
DLRP Adventure Le Monde Magique de Disneyland Resort Paris |
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| | "Mrs Commodore" [POTC, Norrington] | |
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| Auteur | Message |
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Ludivine_la_fee_clochette Fan DLRP Adventure

Nombre de messages: 818 Age: 17 Localisation: A tortuga avec Jacl Sparrow à boire du rhum!!!^^ Date d'inscription: 19/06/2006
 | Sujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington] Sam 10 Nov - 17:01 | |
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|  | | Gunner Aventurier

Nombre de messages: 153 Date d'inscription: 13/04/2007
 | Sujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington] Dim 11 Nov - 19:47 | |
| olala g eu bocoup de page a ratraper |
|  | | Cuck Fan DLRP Adventure

Nombre de messages: 634 Age: 16 Localisation: Personne ne le sait... Date d'inscription: 23/09/2006
 | |  | | Rosetta Norrington Fan DLRP Adventure

Nombre de messages: 370 Age: 29 Localisation: Dans les bras du Commodore Date d'inscription: 03/07/2006
 | Sujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington] Jeu 15 Nov - 15:37 | |
| Novembre 1721 Le 4 novembreJe suis fatiguée. Beaucoup de choses m’ont fatiguées dernièrement. Je n’ai pas tenu mon Journal depuis trois jours, mais je sais que je n’en avais pas la force. Ce soir, je le voudrais, j’ai tant à confier ! Mais la générale est arrivée, mon ventre et mes reins me font mal. Je vais aller me coucher. Je pensais pouvoir en dire un peu sur ces trois derniers jours mais ce sera pour une autre fois. Pour demain si je suis moins fatiguée. Je devrais peut-être demander au docteur si je vais assez bien pour écrire le soir comme avant. Je ne me sens pas très en forme. J’ai tellement sommeil. Le 5 novembreLa générale me donne encore des douleurs aujourd’hui. Ce n’est plus le ventre et les reins, mais la tête cette fois. Je me suis couchée avec une violente migraine qui ne m’a point laissée en paix pendant des heures. J’en suis responsable, il faut bien le reconnaître. Je n’ai pas voulu déranger le docteur, qui est à la maison depuis l’autre jour pour s’assurer que je vais mieux, aussi la crise s’est-elle installée et j’ai souffert pendant plusieurs heures, ne pouvant presque pas dormir. J’ai commencé à avoir mal peu de temps après avoir rangé mon Journal. Je me suis couchée, pensant que cela passerait en dormant. Je n’ai trouvé le sommeil qu’après bien longtemps et ce sommeil fut une succession de réveils et d’assoupissements. Ce n’est que ce matin que je me suis résolue à faire venir le docteur. Il m’a donnée du laudanum pour faire passer la douleur. Cela m’a endormie aussi. Je me suis sentie mieux ensuite, mais je suis encore bien fatiguée. Je pense que cela ira bien demain, que j’aurais la force de raconter ce qui s’est passé au cours des trois jours où je n’écrivis point dans mon Journal. Ce soir, je ne confie qu’une chose à ces pages : je voudrais tant que James consente à ce que je revienne dans la chambre commune ! Ce n’est pas seulement à cause de la générale que nous faisons chambre à part. Nous faisons chambre à part depuis que j’ai cessé de tenir mon Journal. James est furieux contre moi, je crains qu’il ne me pardonne pas. Il ne veut plus dormir avec moi. Je sais que je l’ai méritée, et bien méritée, mais cela me rend si malheureuse. Le 6 novembreJe me sens mieux aujourd’hui, même si je suis toujours aussi malheureuse d’être en disgrâce aux yeux de mon époux. Il ne me sourit plus et ne m’adresse plus la parole. Nous faisons chambre à part et nous mangeons chacun de notre côté, c’est-à-dire qu’on m’apporte mes repas dans ma chambre. Je ne vois que mes domestiques et le docteur. Mon fils, Rosy et Chloé sont mes seuls réconforts. Mais je suis résignée, j’attends que cette punition soit finie, si elle prend fin un jour. J’ai très mal agis, il est normal que je sois punie. James aurait pu subir l’humiliation d’un grand