mais Norrington ne serait pas fâché d’apprendre qu’il avait pu l’atteindre de son poing.

Roseta Monastorio, à l’image du Commodore, n’avait pas dormi non plus. Elle était pâle et cela renforçait l’inquiétude de son frère bien qu’elle eut tout fait pour le rassurer. Tant de tourments agitaient son esprit ! Elle se trouvait partagée entre trois hommes dont l’un était haï des deux autres et condamné à être pendu le lendemain, et quant aux deux autres… Roseta ne voulait pas penser aux conséquences de sa liaison avec Norrington si jamais Enrique venait à l’apprendre. Son impulsivité le conduirait à provoquer le Commodore en duel mais qu’en serait-il ? Risquerait-il un incident diplomatique, un scandale qui pourrait déclencher une nouvelle guerre de Troie ? Et Jamie… Pauvre Jamie, il ne méritait de mourir. Mais il serait pendu comme pirate, et s’il ne l’était Enrique lui réglerait son compte. Roseta retenait ses larmes parce qu’elle ne put être seule de tout le jour, obligée d’accompagner son époux et son frère invités par le gouverneur à la parade, au dîner de midi et au souper du soir. Elle ne put laisser libre court à ses larmes qu’une fois venue l’heure de se retirer dans sa chambre. Enrique lui avait dit qu’il la laissait se reposer et ne la rejoindrait pas ce soir-là. Elle se coucha donc, mais ne put dormir une fois de plus. Le lendemain, Jamie monterait sur la potence et elle n’avait pas pu le revoir une dernière fois ; Enrique ne l’aurait pas permis. Elle n’osait pas se rendre d’elle-même à la prison, sans l’en aviser. Il pouvait l’apprendre.

Le Capitaine Jamie Waring, quant à lui, contemplait le plafond sinistre de sa cellule, nonchalamment étendu sur la paille humide, les bras repliés derrière sa tête comme résigné à son sort. Les voûtes de pierre suintantes rendaient cet endroit désagréable, mais il n’y resterait plus très longtemps. Le soldat chargé de lui porter sa pitance lui avait dit que le mari de Mrs Monastorio était de retour à Port Royal et qu’il se réjouissait d’avance du spectacle de Waring se balançant au bout d’une corde. Il était donc là… Ce mari espagnol qu’il ne connaissait pas… Cet homme auquel Roseta appartenait légitimement… « Êtes-vous heureuse, ma Colombe ? » se demandait-il à lui-même, n’ayant aucun espoir de recevoir une réponse, comprenant que Roseta ne reviendrait plus. Il n’y avait pas de colère en lui. Seulement amertume et tristesse. Il voulait qu’elle soit heureuse. Si le retour de son mari faisait son bonheur, il en était content. Cependant, un pincement au cœur… Jamie aimait Roseta. Il avait eu, pour la première fois, le désir de fonder une famille et c’était à elle qu’il le devait. Il l’avait imaginée lui donnant des enfants, mais leur destinée avait basculée très vite, par ces coups de canons tirés sur le port de Tortuga alors qu’il l’étreignait doucement dans ses bras. Alors qu’il la consolait comme elle pleurait et qu’il avait consenti, au prix d’un effort pour elle, à ce qu’elle lui parle de son mari espagnol.

Perdu dans ses souvenirs, Jamie ne prêta aucune attention au singulier gardien des geôles qui venait d’aboyer. C’était un chien, en effet, qui avait la charge du trousseau de clés des geôles. Il aboyait chaque fois qu’un visiteur se présentait.



Cette fois encore, telle était la raison. Jamie était toujours couché, il ne voyait pas encore la haute silhouette qui approchait. Ce fut un soudain martèlement de bottes soulignant l’extrême impatience du visiteur, puis la lueur d’une torche, qui lui fit comprendre qu’il y avait quelqu’un. Jamie vit alors un homme qu’il ne connaissait pas. Il portait un uniforme mais n’appartenait pas à la flotte du Commodore Norrington. Il avait déjà vu une telle tenue sur des galions. C’était un uniforme espagnol. C’était le mari de Roseta...
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Cow-boy
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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   Ven 8 Sep - 0:03

Bon chienchien comme dirait Jack ! Very Happy

J'ai hâte de lire la suite.