scandale par ma faute. J’en suis maintenant consciente. Je ne le voulais pas. Je ne m’en rendais pas compte. Sans doute a-t-il raison lorsqu’il dit que je suis folle. Je ne sais. J’ai donc voulu m’enfuir. Parce que James m’avait dit une nouvelle fois que j’étais folle, parce qu’il avait prononcé les mots « divorce » et « asile ». Je réalise maintenant qu’il ne le disait pas pour moi, qu’il disait au contraire que je pouvais parfois l’exaspérer mais qu’il n’irait jamais jusque là. Mais j’ai entendu ces mots, et je n’ai compris que ce que mon cœur a compris. J’ai eu peur, parce que je sais moi-même que je suis bizarre. Je sais que Rosy et Chloé ne sont pas des enfants mais des oiseaux, mais je les aime très fort quand même. Après avoir écrit quelques lignes dans mon Journal, à la date du trente-et-unième jour d’octobre, j’ai laissé un mot disant « Je pars, je suis malheureuse ». Sans réfléchir bien sûr à l’endroit où j’irais, aux conséquences de cette fugue stupide. Je ne suis pas allée bien loin. Le cocher a refusé de m’emmener. Je devais avoir fière allure. J’avais un sac de toile noué autour de la taille, mon bébé sur un bras, Chloé sur l’autre et Rosy sur mon épaule. Je devais ressembler à une mendiante ou à une Bohémienne, ou à… une pirate. James m’a d’ailleurs dit qu’il avait honte. Il m’a fait rentrée dans la maison, et là il s’est mis en colère. Je continuerai mon récit demain. Je suis fatiguée. Le 7 novembre Je m’attendais à recevoir des coups de canne, à ce que James me batte. Il n’en a rien fait. Il m’a entraînée dans ma chambre. Il a confié le petit James à sa nourrice et a envoyé au lit Rosy et Chloé, puis il m’a enfermée dans ma chambre sans rien me dire. J’avais peur. Je me rendais compte de ce que j’avais fait. Il m’a envoyée le Dr Firth. Il m’a fait prendre un sédatif. Je me suis calmée et je me suis endormie. Car je pleurais toutes les larmes de mon corps. Quelle folie avait-je commise ! Penser à m’enfuir ! Mais pour quoi, et pour aller où ? J’ai bien mérité la colère de James. J’ai été une si mauvaise épouse. J’ai bien mérité la correction qu’il m’a donnée le lendemain. Il m’a bien dit qu’il avait préféré m’enfermer plutôt que de me corriger tout de suite, car il était alors si en colère qu’il m’aurait fait grand mal. N’est-ce point la preuve qu’il m’aime ? Il m’a donc donnée des coups de canne le lendemain, mais comme il le fait d’habitude. Sa punition est de m’isoler dans ma chambre. Il me permet d’avoir mon fils près de moi et de voir Rosy et Chloé, je ne puis que lui en être reconnaissante. Le 8 novembreJe continue de me repentir dans une solitude propice à cela. Je suppose que cela va mieux, je n’ai pas vu le docteur aujourd’hui. Il ne m’a pas donnée d’opiacés pour me faire dormir. Il a du s’en aller. James lui a peut-être dit qu’il n’était plus utile. C’est que cela fait une semaine qu’il me donne des médicaments pour me « calmer ». Je me sens tout à fait calme, justement. Peut-être ai-je méritée de revoir James ou bien ne voudra-t-il plus me revoir ? Cela me rend si malheureuse, mais les opiacés m’ont empêchée de ne faire que pleurer. Je crois que je m’en serais rendue malade. James m’aime puisqu’il a pris des précautions pour m’éviter chaque jour une crise de nerfs. Cela me fait dire que si le Dr Firth est parti cela signifie que je vais mieux et que je vais peut-être revoir James. Puisse-t-il me pardonner. J’espère que le cocher n’aura rien dit, que personne d’autre que James, le docteur et moi ne sait que je voulais m’en aller. Le 9 novembreJ’ai revu James ! Je suis si heureuse ! Il semble que ma pénitence soit levée. J’ai de nouveau la permission de dormir dans la chambre commune. James est venu me voir à son retour de Fort Charles. Il ne souriait pas mais il m’a embrassée la main. Il m’a dit qu’il m’accordait son pardon contre le serment de ne plus jamais envisager de m’en aller. J’ai juré. Il a esquissé un demi sourire. Il m’a dit que le cocher avait juré au moment même des faits ne rien dire à personne. Il semble que tout scandale soit évité. Il m’a dit que je pouvais retourner dormir avec lui dans la chambre commune dès ce soir et que je pouvais de nouveau prendre mes repas avec lui. Que les domestiques et les gens de Port Royal susceptibles de me rendre visite avaient été informés que j’étais souffrante et ne pouvais recevoir aucune visite. Les domestiques l’ont cru, à me voir on eut dit vraiment que j’étais fiévreuse, sous les effets des opiacés. Je dormais beaucoup également. Je pouvais tout de même voir mon fils « dans les moments où j’allais bien, n’étant point contagieuse ». Je n’ai pas tout compris, mais je sais que James a fait au mieux. Les domestiques ont le devoir de le croire. Lady Anne est venue dans l’idée de me rendre visite mais n’a pu accéder jusqu’à moi. On lui disait qu’il fallait que je me repose. J’espère la revoir bientôt. James m’a fait promettre de ne pas lui parler de mes oiseaux pendant un certain temps, jusqu’à ce qu’il m’autorise à en parler à nouveau. J’obéis. Le 10 novembreC’est aujourd’hui que je devais recevoir à nouveau de l’argent de James pour mes menus plaisirs, mais il m’a annoncée tout à l’heure qu’il m’en privait pour encore un mois. Je l’ai bien mérité. J’ai bien dormi, de retour dans la chambre commune. James n’a pas été tendre avec moi, il a montré de la froideur mais au moins m’a-t-il adressée la parole plusieurs fois. Il lui faut un peu de temps pour que tout redevienne comme avant. Pauvre James, quelle humiliation pour lui si je m’étais enfuie. Quelle horreur, quelle abomination. Comment une telle idée a-t-elle pu me venir ? Je me donnerais des gifles ! Il avait raison, après tout, je devais être folle à ce moment-là. J’ai agis de la manière la plus capricieuse qui soit ! « Je m’en vais, je suis malheureuse ! » Idiote que je suis. Désormais, je fais le serment que James n’aura plus jamais à se plaindre de moi. Rosy et Chloé sont mes petites chéries, mes petits trésors, mon univers que je ne garderai que pour moi et pour mon Journal. _________________  |
|  | | Rosetta Norrington Fan DLRP Adventure

Nombre de messages: 370 Age: 29 Localisation: Dans les bras du Commodore Date d'inscription: 03/07/2006
 | Sujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington] Dim 18 Nov - 0:33 | |
| Le 11 novembreDans la suite de bouleversements que je connais en ce moment m’est arrivé un bien grand bonheur ! Une lettre de ma chère Samantha, datée du huitième jour d’octobre ! Voilà un grand réconfort pour moi car James continue d’être froid envers moi-même s’il a levé ma punition, et je me sens toujours terriblement en disgrâce. La lettre de mon amie m’a rendue heureuse. Elle ne contenait aucun blâme quant au risque que je fis prendre à son époux et à elle lorsque, par maladresse, je ne sus dissimuler l’enveloppe que mon époux trouva. Les reproches de mon amie auraient ajouté à mon malheur la douleur d’une nouvelle disgrâce. Grâce à Dieu, il n’en est rien. Chère Samantha, comme vous êtes généreuse de me pardonner ainsi alors que de grands malheurs auraient pu survenir par ma faute ! Mon amie me conte la visite de mon époux qui lui causa d’abord tant de frayeur dans un premier mouvement, ce qui est bien légitime, puis tant de surprise et de sympathie. Samantha n’écrit que louanges sur mon époux ! Je souris en pensant que si James ne m’avait point conté avoir vu Samantha, c’est d’elle que je l’aurais appris. Je suis heureuse que mon époux me l’ait dit lui aussi. Hélas, la visite de mon époux a suscité des craintes chez Mr Sparrow. Les voilà donc à bord du Black Pearl pour Dieu sait combien de temps. Je répondrai bien sûr à cette lettre sous quelques jours, mais quand donc l’aura-t-elle ? Cela me préoccupe que de la savoir en mer. Vont-ils s’établir quelque part de manière provisoire ou bien sillonner les flots ? Ma chère Samantha, Dieu vous bénisse, qu’Il veille toujours sur vous. Le 12 novembreJe crois que cela n’est point vantardise que de dire que je ne me