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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   Ven 8 Sep - 19:20

J'adore en plus elle a mis le gentil toutou^^
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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   Sam 9 Sep - 1:38

XIX Une lame de Tolède



Les deux hommes se contemplaient comme deux fauves avant de mordre, se jaugeaient comme pour évaluer chacun la force de l’autre. Tout témoin se demanderait qui des deux attaquerait le premier, à la différence qu’ils ne le pouvaient, une massive grille de barreaux les séparaient. Pourtant, il demeurait possible de frapper, et Enrique ne manqua pas de s’en apercevoir. Restait à ce que Waring s’approche suffisamment pour qu’il puisse l’atteindre. A moins… Ce chien qui conservait le trousseau de clés pendant de sa gueule… Il serait facile à Enrique de les prendre et d’entrer dans la cellule. Mais, alors qu’il s’apprêtait à s’emparer des clés, un soldat fit son apparition. Sur ordre du Commodore, il fit partir le chien afin que le Commandant Monastorio n’ait point la tentation de s’en servir pour exercer une quelconque vengeance. Norrington ne dirait rien s’il frappait Waring au travers des barreaux, mais il refusait que la vie du pirate soit mise en danger à quelques heures d’être pendu. Monastorio devait apprendre la patience, se disait-il. Il savait qu’il ne répondrait plus de rien s’il se trouvait à portée de Waring, il fallait empêcher cela. Norrington était un représentant du Roi, il faisait respecter la loi sur l’île. Il était hors de question qu’une exécution sommaire soit perpétrée dans les geôles de Fort Charles.

Enrique pesta entre ses dents en voyant le chien s’en aller. Il fut cependant satisfait de voir que le soldat partait aussi et le laissait seul avec Waring. Il abaissa un peu plus la torche qu’il tenait entre ses mains. Son éclat aveugla Jamie qui se protégea les yeux, des yeux rendus sensibles par leur exposition aux voûtes sombres du cachot, à son enfermement depuis cette nuit où il fut pris sans compter son passage dans les cales du H.M.S. Interceptor. La torche s’écarta ensuite, de sorte qu’il put voir son visiteur qui ne s’était pas encore adressé à lui, qui s’était contenté de marmonner dans sa barbe. Il le trouvait bel homme, de stature solide, un visage altier. Le mari de Roseta avait fière allure et prestance, il était forcé de le reconnaître. Il portait remarquablement bien l’uniforme, il devait le lui accorder aussi. Ses traits, en revanche, se tordaient en une grimace qui lui faisait découvrir un homme rendu fou furieux par sa simple présence. Nul doute que sans le garde qui avait fait partir le chien cet homme serait entré et l’aurait tué.

Le mutisme du Commandant se trouva enfin rompu. Il avait suffisamment regardé ce gibier de potence pour graver à jamais son image dans sa mémoire. Il le trouvait affreux, il lisait le vice sur son beau visage.
- Toi ! Tu as osé toucher MA femme ! s’exclama-t-il soudain sans se demander si le pirate comprenait l’espagnol, ce qui était le cas.
Jamie se leva lentement. Il était toujours torse nu, seulement vêtu de son pantalon blanc.



Il s’approcha des barreaux, au risque d’être à portée de Monastorio.
- Commandant, dit-il en espagnol, c’est un armateur hollandais qui enleva votre femme. Ce n’est pas moi qui suis allé la chercher dans sa chambre pour l’emporter dans un sac, ainsi qu’elle me le dit. Je puis vous assurer que je l’ai bien traitée. Elle n’a à se plaindre d’aucuns sévices.
Enrique devint rouge de colère. Comment osait-il soutenir son regard, comment osez-il lui adresser la parole ?
- Me diras-tu que tu ne lui as fait aucun mal, mmmh ? Me diras-tu que tu ne l’as pas touchée ? Rheuuuuuuuuh !!!! Insolent !
Jamie ne répondit pas.
- Ce sont des aveux ! s’exclama Enrique.
Le Commandant tira soudain son épée du fourreau. La lame brillait à l’éclat de la torche. Il la pointa sur la gorge de Jamie qui se tenait toujours contre les barreaux, comme provoquant le destin, comme attendant de recevoir un coup quand il lui eut suffit de se tenir à l’écart dans sa prison.
- Que dis-tu de cette lame de Tolède ? rugit Enrique comme une fine goutte de sang perlait sur le cou de Jamie.
Si tant est que celui-ci eut quelque chose à répondre à la provocation du Commandant, il n’en eut point l’occasion. D’un geste vif et adroit, Enrique venait de laisser une longue estafilade sur son torse.
- Voilà qui te feras souvenir de MA femme jusqu’en Enfer !