suis jamais aussi bien tenue depuis quelques temps. Je reconnais très volontiers avoir eu un comportement un peu bizarre depuis mon mariage, que je n’avais point avant et je me demande d’où cela peut-il bien venir. Quoi qu’il en soit, me voici redevenue comme je l’étais jeune fille. L’on pourrait être dans la même pièce que moi et ne point s’en rendre compte tant me voilà à nouveau silencieuse. James n’a point à se plaindre de moi. Je sens d’ailleurs que son ton envers moi s’adoucit. Je ne cesse de prier pour que tout redevienne comme avant entre lui et moi, avant que la folie ne me prenne, avant d’avoir cette folle idée d’imaginer que je puisse m’en aller. Lorsque j’y songe, je commence à croire qu’il a raison, que je suis folle. Mais n’y pensons plus. Je sais que je vais bien mieux, à présent. J’ai exagéré, j’ai été trop capricieuse et je commençais à me prendre pour un oiseau. Hi hi hi hi ! J’ai compris que je n’en suis pas un. Je vais me coucher, je suis fatiguée. Le 13 novembreLe Dr Firth est revenu m’examiner pour s’assurer que tout allait bien. Il s’est montré satisfait. C’est bien. James est content. Le Dr Firth m’a demandée si je continuais de ne parler à mon époux que de Rosy et de Chloé. Je lui ai dit que je ne le faisais plus, que je ne lui parlais plus que de notre fils. Je crois que cela la satisfait. Il n’empêche, c’est James lui-même qui m’a offert Chloé ! Il m’avait traitée de folle lorsque je lui avais demandé une oie, mais ensuite c’est lui-même qui me l’a offerte ! Je suis bizarre, mais James l’est également. Il devrait voir le Dr Firth lui aussi. Enfin je suis heureuse à nouveau. Mon mari a été très gentil, aujourd’hui. Il est content de voir que je suis capable de jouer avec Rosy et Chloé mais hors de sa présence et de ne point lui en parler. Je peux les habiller, faire dormir Chloé dans son petit berceau, lui tricoter une cape sans que James y trouve à redire pourvu que je ne lui en parle pas. Je fais ainsi. James est très gentil et très bon pour moi puisqu’il m’a permis de recevoir l’autre jour la lettre de Samantha ! C’est à moi-même que j’en veux, et point du tout à James, je crois que je n’aurais de cesse de blâme ma folie de l’autre jour, même si j’ai été heureusement retenue à temps, avant de quitter la maison. Le 14 novembreJ’ai reçu aujourd’hui la visite de Lady Anne et de Mrs Mercer. Mes pauvres amies ont eu beaucoup d’inquiétude pour moi, n’ayant pu me rendre visite jusque là, James leur faisant dire que j’étais souffrante et ne pouvait recevoir. Je suis confuse, je ne veux point que l’on s’inquiète pour moi. Donner de l’inquiétude est très embarrassant. Enfin les voici à nouveau, elles sont venues et leur visite m’a fait grand plaisir. Je leur ai dit ce que mon époux m’a demandée de répéter, que je fus souffrante mais que me voici guérie. J’ai parlé de migraines qui étaient d’ailleurs bien réelles, ainsi que d’opiacés que l’on m’a réellement donnés, qui me faisaient donc beaucoup dormir. Je n’ai fait que taire mon idée stupide de m’en aller, tout le reste n’était que vérité. Nous avons passé un bien agréable moment, une fois mes amies rassurées sur mon compte. Nous avons bavardé. Lady Anne m’a donnée des nouvelles de Port Royal, de son fils, et Mrs Mercer de ses enfants. Il me tarde de les revoir ! Nous avons bu du thé et mangé des gâteaux. Nous avons joué avec Rosy et Chloé. Nous sommes allées auprès de mon petit James lorsqu’il fut réveillé de sa sieste. Je vais aller me coucher. James veut que je sois déjà au lit lorsqu’il arrive dans la chambre commune. Le 15 novembreJe n’écris que quelques lignes, ce soir. Je ne pourrais faire mieux. Une violente crise de migraine m’a épuisée aujourd’hui, et elle a tant duré que le Dr Firth du me saigner. Il me reste une légère douleur, et surtout mon bras me fait mal. Je vais me coucher tout de suite, ou plutôt retourner au lit que je n’ai pour ainsi dire point quitté de tout le jour. J’en dirai plus demain. Le 16 novembreJe me sens mieux. L’affreuse migraine est passée mais ce fut bien long et douloureux. C’est la première fois que j’ai une telle crise et que je suis souffrante de la sorte. Je me suis éveillée avec une terrible douleur à la tête, sur le côté droit. C’est d’ailleurs cette douleur qui m’a réveillée. Le Dr Firth est venu dès qu’il le put. Il m’a donnée des tisanes comme il le fait habituellement dans ce cas. Cela n’a rien fait, j’ai continué d’avoir mal, de ne pouvoir me lever. Mes servantes voulaient faire prévenir mon époux à Fort Charles mais je n’ai point voulu qu’on le dérange. A son retour, il se précipita à mon chevet et je vis bien à quel point il était inquiet. Il s’est assis sur le bord de mon lit et a pris mes mains entre les siennes. Il était comme avant nos querelles. Il a été très gentil, il m’a demandée plusieurs fois si j’avais encore mal. Voyant que les migraines ne passaient point plusieurs heures après les tisanes, j’ai demandé à ce que le Dr Firth revienne. Je savais bien qu’il allait me saigner, mais je ne supportais plus d’avoir mal. Il m’a donc saignée. Cela me fit mal aussi, mais force est de constater que les migraines se sont ensuite peu à peu dissipées. De m’avoir pris du sang, cela me fit dormir car je me sentais alors très faible d’autant que j’étais déjà épuisée. A mon réveil, peu avant le retour de James, la douleur était presque entièrement partie et seul le bras où avait été faite l’incision me faisait mal. Je me suis aujourd’hui reposée tout le jour. Le 17 novembreJ’aurais aimé écrire à ma chère Samantha hier mais le bras où a été faite la saignée me faisait encore un peu mal pour écrire une lettre qui est exercice plus long que quelques lignes dans ce Journal. Je me souviens avoir un jour demandé au Dr Firth pourquoi ne me saignait-il point au bras qui ne tient pas la plume, mais il me répondit que c’était précisément le bras qui avait les meilleures veines. C’est ainsi. Quoi qu’il en soit, j’ai pu aujourd’hui même écrire à Samantha, ce dont je suis enchantée. Je ne sais, hélas, quand recevra-t-elle cette lettre puisque la voilà à bord du Black Pearl sans savoir quand retournera-t-elle à Saint Vincent. Cependant, peut-être est-elle déjà de retour chez elle alors que j’écris ces mots ? Sa lettre annonçant son embarquement sur le Black Pearl a été écrite le huitième jour d’octobre, et nous serons dans quelques heures le dix-huitième jour de novembre. Peut-être est-elle déjà, en ce moment même, de retour à Saint Vincent ! Si elle n’y est encore, peut-être y sera-t-elle lorsque ma lettre arrivera là-bas ! Ce sera alors la mi du mois de décembre. Enfin la lettre est écrite et elle partira demain. Je conte à Samantha ma folle aventure tout en sollicitant son indulgence. Je ne puis parler de fuite à Lady Anne et à Mrs Mercer, mais en parler à Samantha m’a fait du bien même si j’ai grand peur qu’elle ne me fasse des remontrances cependant bien méritées. Je vais aller dormir. _________________  |
|  | | Gunner Aventurier

Nombre de messages: 153 Date d'inscription: 13/04/2007
 | Sujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington] Dim 18 Nov - 11:25 | |
| lool Roseta a 0h33 tu post sa ^^ Bn ba merci pour cette histoire passionante |
|  | | Cuck Fan DLRP Adventure

Nombre de messages: 634 Age: 16 Localisation: Personne ne le sait... Date d'inscription: 23/09/2006
 | Sujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington] Dim 18 Nov - 19:56 | |
| Bravo ! Franchement Rosetta, tu as du talent ! _________________   |
|  | | Rosetta Norrington Fan DLRP Adventure

Nombre de messages: 370 Age: 29 Localisation: Dans les bras du Commodore Date d'inscription: 03/07/2006
 | Sujet: Re: "Mrs Commodore" [POTC, Norrington] Sam 24 Nov - 0:22 | |