Quelques instants plus tard, Enrique se dirigeait vers la chambre de Roseta. Il se sentait mieux. Il avait laissé Waring recroquevillé sur la paille humide, pansant sa nouvelle blessure du pansement qu’il avait arraché de sa tête. Enrique était un excellent escrimeur, il savait ce qu’il faisait. L’estafilade était longue mais guère profonde, rien n’empêcherait Waring de se rendre sur la potence, le Commodore pourrait s’estimer satisfait. En attendant l’exécution, qui devait avoir lieu dans quelques heures à peine, il était nécessaire pour Enrique de reprendre son entière possession sur Roseta. Il se présenta donc dans sa chambre, alors qu’elle était couchée depuis quelques temps déjà sans pour autant parvenir à trouver le sommeil.
- Bonsoir, Señora.
La jeune femme sursauta légèrement dans son lit. Elle ne l’avait pas entendu arriver. Elle remerciait la nuit qui lui permettait de dissimuler ses larmes. Enrique, en effet, avait laissé sa torche et se tenait près d’elle, dans l’obscurité.
- Enrique…
Elle connaissait ses intentions. Il défaisait déjà sa veste d’uniforme…

Pendant ce temps, alors que Roseta se soumettait au devoir conjugal, deux autres hommes auxquels elle s’était successivement donnée se faisaient face. Norrington lui avait promis d’accepter une entrevue avec Waring et il tenait sa promesse. Il fut contrarié de le trouver une estafilade au torse dont il se doutait qu’elle avait été faite à la pointe de l’épée. Il s’attendait à ce que le Commandant lui donne un coup de poing au travers des barreaux, mais pas cela.
- Je vois que vous avez fait la connaissance du mari, Waring.
Jamie s’était relevé à la vue de Norrington. Le pansement qu’il portait auparavant à la tête était maculé de sang, mais la blessure n’était pas trop grave.
- Oui, en effet. Venez-vous vous aussi me donner un coup d’estoc ou bien est-ce seulement un entretien ?
- C’est un entretien, Waring.
- Capitaine Waring, s’il vous plait !
- Waring.
- Une chance que je ne sois pas le Capitaine Sparrow. Appelez-moi comme vous voulez, à moi cela importe peu finalement.
La patience de Norrington était mise à rude épreuve.
- Où voulez-vous en venir ?
- Je tenais à vous expliquer que vous aviez tout intérêt à me laisser partir, cela vous intéresse-t-il de savoir pourquoi ?
Un muscle se contracta sous la joue du Commodore. Il lui fit signe de poursuivre.
- Je crois que vous n’aimeriez pas qu’au moment d’être pendu je crie à ce mari ce que vous avez fait à sa femme dans votre cabine. N’est-ce pas ? Ou bien vous me tuez tout de suite, ou bien vous me laissez partir. N’oubliez pas que me tuer tout de suite ferait mauvais effet pour votre avancement.
Norrington n’avait guère le choix. Il se maudissait pour avoir voulu montrer à Jamie tantôt, sur le H.M.S. Interceptor, Roseta nue et endormie sur son lit…
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Cow-boy
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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   Sam 9 Sep - 16:11

Une erreur fatale qui peut coûter cher à James. Smile

Cela va finir en duel, je le sens.

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Rosetta Norrington
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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   Lun 11 Sep - 23:39

Le dernier chapitre.



XX Le dilemme


Assurément, le Commodore n’avait d’autre choix que de laisser partir Waring. Ce bandit n’hésiterait pas à recourir au chantage, ainsi qu’il l’affirmait avec un aplomb déconcertant pour qui se trouve derrière les barreaux robustes d’une cellule de Fort Charles. Norrington s’était piégé lui-même en lui donnant matière à chantage, une erreur qu’il ne commettrait plus à l’avenir. Cependant, quel avenir serait le sien ? Il jouait tout en cet instant. La puissante Compagnie des Indes orientales finirait par apprendre qu’il avait laissé partir un pirate et pour cela il risquait une sentence de mort. Cependant, s’il refusait de céder à Waring, s’il le faisait conduire à la potence comme son devoir le lui dictait, le pirate dirait ce qui était arrivé à Mrs Monastorio dans la cabine du H.M.S. Interceptor, n’ayant rien à perdre au moment de faire « un saut dans le vide suivi d’un arrêt brutal ». Les conséquences en seraient tout aussi fâcheuses que la sentence réclamée par la Compagnie des Indes : Norrington serait provoqué en duel par le Commandant Monastorio et ce mari jaloux déshonoré, humilié de la sorte en public par le condamné, risquait fort bien de le tuer poussé par la fureur. Le dilemme était grand pour Norrington, et cela de sa propre faute. Cependant, à force de peser le pour et le contre de deux destins qui lui seraient sans doute fatals, laisser partir Waring restait le moins tragique des choix. Un duel avec le Commandant Monastorio pouvait déclencher une guerre quelque en soit l’issu. Les deux officiers, de part leur position, ne pouvaient régler ainsi une affaire d’honneur sans que cela entache leurs deux pays. Il n’en eut point été de même si l’un des deux avait été une personne civile. De plus, Norrington refusait que quiconque, hormis Mr Gilette, Rosetta, Waring et lui, apprenne sa liaison coupable avec une femme mariée placée sous sa protection.

Quant à la Compagnie des Indes orientales, il demeurait possible que jamais elle n’apprenne cette évasion. « Elle ne l’apprendra point, et pour cause ! » décida soudain Norrington en son for intérieur, offrant à Jamie un visage pensif. Le Commodore venait de résoudre son dilemme. Oui, Waring pourrait partir, il ne serait pas libre longtemps. Au cours du souper, le Commandant Monastorio avait dit devoir quitter l’île de la Jamaïque au plus vite après la pendaison, étant attendu à la garnison de Los Angeles, en Californie espagnole. Roseta avait disparu près de vingt jours et il avait fallu encore un peu de temps pour que Enrique et son beau-frère soient de retour à Port Royal à leur tour. Il n’était plus question de rester encore, il fallait reprendre la mer et rejoindre sans plus tarder la garnison. Le premier bateau à prendre la direction de l’Ouest larguait les amarres le matin suivant l’exécution. Dès lors que Roseta, son frère et son époux ne seraient plus là, le Commodore aurait à nouveau les mains libres pour capturer Waring. Il ne lui laisserait ainsi qu’un jour d’avance. Le H.M.S. Interceptor n’aurait aucun mal à le rattraper. Jamie Waring serait pendu, son moyen de chantage envolé, avant que la Compagnie des Indes orientales n’apprenne que le Commodore Norrington avait, pour un jour, laissé filer un pirate de ses geôles.

Il fallait cependant une garantie.
- Si je vous laisse partir, Waring, qui me dit que vous ne parlerez pas, que vous ne dévoilerez pas ce que vous savez en quittant l’île ?
Waring sourit à pleines dents.
- Vous êtes méfiant, Commodore ! Je suis peut-être un pirate, mais j’ai une parole et je sais la tenir ! De votre côté, qui me prouve que vous ne me tirerez pas dans le dos ?
Norrington sourit à son tour.
- La parole du Commodore de Port Royal.
- Que vaut-elle, cette parole ?
- Ce que vaut la vôtre.
Les deux hommes se dévisageaient d’un air entendu. Chacun savait qu’il serait trompé par l’autre, mais c’était ainsi. Leur sort était de se poursuivre dans un éternel jeu du chat et de la souris, parce que l’un était pirate et l’autre officier de la Royal Navy. Ce jeu ne s’arrêterait pas avec la mort d’au moins l’un des deux hommes aussi vrai qu’il y avait d’autres pirates, d’autres officiers. Ce jeu serait tant que durerait la menace pirate dans la mer des Caraïbes.