| Merci beaucoup, Gunner et Cuck ! Je poste beaucoup la nuit, c'est vrai ! Le 18 novembreMr Turner m’a rendu visite, aujourd’hui ! Je ne m’y attendais pas du tout, je m’en suis trouvée toute contente ! Pourtant, c’était une visite que j’attendais mais avec les événements derniers je n’y pensais plus du tout : Mr Turner est venu m’apporter des habits chauds pour Rosy ! Pour l’hiver ! J’ai été bien gênée de lui dire que ce mois non plus je n’aurais pas d’argent – sans lui donner la raison – mais il me rassura en me disant que c’était un présent, pour me remercier de lui avoir commandé le cadeau d’anniversaire de mon époux, les boutons à l’effigie de Rosy. Mr Turner était tout content que je lui donne ce travail et le paye pour cela. Il est décidemment bien bon pour ma petite Rosy ! Il l’apprécie bien plus que mon époux bien qu’elle l’ait mordu lorsqu’il est venu jouer au voleur chez nous. Quoi qu’il en soit, j’ai bien remercié Mr Turner en lui promettant de lui commander quelque chose pour le Noël de James. Il a fait deux petites capes et deux petits bonnets pour ma Rosy ! Ce sera très joli et assorti aux capes que je tricote pour Chloé ! Ainsi, mes petites chéries ne seront pas jalouses, elles seront toutes les deux aussi jolies l’une que l’autre. Mais je suis sûre qu’elles n’auraient pas été jalouses, elles sont très intelligentes ! Hi hi, j’ai réussi à me passer de ma marchande de modes et de ses prix que me époux trouve exorbitants (oh, j’ai écrit un mot compliqué !). Le 19 novembreJe me sens redevenir bizarre. J’ai été bien sage, ces derniers temps, mais je sens que la folie des oiseaux me reprend et que je ne veux rien faire pour l’empêcher ! Je viens de terminer les capes de Chloé ! Elle est toute jolie et a bien chaud avec une cape sur son tutu ou sa petite robe ! Rosy aussi est toute jolie avec les habits que Mr Turner lui a faits ! Il est dommage qu’il soit venu hier alors qu’elle dormait, elle n’a pas pu remercier ce gentil Mr Turner ! Mais il me vient une idée ! Rosy va lui écrire elle-même ! Elle ne sait pas, elle est encore trop petite, mais elle signera le billet que j’écrirai pour elle ! Elle mettra sa petite patte dans l’encre et laissera sa marque sur le billet ! Je suis très fière de mon idée ! Oh-oh-oh ! Le 20 novembreMa petite Rosy a écrit une lettre ! Un billet, plus tôt, ne soyons point ambitieux pour une première fois ! Et le plus merveilleux est qu’elle l’a écrit alors qu’elle ne sait point écrire ! Je l’ai fait venir sur mon épaule pendant que je m’asseyais à mon écritoire. J’ai commencé à dire ce que je pensais écrire à Mr Turner pour le remercier et à chaque phrase je demandais à Rosy si cela lui paraissait bien. Si elle faisait « Couak ! », j’écrivais ! C’est ainsi qu’elle a écrit elle-même le billet destiné à remercier Mr Turner ! Comme nous sommes intelligentes ! Pour finir, Rosy a signé en trempant sa petite patte dans l’encre ! Bien entendu, il a fallu la nettoyer ensuite ou bien elle aurait été capable de s’envoler et d’entrer dans le bureau toujours mystérieusement mal fermé de James pour sautiller sur des papiers importants. Elle sait qu’il ne faut point faire cela puisque James sait tout de suite qui est coupable en reconnaissant sa marque, mais elle est coquine. Le billet est très bien tourné, je vais copier ici de mémoire ce que Rosy a voulu dire au gentil Mr Turner : « Gentil Mr Turner, Je m’appelle Rosy Norrington. Je suis une perruche très intelligente, j’apprends des mots et un jour je saurai lire. En attendant, je vous remercie de m’avoir confectionné et offert tout les beaux habits que je ne manque point de porter avec reconnaissance, en songeant à vous. Dieu vous bénisse, Mr Turner. Rosy Norrington. » Ma Rosy a un très beau style pour son jeune âge et en plus elle est chrétienne ! Comme je suis heureuse ! Le 21 novembreJ’ai eu une idée, aujourd’hui ! J’aime beaucoup avoir des idées car elles sont toujours très bonnes et ont le don de mettre James de bonne humeur. Je veux un pigeon à roulettes pour mon petit James ! Je m’étais rendue dans la bibliothèque pour jouer un peu parmi les livres, me souvenant qu’il y a peu j’avais trouvé de très mignonnes images de pingouins à propos de nos colonies du nord, et j’ai encore trouvé mon bonheur ! Décidemment, il est vrai que les bibliothèques sont des mieux intéressants ! Je l’ai découvert il y a peu. J’ai trouvé un livre nommé « Descriptions des monuments de Londres » ; je l’ai regardé en espérant qu’il y ait des gravures, et il y en avait ! Je suis contente, car j’aime beaucoup la ville où j’ai vu le jour. Je voudrais tant y retourner pour montrer l’Angleterre à mon fils mais aussi à mes petites chéries ! Sur l’une des gravures, on voyait des pigeons ! J’ai eu comme une révélation ! Je ne faisais pas attention aux oiseaux lorsque j’ai quitté Londres, je n’avais pas encore rencontré Rosy. Maintenant, je pense que les pigeons sont vraiment très mignons, surtout lorsqu’ils avancent en agitant leur petite tête grise d’avant en arrière en faisant « Rrrrou ! rrrrrou ! » Hi hi, je vais apprendre à imiter le pigeon ! J’ai pensé qu’il serait adorable que James ait un pigeon à roulettes pour quand il apprendra à marcher ! Ainsi il pourra le promener partout avec lui ! Il est encore trop petit pour cela, mais cela ne fait rien ! J’espère que mon époux sera d’accord pour me faire ce petit plaisir ! C’est pour notre fils, après tout ! Le 22 novembreMon époux m’a demandée des explications concernant Mr Turner. Non parce qu’il vient parfois ici, mais parce qu’il a appris que les habits qu’il avait fait pour Rosy étaient gratuits. Ce n’est point l’indiscrétion d’un domestique, c’est moi-même qui l’ai dit à James. En voyant Rosy habillée, il s’est inquiété et craignait la venue d’une nouvelle facture de ma marchande de mode. Il savait que je tricotais pour Chloé mais je lui avais dit que je ne savais pas faire aussi petit qu’il le faut pour Rosy. Il trouve cela suspect et ne comprend pas que Mr Turner fasse quelque chose de gratuit. Pourtant, James n’aimerait pas non plus si c’était payant, il faudrait qu’il sache ce qu’il veut. Payant, cela le fâcherait, gratuit, cela le contrarie ! James est parfois vraiment bizarre. Je lui ai simplement expliqué que Mr Turner m’était reconnaissant parce que je lui avais témoigné de la confiance pour la qualité de son travail en lui demandant des boutons pour l’anniversaire de mon époux. Mr Turner a l’habitude de forger des épées, de faire des grosses pièces, mais rarement des choses délicates. Il était donc très touché et les habits de Rosy sont donc une marque de gratitude. James s’est déclaré satisfait de cette explication. Le 23 novembreJames m’a demandée de lui pardonner ! Je n’en reviens pas ! Il est venu me dire tout à l’heure qu’il regrettait de m’avoir interrogée hier concernant les agissements de Mr Turner, mais qu’il était aisé de comprendre que cela parait suspect que de travailler pour rien à moins d’être esclave. Et Mr Turner n’est point un esclave, on ne nous l’a pas vendu mais on peut tout de même lui demander des choses. Je suis stupéfaite, d’autant que je n’en tenais nulle rigueur à mon époux. Il est normal qu’il sache tout ce que fait son épouse, qu’il soit au courant de tout. James me trouve souvent bien frivole, il est normal qu’il soit ferme avec moi. Je sais que je fais et dit souvent des sottises, il est normal qu’il fasse preuve d’autorité sur moi et qu’il surveille ce que je fais. Mais je n’en écris pas plus, James veut que je sois couchée lorsqu’il arrive dans la chambre commune, en particulier lorsqu’il a l’intention de faire des choses conjugales. Il m’a l’a clairement laissée entendre tout à l’heure. Le 24 novembreJames est charmant, il ne cesse d’avoir pour moi d’aimables attentions depuis hier ! Il me câline et me cajole, il est même allé voir Rosy et Chloé ! Il se montre très empressé aussi. Ce soir encore, il m’a fait part de ses intentions de faire des « choses conjugales ». Il est d’excellente humeur. Je vais aller tout de suite dans la chambre commune pour l’attendre au lit. Hi hi hi, je vais en profiter pour lui demander demain matin un pigeon à roulettes pour James ! _________________  |
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