Jamie savait que le Commodore se lancerait à sa poursuite une fois le mari de Roseta parti. Ainsi en était-il de ce jeu d’éternelle poursuite. Il lui échapperait, cependant, n’était-il pas le Capitaine Waring ? La première chose serait de retrouver Jack dont il ignorait que le Blue Lagoon fut coulé. Du fond de la cale où il était prisonnier, il n’avait pu voir quel bateau avait tenté de le sauver. Il pensait à son ami Jack, bien sûr, mais cela pouvait en être un autre. Un bateau sans doute envoyé par le fond, mais si c’était Jack il fallait avoir confiance : le Capitaine Sparrow s’en sortait toujours, il en avait toujours été ainsi ! Jamie ne doutait donc point de retrouver son ami sitôt de retour à Tortuga. La seconde chose serait de confondre le Capitaine Leech s’il était toujours dans l’île. Ce traître avait guidé les soldats ! Il n’y avait pas de troisième chose pour le moment. Waring avait caressé l’espoir de revenir chercher Roseta et l’avait d’ailleurs dit à la jeune femme, mais il comprenait maintenant que cela était vain. Sans doute son mari allait-il l’emmener tout de suite, il n’avait aucune raison de séjourner plus longtemps sur l’île de la Jamaïque. Non, Jamie ne reviendrait pas chercher Roseta… Il la retrouverait en mer ! Si le sort voulait qu’il revoie la jeune femme, alors le bateau sur lequel les deux époux et le frère embarqueraient prendrait la route de l’Amérique du Sud. Jamie les attendrait et s’emparerait d’elle lorsqu’ils passeraient au large de Maracaïbo. Si le bateau prenait la route de Veracruz, que le Reina Isabel avait prise, alors il ne la reverrait plus jamais. Il en serait ainsi. Quelle que soit la décision du Ciel, il s’y soumettrait.



Un bruit métallique se fit entendre soudain. Le Commodore était allé chercher le chien gardien des clés et avait pris le lourd trousseau.
- Je vous ouvre donc. Vous n’aurez qu’à vous glisser dehors tandis que j’occuperai les gardes de quelque conversation. A la faveur de la nuit ce sera facile. Pour le reste je vous fais confiance, je me doute que vous savez être discret lorsque vous le voulez. Au port, il y aura bien quelque sloop pour vous satisfaire.
La lourde grille s’ouvrit dans un grincement bref. Par bonheur, les gardiens s’étaient éloignés au bas de la tour lorsque Norrington était monté quelques instants plus tôt, de sorte qu’ils n’entendirent point. Jamie goûtait au plaisir de retrouver la liberté. Il passa devant le Commodore. Ce dernier le retint par le bras.
- Un bon conseil : ne cherchez pas à vous emparer du H.M.S. Interceptor ou de quelque autre de nos vaisseaux. Vous devez savoir qu’il est impossible de les manœuvrer seul !
Il lâcha cet homme qu’il laissait échapper à la corde contre son grès, cet homme que son devoir lui dictait de faire pendre. « Un saut dans le vide suivi d’un arrêt brutal. »

Il fallait que Waring s’en aille… Il aurait parlé sur la potence, nul n’aurait pu l’en empêcher. On dit que les morts ne racontent pas d’histoires, mais ils le peuvent encore tant qu’ils sont vivants.

Dead men tell no tales…




Fin Part II


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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   Mar 12 Sep - 0:57

Oh quelle belle fin, j'en ai les larmes aux yeux.

C'est si beau !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   Mar 12 Sep - 18:47

Ton histoire était génial génial génial génial.....
1000000000000000000 de fois Bravo pour cette magnifique histoire
J'ai adoré
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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   Mar 12 Sep - 19:10

Merci beaucoup à tous les deux et à tous ceux qui ont lu ! cheers flower

Je vais écrire d'autres choses, mais je n'oublie pas qu'il faut un troisième volet pour que la trilogie soit complète. Je pense qu'il sortira vers mai, en même temps que POTC III, lol ! lol!
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MessageSujet: Re: "D.M.T.N.T. II : Return to Port Royal" [POTC]   

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